BLESSURES PAR ARMES A FEU. — OBSERVATIONS
Ui trois Uessures avaient fracturé le crâne et déchiré rhémisphère droit du cerveau. Voici probablement comment ces blessures avaient été faites. Un fusil à deax coups avait été tiré, les deux balles étaient entrées ensemble par l'os panéUl et, divergeant à l'intérieur selon la loi ordinaire, elles s'étaient faites chacune une ouverture de sortie dans le frontal. L'instruction confirma notre explication ; il lut démontré que pendant la scène il n'y avait eu que deux coups tirés, dont cbMop avait frappé l'un des insurgés; le cas suivant montrera ce qu'avait produit le second coup.
Obs. 113. — Coup de fusil mortd dans ta tête.
C'était un cordonnier de trente ans, un héros de batricade. Au moment où le coup ht tiré, il criait (ou peut-être il bâillait), car la balle était entrée dans la bouche et était sortie à la partie droite du cou, à 2 ceetimètres des apophyses épineuses et» iixième et septième vertèbres cervicales ; là se trouvait une plaie ronde â borda Mirés et gonflés. La langue était déchirée jusqu'au milieu et pendait de la bouche ea lambeaux sanguinolents. Les dents manquaient du côté droit, tout le maxillaire inftriiQr était fracturé sans que les téguments extérieurs fussent l>leués, La balle n'avait pu atteint les grands vaisseaux du cou. La putréfaction déjà avancée ne permit pas d'examiner le cerveau, mais on vit de nombreuses fissures à la base du erioe. Il est asses extraordinaire que le projectile n'ayant pas touché le crâne, y ait produit de telles fissures.
Ob3. 144. — Coup de feu mùrlel dans la tète, •
Dans ce cas, le projectile était resté dans le cerveau. C'était un grain de plomb anei gros, qui avait tué un garçon de treize ans. Le projectile était entré au milieu de l'os pariétal gauche et avait entraîné avec lui deux petits fragments d'os jnque dans le ventricule gauche du cerveau. La petite balle fut trouvée à la base do cervelet. Depuis l'ouverture d'entrée dans l'os jusqu'à la suture lambdoYde du ^ droit, s'étendait une fissure transversale. Outre cela, dans la partie basilaire de l'iedpital se trouvait une fracture à fragments.
Obs. 1 15. — Plaie de tête mortelle par une balle pointue.
In farcon de quinze ans fut tué d'un coup de fusil par accident. La blessure était > l'occipital du côté droit, près de l'os pariétal. Elle consistait en une ouverture très inéfilière, moitié triangulaire, moitié ronde, avec des bords plats non renversés en dedans et peu eeehyroosés. Il n*y avait pas de brûlure, car le coup venait de cent toquante pas. Cette plaie était pénétrée à travers l'os, et la balle fut trouvée dans ^cerveau près de l'os. La plaie était déchirée à sa base. Un témoin expliqua que la balle avait d'abord frappé sur une planche et avait fait un ricochet dans la tête, ^i|vidounela raison du peu de ravages qu'elle o faits, et de sa déchirure. Le . Strçoa avait vécu encore trois jours. La moitié postérieure de l'hémisphère droit du c^eau n'était plus qu'une bouillie purulente. II est intéressant de noter que ce
BMurtre par accident était attribué à deux personnes, dont l'une s'était servie d'une
SOS PARTIE THANATOLOOIQUE.
balle pointue et Taulre d'une balle ronde, et que la balle pointue trouvéedaB erâne désigna le coupable imprudent.
Obs. 1 !6. — Plaie de télé mortelle par une balle poinlue.
La balle étail entrée du côté droit de la nuque, elle avait fait une plaie p comme une pièce de 20 centimes, dont les bords étaient un peu renversés en de et présentaient une ecchymose de 4 millimètres ; la balle avait traversé la U était sortie par la joue droite, elle avait formé une plaie triangulaire, longue centimètre, dont les bords étaient étroitement ecchymoses, moua et non renvi Toute la base du cerveau était couverte de sang noir coagulé. Le rocher était détaché, et des fissures en zigzags s'étendaient dans le temporal fa Toccipital.
Obs. 117. — Plaie de télé mortelle par une baUe pointue.
Dans rémeute du 16 octobre 1848, à Berlin, un homme de vingt et un ai tué par une balle qui était entrée au milieu de la joue droite. La plaie était près ronde, de la grandeur d'une pièce de 2 francs, les bords étaient secs, brûlés dans l'étendue de i centimètre, d'où Ton pouvait conclure que le coup été tiré de très près. La balle avait traversé la télé et était sortie près deTapoi mastoïde droite. La plaie triangulaire avait des bords mous et non ecctayB Toute la paroi droite du crâne était fracturée, la grande aile droite de l'os noïde était détachée, ainsi que le rocher et une partie de Tôt occipital. Toi base du crâne ainsi que le cervelet étaient couverts de fang coagulé.
Obs. 118. *- Plaie par arme à feu de la veine popUtée.
Encore pendant les exercices delà garde nationale, un malheureux enfant de ans fut tué par accident. Ici c'était une hémorrhagie de la veine poplitée qui produit la mort. La balle était entrée au-dessous du jarret droit, avait chemi dedans en dehors sans toucher à l'articulation et avait fait une blessure de 2 < mètres à la veine poplitée, puis était sortie. L'entrée de la plaie était ronde, les nets, lisses, secs, ecchymoses et un peu renversés en dedans ; l'ouverture de était plus petite, les bords étaient déchirés et renversés en dehors. La plaif remplie de sang coagulé. Il y avait anémie complète du corps, à laquelle pi paient même les veines du cerveau, ce qui est rare.
Obs. 1 19. — ' Coup de feu dans le cœur et dam le pownom.
Pendant l'émeute du 16 octobre 1848, à Berlin, un gardien était tranquille dans sa cabane, lorsqu'il fut atteint par une balle qui entra dans la poitrine la région du sternum, et atteignit le cœur qu'elle déchira ainsi que le lobe supi du poumon gauche. 11 y eut grand épanche meut de sang dans la cavité et immédiate. La balle n'était pas sortie du corps, mais ne put être retrouvée.