‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 83 sur 166 · BLESSURES PAR ARMBS^ FEU. — Y A-T-IL FAUTE D*UN TIERS · texte numérisé non relu

BLESSURES PAR ARMBS^ FEU. — Y A-T-IL FAUTE D*UN TIERS

Obs. 136. — Suicide doutnuc. Cowp de feu dan% le casur.

On trouva un homme de quarante ans tué par arme à feu, assis contre un arbre. Sa mootre et sa bourse avaient disparu, et à côté de lui, ce qui est très curieux, on trouva un pistolet chargé.

\m habits du cadavre étaient écartés, la chemise avait été seule percée par la hiUe qui était entrée entre la quatrième et la cinquième côte. Ici la plaie étaitronde,. avait 2 centimètres 1/2 de diamètre, abords déchirés qui n*étaient renversés ni en dedaosni en dehors ; autour de la plaie, la peau était d'un jaune brun parcheminé, il n'j avait pas de marques de poudre brûlée. Dans la cavité thoracique, il y avait no épaochement de 700 grammes de sang en partie coagulé dans la plèvre gauche ; tout le cœur gauche était déchiré. La balle n'était pas sortie du cœur, et séinaioias ne put être retrouvée. Les mains n'avaient pas non plus de marques de pondre brûlée.

T avait-il là meurtre ou suicide ? On nous posa la question suivante : Le blessé iprès sa blessure était-il encore en état de charger de nouveau son arme ? ce qui avnitpu expliquer pourquoi on a trouvé un pistolet chargé à côté de lui. Natureliemenl nous devions répondre négativement à cette question, car certainement la ■ort avait dû être subite. Le blessé a pu être tué par un assassin qui lui a pria sa ■OBtre et sa bourse, et a ensuite rechargé le pistolet qui lui avait servi; en admettrai cela il serait toujours' singulier de trouver les habits écartés. Le décédé pou- (^ avssi s'être tué lui-même, avoir eu deux pistolets chargés et après avoir été pnvé de sa montre, de sa bourse et d'un pistolet. L'absence de marque de poudre hriUéeaubord de la plaie ne prouvait rien, puisque comme il y avait brûlure, le ^p n'était pas venu de loin. Ce cas était très difficile. Voici quelle fut notre conclusion :

Les résultats de l'autopsie n'ont pas permis de répondre s'il y a eu meurtre ou tnieide, mais ils n'excluent nullement la possibilité d'un suicide. L'afl'aire n'a pas ^poursuivie plus loin.

Obs. 1 37. — Coup de feu sans balle dans le cœur et les poumons.

Dans ce cas, le suicide était constaté. Il n'y avait pas de plaie de sortie. U plaie était à 4 centimètres au-dessous du mamelon gauche, elle était longue et près de 5 centimètres et large de 2 centimètres. Elle avait des bords déchirés qui n'étaient renversés ni en dedans ni en dehors. Autour de la plaie le trouvaient plusieurs places ecchymosées privées d'épiderme, d'une couleur brun sale, et molles sous le couteau. Rien aux mains. Huit côtes à partir ^ la quatrième étaient fracassées. Dans la plèvre gauche il y avait un litre et demi ^ MOf très foncé, dans lequel nageaient une partie de la substance du cœur et beaucotp de caillots. Le bord antérieur du poumon gauche était déchiré. Le cœur n'était plasrecoonaissable. Dans la plèvre gauche en lambeaux se trouvait un bouchon de pépier, mais pas de balle. Tout le reste était normal.

218 PARTIE fHAIlATOLOGIQOE.

Obs. 138. -— Suicide douteux. Ruf^lurêdêi poumons, de Vcesophage H de

la carotide.

Ce cas est très singulier et mérite d'être rapporté en détail. Un cocher ét^*^ mort au milieu de circonstances qui avaient fait naître le soupçon d'un assassinait* on savait que la mort était survenue parce que delà poudre remplissant ta bouct^^ avait été allumée. Aux deux angles des lèvres il y avait des déchirures dentelé^^* A l'angle droit la déchirure avait 5 centimètres de longueur et 2 centimètres et denoi de largeur. La langue était sanguinolente et dure à couper, mais pas brûlée, 1« palais également était intact. Au fond du gosier il y avait 40 grammes de sang coagulé. Le crftne était tout à fait intact ; la pression de l'air avait plutôt fait son effet en bas. Dans les deux plèvres on trouva : dans l'une 1 50 grammes et dans l'autre 70 grammes de sang liquide ; les lobes supérieurs des deux poumons étiienf déchirés. La trachée-artère et le larynx étaient intacts, mais l'œsophage était déehiré à l'isthme du gosier, et à son milieu il y avait une rupture de la grandeur d'un haricot, enfin il y avait encore une déciiirure de la carotide gauche. Nous conclûmes :

I* La mort a eu lieu par hémorrhagie de la carotide et des poumons ; S* L'admission d'une mort causée par une main étrangère ne trouve aucun fbndément dans l'autopsie, il est plus probable qu'il y a eu suicide. Peu de temps après le suicide Ait constaté.

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