‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 88 sur 166 · APPAUVRISSEMENT DE L' ORGANISME • — OBSERVATIONS. 2AS · texte numérisé non relu

APPAUVRISSEMENT DE L' ORGANISME • — OBSERVATIONS. 2AS

'^ate eUa-même avoir voulu luer renfanl par les blessures du cou. Elle fut con- <^*moèe è dix ans de travaux forcés.

B. Mort par appauvrissement de l'organisme. Obs. 159. — Plaie dans l'articulation du coude; amputation» Mort,

Co bomme recul ua coup de sabre daus le coude droiU Au bout de douze heures tllbt amputé. Bientôt après l'amputalion qui, à ce qu'il parait, était urgente, il se Mk>alra des symptdmes graves dans les poumons et au bout d'un mois, il mourut de pleurésie.

Le moignon du bras était long de 20 centimètres, ses bords étaient en partie eicalriaés, et montraient un pus de mauvaise nature, d*un gris vert. L'artère brachiale liée avait un caillot de 3 centimètres. La plèvre droite était remplie d'un Ulreei demi de pus d'un vert jaune et liquide, et le poumon comprimé était réduit à tto quartde son volume ordiuaire, sa substance incisée était grise, son écume était aani^uinolente, il présentait à sa base des tubercules nombreux et en partie ramollis. La plèvre gauche contenait également 240 grammes d*eau sanguinolente, mais le piNUDOQ gauche était sain, le lobe inférieur du poumon droit était détruit par des sinuosités purulentes. A la surlace iuférieure du foie, à gauche, il y avait un abcès. La rein droit était sillonné d'abcès. Amaigrissement général (infection purulente).

Obs. 160. — Plaie par instrument piquant dans lalélej suppuration du cerveau.

|}o garçon de vingt-cinq ans reçut, dans une rixe, deux coups de couteau dam la tète, à peu près au milieu de l'os pariétal gauche, puis un autre coup à l'angle extérieur de l'œil gauche, et enûn un quatrième au bord extérieur de l'omoplate gauche. 11 fut pansé et transporté a l'hôpital. D'abord tout alla bien, mais le huitième jour (22 janvier;, il se présenta un gonflement pâteux des téguments de la lèie, avec une fièvre violente ; le 2;{, on lit deux saignées. Ce pseudo-érysipèle passa vite à la suppuratiou ; le 2o, les deux plaies de la tète furent dilatées, afin d'en toiuer sortir le pus, on en fit de même pour les plaies de la figure et de l'épaule ; en pratiqua une troisième saignée à cause de la fièvre violente. Malgré des dilatations reflétées, il se forma des infiltrations purulentes ; les forces diminuèrent i psrtir du 5 février ; on employa des roborants, il y eut de U stupeur, de la diar^ rhée, les plaies et les sécrétions prirent un mauvais aspect, et le 8 février, vingt* Giaq jours après la blessure, le malade mourut.

Les résultats de l'autopsie les plus importants furent les suivants : le corps était

très maigre, sur le haut de la tète les os étaient dénudés du périoste dans l'étendue

d'oae pièce de 5 francs et commençaient à se carier. La dure-mère, à la partie cor-

mpondant aux plaies extérieures, présentait beaucoup de petits trous comme un

ttlit et taiseait apercevoir du pus au-dessous d'elle. Après avoir enlevé la dure-mère,

oa voyait uo pus épais, d'un vert jaune, qui couvrait tout l'hémisphère gauche ; ce

^ était très adhérent et ne put être enlevé avec l'éponge. Tout le cerveau était

>ttfiiiinolent et toute la partie postérieure de l'hémisphère droit n'était plus qu'un

^^reapli de pus d'un gris vert.

*2hi PART.IE THÀNATOLOGIQUE.

Obs. 161. — Blessure à la tête. Suppuration du cerveau.

Un homme sain et vigoureux âgé de trente-quatre ans mourut vingt-<[ttalre jours après avoir reçu à la tête des blessures faites avec une bouteille.

Les résultats importants de l'autopsie étaient : maigreur du cadavre, crioe dénudé du périoste aux endroits qui correspondaient aux blemn», infiltntions de pus entre l'aponévrose épicrânienne et les muscles temporaux, jnsq[Q'à l'apophyse zygomatique ; la dure-mère, du côté droit, enflammée, du côté gaudie, couverte de pus. Le cerveau lui-même couvert d'une couche épaisse de pas à plusieurs endroits.

ObS. 162. — Plaie des poumons par instrument piquant. Suppuration.

Un homme de quarante et un ans reçut un coup de couteau dans le côté droit d« la poitrine ; la plaie extérieure avait, selon un certificat médical, la longueur de 2 centimètres et la largeur de 4 millimètres. On avait de suite cousu la pliie, oi^Tavait soumise à l'eau froide et on avait administré du nitrate de magnésie; le troisième jour, un officier de santé trouva « l'haleine courte et accélérée et le pooU petit,» il fit alors une saignée de quatre tasses (480 grammes) ; dans raprès-fflidi il fit appeler le docteur M..., qui fit une nouvelle saignée aussi forte, parce qu'il trouvait qu'il y avait inflammation étendue des poumons et de la plèvre, unerei* piration difficile, de la toux et des crachats sanguinolents, des douleurs du côté blessé, les urines foncées, une grande inquiétude et de l'angoisse. Le lendemiis on mit des sangsues. Le soir le malade parut perdu, il était abattu, pâle, sans coonaissance, le pouls était petit, faible, inégal. Le docteur M... administra du calond avec du sulfure d'antimoine, et mit un vésicatoire sur la poitrine. Le jour surraot le malade sembla mieux, cependant le pus devint infect, les pieds œdémateux, U fièvre devint hectique, et quatre mois et demi après la blessure, le malade mourut.

A l'autopsie, nous trouvâmes 800 grammes de pus gris, infect, dans la plèvre droite, qui avait en partie détruit les muscles intercostaux de ce côté. La source de ce pus était un abcès qui embrassait presque les deux tiers de tout le poumoo droit. La substance des deux poumons était tout à fait saine, de sorte qu'il y avait suppuration traumatiquc dans le vrai sens du mot. Le poumon droit était adhérent à la plèvre costale, et là où il n'y avait pas abcès, il y avait hépatisation grise.

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