‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 73 sur 166 · IKDIYIDUALITÉ DU BLESSÉ ET CIRCONSTANCES ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

IKDIYIDUALITÉ DU BLESSÉ ET CIRCONSTANCES ACCIDENTELLES

n en est de même pour ce qui concerne individualité du blessé, tt las circonstances accidentelles qui ont pu aggraver le danger d'une Uessore. Ces circonstances doivent être mises de côté par le médecin légiste, car surtout pour Tindividualité, dans la plupart des cas on en est réduit à de pures hypothèses, et il faut les éviter autant que poaible en médecine légale.

Nous ne savons pas pourquoi chez dix hommes une blessure des Intestins amènera la mort par inflammation, tandis que chez dix autres et dans des circonstances analogues, une blessure plus grave sera suivie de gu^i^on.

n est certain que dans les deux cas des circonstances individuelles bvorables ou défavorables ont été en jeu, mais qui peut les décou- ^r? Considérez que le médecin légiste voit le sujet pour la première fois sur la table de l'autopsie*, que peut- il dire sur l'individualité <l'Qn tel sujet? Les cas sont rares dans lesquels on trouve des

circonstances individuelles défavorables évidentes, telles que des os excessivement minces, des anomalies dans la position des organes ; ^s la majorité des cas, l'individualité d'un cadavre est une question insoluble. Si cependant le médecin trouvait, soit sur le cadavre, ^it dans les actes, des indices d'une individualité remarquable et

comportante pour les»questions en litige, il fera bien de les noter dans son rapport.

lien est de même pour ce que l'on appelle les circonstances accidentelles, l'influence de l'ivresse, le transport du blessé, les traiteoients non appropriés. On sait combien ces questions ont donné lieu

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à des discussions nombreuses et ioutileS) surtout la question du tna tement médical ; principalement dans les blessures de tète qui cm amené la mort, et les blessures de membres qui ont nécessité on amputation suivie d'inrection purulente. Combien le médecin légûl^ était embarrassé pour approuver ou blâmer Tamputation faite oa omise ! Et avec tout cela, la chose principale pour la justice € b constatation de l'homicide » était négligée; car par toutes ces substilités et controverses, il arrivait assez souvent que le juge admettait que le blessé était mort plutôt par la faute du médecin que par cdk de Taccusé. Autant ces cas étaient difficiles autrefois, autant maintenant ils se présentent de la manière la plus simple. Une blessure df tête, par exemple, a causé la mort, par là le fait de l'homicide esl constaté, et le juge est posé sur un sol ferme. Pourquoi dans le em particulier cette blessure de tête a causé une suppuration du cer veau, pourquoi cette dernière n'a pas été reconnue assez tôt, toutcéb sera exposé dans les motifs du rapport qui finira toujours par la con< clusion : € la blessure de tête a causé la mort».

La médecine légale est une science en elle-même et non uni encyclopédie des sciences médicales. Elle doit s'approprier ce qui tu touche pas aux autres branches médicales, et forme son domaine spécifique, en retranchant les connaissances étrangères qui ne doi vent être considérées que comme des connaissances préliminaires.

IILESSURES PRODUlBàMT LÀ MORT PAR CAUSE MÉCANIQUE. i8S

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