BLESSURES PRODUISANT LA MORT PAR CAUSE MÉGANIQUE
Ois 89. — Perforation des intestins, — Déterminer si elle a été priiduite par
un choc de voiture»
Un dragon fut frappé dans le côté droit de Tabdomen par le timon d'une voiture. Trois joars plus tard il survint des douleurs violentes de ventre et des vomissements, et dix-neuf heures après, cet homme mourut ayant toute sa connairsance et avec tous les signes de Tanémie. Le médecin traitant n'avait pas trouvé de lésion à l'endroit frappé.
^ous trouvâmes le cadavre Guin) déjà putréfié ; dans la cavité abdominale 500 grammes de sang coagulé et des fèces s'étaient extravasés par une perforation ronde do petit intestin au côté gauche. Les bords de cette perforation étaient ^oibésjisses, d'un rouge livide, et avaient un diamètre de 2 centimètres. Il va sans dira que cette perforation était la cause de la mort, mais il était évident que la '^essiire n'avait pas pu être la cause de cette perforation. Car cette blessure ne P^^uvaii avoir produit une perforation du côté opposé, et si elle avait eu pour effet daccélérer la perforation, les symptômes n'auraient pas mis si longtemps à se Produire.
Obs. 90. — Rupture du périnée par écrasement,
Uq garçon de sept ans fut écrasé par un omnibus. Une roue de la voiture avait P*^ sur l'abdomen. Nous trouvâmes à l'autopsie toute la région iliaque droite d'un '^^>Çe foncé et ecchymose. Le périnée était rompu, de sorte qu'il y avait une plaie * N>rds nets non ecchymoses, en forme de zigzags, longue de 1 3 centimètres depuis '^ Scrotum jusqu'à l'anus. Elle était béante de 5 centimètres. Le sphincter de l'anus ^^it également déchiré. La vessie était remplie, ce qui s'explique, puisque le ^rçon avait, vécu encore vingt heures, et que la contusion avait produit une i^ralysie.
Obs. 91 . — Rupture de la rate par choc de voiture.
Uoe fille de quatorze ans fut écrasée contre un mur par une voiture, et moUrut ^uze heures après. Le cadavre avait l'aspect de la cire blanche ce qui faisait tout ^ suite penser à unehémorrhagie interne. La seule trace de blessure extérieure con- ^isUit en trois taches d'un rouge brun, parcheminées dans la région de l'omoplate Siuche. Il n'y avait pas de trace de blessure au ventre. ^
A l'intécieur, la rate était rompue longi^tudinalement, la plaie avait 2 centimètres
de longueur et 4 millimètres de profondeur ; dans la cavité abdominale, du sang
moitié liquide, moitié coagulé étaitépanché. Les poumons étaient gris et anémiques.
Le cœur droit avait cependant encore beaucoup de sang. Il n'est pas étonnant
qu'elle ait vécu encore quelques heures ; les cas suivants donneront des exemples
curieux de blessures énormes n'amenant pas la mort immédiatement.
On. 92 — Fracture de vertèbres cervicales, et rupture de la trachée- artère el de
Vœsophage par écrasement de voiture.
U victime de cet accident était un jeune homme de trente ans. Sans aucun
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doute le» roues avaient passé sur le cou et la partie supérieure de la poilriiM M avaient produit les désordres suivants : tout le cou et la partie supérieure te li poitrine étaient couverts d'ecchymoses ; la clavicule droite était fracturée ; rapo* pbyte odonioïde était détachée , et Taxis séparé de Tallas ; la moelle épinièn était écrasée et disait hernie, le larjnx et Tcesophage étaient déchirés. Le preiniM était derrière la partie supérieure du sternum, et enfin la carotide droite était déchirée. Les deux plèvres étaient remplies de sang coagulé ; les poamoDf » in cœur, les reins et la veine cave étaient anémiques ; les ventriculea du cemw contenaient du sang épais.
Ots. 93. — Fractiwr» des cûlMt rufAure du pomum «f du fok par écnutmmi
l}n garçon de sept ans fut écrasé par un omnibus et mourut au bout de qodfM minutes. On ne trouva pas de trace de lésion extérieure. On voyait seulement «fu*! y avait emphysème du coté gauche de la poitrine. On trouva à l'autopsie une fttc ture de la sixième et de la septième côte gauche. Les deux poumons étaient vêA miques; dans le lobe supérieur du poumon droit se trouvait une rupture d 3 centimètres de longueur et de 2 centimètres de profondeur ; à la surface posté rieure du lobe inférieur, se trouvait une autre rupture longue de 6 centimètre et de 3 centimètres de profondeur. Les deux ruptures avaient des bords nets dans la plèvre droite il y avait 250 grammes d*un sang foncé et épais ; le thymus éta encore long dé 3 centimètres et large de 2 centimètres ; sur la 5urface coneav du foie, au côté droit, il y avait une rupture de 2 centimètres et demi, et tout 1 lobe droit était détaché du lobe gauche par une rupture longue de 2 centimètrei 150 grammes de sang provenant de ces lésions étaient épanchés dans la cavil abdominale*
Obs. 9é . — Fracture du pubit par écrasement de voilure.
Les roues d'une voiture passèrent sur le bas-ventre d'un jeupe homme de aeii ans. Des deux côtés il y avait de fortes ecchymoses ; à gauche, les téguments étniei rompus, ce qui permettait de voir l'intérieur de Tabdomen. De plut, il y avaj déchirure des muscles des deux cuisses près du bassin, et une fracture de la braoek horizontale du pubis du côté gauche, qui s'étendait jusque dans le trou ovale. Ai doeet sur les fesses, les téguments étaioit détachés et le tissu cellulaire profondé aent infiltré de sang.
Obs. 95é — Fracture de côiei et de vertèbres dorsaleSi cmUusiou du cœur,
par la chute d'un corps lourd.
Un sac rempli de grains tomba sur un homme âgé de soixante-six ans. Il ] eut fracture comminulive de la cuisse droite que l'on amputa. Le lendemain di l'opération, le malade mourut.
Nous trouvâmes (au mois de juin) le moignon sanieux, une anémie générale , iMéeux premièref eôtes oasiées sans eechymose extérieure. La partie éroile du
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péricarde ayait une ecchymose de la grandeur d'une pièce de ^ francs, et aur la
paroi gauche du cœur, une ecchymose de 5 centimètres de longueur et de i oen-
tùnètre de largeur, s'étendait sur l'oreillelte et le ventricule. Ainsi, il y avait a^e
eoDtwion du cœur, ce qui se présente rarement. Une ecchymose de la grandev
^ la main se trouvait à la région de la troisième vertèbre dorsale. L'apoplfte
épinease de cette vertèbre était détachée, et la vertèbre eUe-môme était transver-
(àlenent fracturée. La moelle épinière n'était i%A blessée. Et avec cette blessure
Jtt aoalade vécut encore hiwi jours I
<>Ks. 96. — Fraclur$$ muUiplet d'os, déchirure du foie par la chute d'un mdi.
Un homme de soixante ans fut écrasé par la chute d'unmAt,!! mourut six heures ^pr-ès. Sur rextérieur du corps il n'y avait aucune trace d'ecchymose.
Hous trouvâmes une petite fissure dans la partie orbitale de l'os frontal, cinq '^^teidncété droit (3* et 7*) étaient fracturées: 170 grammes de liquide sanguinolent *^ Inmvaient dans la plèvre ; à la partie postérieure du foie il y avait quatre décbiqai, évidemment, provenaient de quatre cétes enfoncées ; 170 grammes de sang it épanchés dans l'abdomen. Il y avait une fracture transversale des deux os ^^ l'mnt-bras droit et une fracture compliquée du bras droit. Et pourtant le malade six heures et n'eut aucune ecchymose à la surface du corps.
Obs. 97. — Rupture du foie, de la rate, de Vépipîoon et de VestomaCé
^ homme âgé de cinquante-trois ans montait un sac de blé au moyen d'une ^^^nlie et d'une roue à Ynanivelle ; ayant lâché la manivelle, celle-ci le frappa violent et le tua sur le coup. Il n'y avait pas d'ecchymoses sur la surface du corps, ^ceplé è la région abdominale à gauche, où se trouvait une place rouge-brune de ^ centimètres de longueur, parcheminée.
A l'autopsie on trouva un litre de sang foncé et liquide, épanché dans la cavité ^^idominale. Le foie présentait treize à quatorze ruptures superficielles qui pénéent dans la substance, dans Tépaisseur d'un centimètre. Il y avait aussi quelques a ia surface interne i le lobe gauche était presque détaché et ne tenait foe par va mince ligament. L'estomac avait à sa surface postérieure deux dé- ^^ùnires longues de 8 à 9 centimètres, dont l'une se trouvait à la petite courbure ^ Tatre à la graade.
Nous observerons, en passant, que les ruptures de l'estomac sont très rares
(^Mrpage 105, Part, gén.), enfin la rate était tout à fait écrasée, etl'épiploon, ee
^«tt très rare, avait une rupture transversale de 6 centimètres de longueur. Il
jmit aatureUement anémie générale, excepté aux veines très remplies de la
PteHBèrt
Ots. 98. — £cra$ement du crdne par une violence extérieure*
la batelier âgé de quarante et un ans passait debout dans son bateau, sous un pont ^t lei deax moitiés avaient été soulevées. Ces deux moitiés furent baissées trop
192 PARTIE THANATOLUGIQUE.
vite, de sorte que U tête de ce malheureux fut prise entre elles deux, U y eut des blessures très graver qui fbrent suivies immédialement de la mort.
Outre une anémie générale, nous trouvâmes des blessures de tète énoraie*- Toute la moitié droite de la tète avait été aplatie. A gauche, une plaie béante s'éte<^' daR depuis le lobule de l'oreille jusqu'à la suture pariétale, cette plaie avait d^^ bords nets, traversait les os et laissait voir le cerveau réduit en bouillie. Du c^^^ droit il y avait une plaie de la peau correspondant à la suture temporo-pariétale. %^ conjonctive des deux yeux n'était pas ecchymosée, ni les paupières ni les autr parties de la tète ne montraient aucune trace de gonflement : d'où l'on pouv^ ^^ conclure que la mort était survenue subitement. Quand les téguments mous crâne eurent été enlevés, toute la partie supérieure de la voûte crânienne se mon détachée à bords lisses comme si on l'avait sciée ; des fissures partaient de cet fracture de tous côtés et s'étendaient jusqu'à l'os occipital. Du cdté gauche, la part écallleuse du temporal était détachée et toute la base du crâne était L'hémisphère droit du cerveau était réduit en bouillie, et du côté gauche, la dur mère était déchirée. Les ventricules du cerveau étaient remplis de sang noir ( coagulé, il y en avait également sur la base du crâne. Remarquons en passant c'est là encore une autre preuve de coagulation après la mort (voir page 18). qu'il y avait encore de curieux dans ce cas, c'était la séparation nette des os, quo^ ^ ' que le corps blessant eût été obtus. Les os étaient très "épais, peut-être étaiei^^ ^' ils néanmoins fragiles.
Obs. 99. — Fracture des doux condyles du fémur par écroulemenl d'un mm — .
Les deux condyles du fémur droit d'un ouvrier furent complètement détactm^^ par l'écroulement d'un mur ; tout le reste du corps était intact. La gan^frène siBr" vint dans l'articulation, et le blessé mourut après trois semaines.
Obs. 100 et 101. — Écrasement ducrdnepar des chocs
d*ailes de moulin,
100. — Une petite fille de quatre ans fut frappée par une aile de moulin, s'évanouit, eut des convulsions de la partie gauche du corps et mourut vingt-deux heures après.
La moitié de la suture coronaire était béante d'un millimètre, ce qui, comme tout écartement de suture ct'afi<enne devait faire croire à une violence très grande. De cette plaie s'étendait une fissure diagonale dans le pariétal gauche. Sur l'os pariétal droit, il y avait vers l'aile de l'os sphénoïde, une fracture avec enfoncement des fragments, de la grandeur d'un franc. Après l'ouverture du crâne, le cerveau s'écoula comme une bouillie et ne put être examiné dans ses diverses parties. A la base du crâne il y avait une fissure dans l'os sphénoïde droit, qui traversait la selle turcique, ce qui ne peut avoir lieu qu'après les plus grandes violences.
101. — Un garçon de trois ans fut frappé par une aile de moulin. Nous ne savons rien de l'histoire de la maladie ; on nous annonça seulement que l'enfant, après la