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BLESSURES PRODUISANT LA MORT PAR CAUSE MÉCANIQUE

SI. OéDérAlité*.

Nous afons déjà dit (p. A9) ce que nous comprenons par des

Uessares de cette espèce. Ce sont celles que Ton retrouve le plus

hcSement sur le cadavre. Il peut se trouver qu'il coexiste aussi

f autres causes de mort qui pourraient à elles seules amener la mort,

far exemple : hémorrhagie, commotion cérébrale, etc.; mais ces der-

ûères circonstances sont superflues, car la destruction matérielle

de l'organisme suffit pour rendre impossible la continuation de la vie.

Ces blessures sont celles qui sont produites par des écroulements

de mnraille, de poutres, de mâts de vaisseaux , des chocs d'ailes de

iDonlb, des écrasements de voitures, de wagons de chemin de fer,

fa broiements par des machines, l'emballement d'un nouveau-n4

dus une caisse, des chutes, des chocs d'une hauteur considérable

^ntreun corps dur, des coups violents de toutes sortes.

$ 9. Xicpérieiiees faitef sur le eadavre.

Noas avons prouvé, en parlant des blessures, page 87, et dans les (^l^senrations qui suivent, combien il arrive souvent qu'un homme toé subitement par un désordre interne, ne présente aucune lésion ^ l'extérieur. Cette circonstance, jointe à la manière d'agir assez fré- <|Qeiite des meurtriers qui tâchent de cacher le genre de mort de leor rictime, nous ont amené à faire des expériences sur le cadavre, l'es ai (ait un grand nombre, et je les continue dans mes leçons, dtt(|Qe année. Excepté les essais de brûlures sur lesquels nous f^drons, les expériences sur le cadavre n*ont jamais été faites à m connaissance sur une grande échelle.

k sois arrivé i des résultats très curieux , dont voici le résumé : '' tti plui difficile de détruire la cohésion organiqut après

18A PARTIE THANATOLOGIQUE.

la mort que pendant la vie. Je ne veux pas parler, bien entenda, d^ plaies par instruments tranchants et piquants dans la peau et \e^ muscles. Mes expériences se rapportent surtout aux fractures, rup " tures d*organes, et aux lésions de la peau.

1* Fractures d'os, — Quand on essaye de briser le crâne d*ui cadavre d*adulte, on trouve qu'une force qui aurait produit sur le vivais certainement des fissures, sinon des fractures, laisse sur le cadavn le crâne intact. Les coups les plus violents, portés de haut «n bas ont besoin d*étre répétés plusieurs fois pour fracturer Tes occipita et l'os pariétal ; Tos temporal est plus fragile. Jamais nous n*aVbii réussi à produire des enfoncements de fragments, des écrasements c môme des fissures à la base du crâne. Les téguments du crâne, aprS la mort, ont aussi une résistance plus grande que pendant la ivm car si l'on frappe le crâne après les avoir enlevés, les mêmes coug produisent des fissures et des fractures bien plus facilement que lors qu'on frappe par-dessus ces téguments.

De nombreuses expériences nous permettent de poser l'axiome vm vant : si l'on ne peut pas reconnaître si une blessure a été faite avant ^ après la mort par suite d'une circonstance quelconque, par exemple cause de la putréfaction , si cette blessure est très importante, t^' que la fracture des os crâniens, fissure de la base du crâne, on pei dire qu'il y a toute probabilité que la blessure n'a pas été faite apm la mort, mais bien pendant la vie, si les circonstances n'indiqua pns qu'une force extrêmement violente a agi sur le cadavre.

Les os longs des ^embres montrent également une plus grad résistance après la mort que pendant la vie. Les coups les plus for* portés sur les membres d'un cadavre couché sur une table, rest(tf sans effet, même si Ton soulève Tune des extrémités de l'os, de nn nière que la partie médiane se trouve suspendue, l'os, placé ai i à faux ne pourra être fracturé que par une force énorme. Ces exç riences sont en harmonie avec celles de M. Halgaigne. Ce dernier réussi à briser tous les os longs d'un cadavre avec un énorme leri de fer (ce qui n'est pas étonnant), mais il ajoute que même avec t^ telle force il n'a pu obtenir très souvent que des fractures incomplète

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