‹ Traité pratique de médecine légale v. 2Chapitre 89 sur 166 · déterminer «'il y a faute d'un tiers · texte numérisé non relu

déterminer «'il y a faute d'un tiers

Nous avons déjà dit page 239, que les grandes hémorrhagjes du cerveau n'ont lieu presque jamais spontanément, et que des organes sains ne se rompent jamais spontanément. Il s'ensuit que, lorsqu'on constate une hémorrhagie abondante, on doit accepter dans la plupart des cas, qu*il y a eu violence extérieure, et quand on

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ive les organes sains rompus, on doit toujours conclure qu'une iide force extérieure a été employée. Une telle force fera supposer un' accident ou la faute d'un tiers.

I peut cependant y avoir des exceptions lorsqu'un homme, voulant nicider, se jette sous une voiture, ou se jette du haut d'une mai«> p alors il y a également des ruptures internes, et il faudra pour réeier ces cas, prendre en considération les particularités de aire.

loos avons également dit (p. 196) que des coups par instruits contondants qui ont tué par hémorrhagie, annoncent presque : certitude qu'il y a eu faute d'un tiers, car des suicides de cette ke sont excessivement rares. Il reste à examiner les plaies par raments piquants et tranchants qui amènent la mort par hérliagie. Les dernières surtout sont assez souvent faites par des idés. Dans les cas douteux, ici comme dans beaucoup d'autres itions, ce sont souvent des circonstances indépendantes de Tauie qui font décider le jugement, circonstances qui, combinées i l'autopsie, forment la base de la conclusion. H est évident que la ience et l'absence de l'instrument auprès du cadavre ne prouvent u près rien, car l'arme a pu être volée après la mort, et l'assassin t l'avoir laissée avec intention à côté de sa victime. Quelquefois scélérats, pour cacher la source de leur crime, ont recours à des cédés si absurdes, que ce sont justement ses procédés qui font tout ouvrir. Ainsi, il arriva il y a vingt ans qu'une femme et sa fille assashneot leur mari et père et voulurent faire croire qu'il y avait sui- B. Elles lui avaient porté des coups de rasoir pendant son sommeil. es joignirent les mains du cadavre dans la position de la prière et mirent le rasoir entre les mains ! De plus, ce cas, ainsi que celui qwrté par Gruner, démontrent que la direction des plaies par instruit coupant et piquant, ne peut pas faire décider la question de itide, car des assassins, pour faire naître les apparences d'un suik» fpnt quelquefois des plaies semblables î^ celles que les suicidés ntsor eux-mêmes, telles que les plaies par instrument piquant dans cœur ou par instrument tranchant dans le cou. Dans ce cas, la direc-

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les suicidés font souvent plusieurs tentatives pour arriver à leur Imt ; il est donc \m vraisemblable que M. . . s'est fait d'abord ces blessures superficielles qui lui lainèrenl toute sa connaissance, et tout le temps de rabaisser ses manches. Yoyant le pea d'effet produit par ces lésions, per>istant dans son intention de se donner la mott, il choisit un autre mode de sufcide plus sûr. Quant au rasoir fermé qui a ététrtrafé à côté du cadavre, il ne peut pas prouver qu'il n'y a pas eu suicide, car on sait que la mort, par des coupures de cette espèce, n'étant pas subite, on peut très bko admettre que cet homme a vécu plusieurs minutes, et par conséquent asses de temps pour fermer et jeter son instrument. La cravate, intacte, est plutôt nue eirconstance en faveur du suicide, puisqu'un assassin, quand même il aurait surprit M... pendant son sommeil, n'aurait pas eu la piéetntion d'écarter la cravate. Enfin, ce n'est pas par hasard que le cadavre a été trouvé vis-à-vis de la glace, il est, lu contraire, naturel de croire que M... ?'est regardé dans cette glace pour écarter sa cravate et pour couper à l'endroit voulu. »

Des recherches ultérieures constatèrent le suicide.

Obs. 1 65. /^ Suicide douteux. Blessure de la carotide et de la jugukùrû.

Il y avait encore dans ce cas des altérations pathologiques nombreuses, qui devaient faire penser à de grandes souffrances pendant la vie et qui pouvaieot expliquer la cause du suicide. Le cadavre présentait une blessure au cou qui ivait atteint la carotide et la veine jugulaire gauche. Le cœur était hypertrophié du côté gauche. L'estomac, situé verticalement, avait deux rétrécissements qui le divisaient en trois poches. Toute la muqueuse était épaissie. Le rein droit, ainsi que l'artère et la veine manquaient, ce qui est excessivement rare. La mort avait eu lies par liémorrhagie, car on a trouvé partout de l'anémie, excepté aux veines de la dure-mère.

Obs. 166. — Marque strangulatoire et coupure du cou. BleuuredeicarotideStàei

jugulaire» et de la trachée.

Ce cas présentait une complication singulière. Il s'agissait d'un homme de soixante ans, modeste employé, qui avait joué à la bourse et s'y était ruiné.

On nous présenta son cadavre encore habillé, il avait été trouvé sur le dos dans sa cuisine. Les deux mains étaient tachées de sang, au cou une plaie s'étendait horizontalement d'une oreille à l'autre, béante et sans ecchymose. Celte blessure avait atteint la paroi antérieure de la trachée-artère immédiatement au-dessus du larynx, à droite, la veine jugulaire, et à gauche la carotide. A la nuque se trouvaient trois sillons parallèles, larges de 2 millimètres, d'une couleur rouge bleu foncé, non ecchymoses, qui se perdaient dans les deux angles de la coupure. Cependant, à l'angle droit se trouvait une ecchymose dans le sillon. Au cou, au bord inférieur de la plaie, on voyait des traces de sillons analogues. Il y avait anémie très sensible. L'aorte abdominale présentait une ossification.

Nous déclarâmes que les résultats de l'autopsie ne s'opposaient pas k l'adoiission d'un suicide, que la marque strangulatoire ne pouvait pas combattre cette admission,

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Ddu qu'il n'y avait aucune autre blessure sur le corps et aucun désordre dans pétamenls, cette marque strangulatoire montrait seulement combien la résoludu suicidé avait été tenace, car il avait dû essayer de s'étrangler ; cette tenta- «Yatt eu lieu quelque temps avant la mort, puisqu'une ecchymose avait eu le pt de se former. Nous déclarâmes que le rasoir. trouvé avait pu être l'instruit qui fit la blessure du cou, et enfin, comme les habits n'étaient tachés qu'à la ie postérieure, cette blessure du cou avait dû être faite quand il était couché ou lié couché. Plus tard, un parent raconta qu'en rentrant la veille du soir, il i trouvé le décédé étranglé et sans connaissance, et qu'il l'avait sauvé en cou- . le lien, et ce fut dans la nuit suivante que celui-ci persistant dans sa résolution m suicider, alla dans sa cuiiiae et se coupa la gorge.

Obs. 167. — Coupure du cou. Asphyxie.

B titre explique la conclusion de ce cas trék curieux. Un homme de soixante «donné aux laissons alcooliques, mélancolique depuis plusieurs mois avait été nda râlant dans sa chambre. Un voisin, en entrant, le trouva mourant sur une se. A quelques pas de la chaise, devant une commode surmontée d'une glace,^ ( trouvâmes une tache de sang pas très grande, et par terre, un vieux rasoir lié, non tranchant et taché de sang.

a eadavre présentait une coupure au cou allant de gauche à droite et accompa- I de plusieurs autres qui annonçaient que l'on avait essayé plusieurs fois. Cille ivre était horizontale. Le coup n'avait pas atteint les grands vaisseaux, mais il i eottpé complètement la trachée-artère au-dessous du larynx. Les habits étaient lâchés de sang, il y avait très peu de sang dans la chambre, et comme il avait «eore marcher et s'asseoir, on devait supposer qu'il n'y avait pas eu hémor-

et poumons n'étaient pas anémiques, mais au contraire, très oedémateux, le r fauche était plein, et le cœur droit regorgeait de sang foncé coagulé, ainsi que ère pulmonaire. La trachée -artère était vide et normale, il n'y avait anémie ni i le tète ni dans l'abdomen. La veine-cave contenait beaucoup de sang foncé, reins étaient hypérémiqees, ainsi, la mort avait eu lieu par asphyxie, et Timibilitè de la respiration avait été causée par la séparation du larynx.

. 168 à 171 . — Meurtres et suicide par des blessures des carotides^ des jugu" tfdê la irachée-artère et par des blessures de tète» Priorité de la mort.

une nuit d'octobre, les voisins d'un employé subalterne entendirent des Is el des cris dans le petit appartement qu'il occupait. On disait aussi avoir ndv des cris : « au secours ! » partant de la fenêtre. Malheureusement ce ne lie le matin que l'on sut ce qui s'était passé. Le père de U famille était connu ne en homme violent et irascible, mais il jouissait d'une bonne réputation, si fut-on saisi d'étonnement quand on trouva, dans la petite cuisine, toute la litta» le père, la mère et les deux fils massacrés, et les quatre cadavres étenitw le soL

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Lu lit du mari était le seul intact, dans les trois autres on TOjait ^oa ^étA couehé ; la mère et les deux enftints étaient sur le dos, se touchant ou ajastlimiii sur le cadavre voisin.

La mère et les fils étaient en chemise de nuit. Le père était ^tn d'un cslecmict d'une robe de chambre fourrée, il reposait sur le rentre, la tète se trouTsit ï VtSLtrée de la pièce où se trouvait son lit. La cuisine était couverte de grandes otm de sang, et sur le parquet se trouvait une hache très lourde, un vieux sabre et sa rasoir, tous ces instruments étaient ensanglantés. On voyait dès le premier covp d'œil, que les cadavres avaient été écharpés. Qu'était-il arrivé? Pas une aruioire n*avait été forcée, il n'y avait donc pas eu assassinat avec vol. H était probable qse le père, âgé de quarante ans, avait tué d'abord In tiens, et puis lui-même. Mib aucun des voisins ou amis de la famille ne pouvait trouver l'explication de ce milheur. Je fis les quatre autopsies, et je rapporterai les résultats principaux.

Obs. 168. — La mère. Toute ta partie droite de la tète montrait des tégumaats dilacérés ; les os crâniens écrasés et le cerveau en lambeaux faisaient hernie ; li figure était très tuméfiée et ecchymosée. La partie antérieure du cou avait dû être blessée par un coup de couteau bien tranchant ; la blessure avait 8 centimètres st avait pénétré jusqu^à la trachée-artère et jusqu'aux deux carotides qui étaient ceaiplélement coupées. Au-dessous du sein droit se trouvait une plaie pénétrante, lenfas de 3 centimètres, béante, à bords lisses ; sur la cuisse droite il y avait une plaie triangulaire à bords nets, longue de 3 centimètres, et à la nuque, une coupure long«6 également de 3 centimètres. Il y avait, en outre, des plaies par instruments piquasti sur le cété droit du ventre, du dos, et sur la fesse droite; on voyait beaucoup de taches d'un bleu rouge, non ecchymosées, surtout sur le ventre. A la tète, récit» sèment occupait les os pariétal et temporal droits, Poccipital et la moitié gauche di frontal. A l'hémisphère droit du cerveau se trouvait une couche épaisse de sanf coagulé et foncé, ainsi qu'à la base du crâne qui était complètement divisée eo deux parties par une fracture oblique. Dans la partie droite du foie se trouvait une piqûre de 2 centimètres et demi de longueur. Anémie générale.

Les faits étaient faciles à interpréter, nous rapportâmes : t Les plaies du cou et de la nuque ont été faites avec un instrument tranchant, et les blessures de tète avec un instrument contondant, manié avec grande force ; toutes les autres blessures ont été produites avec un instrument piquant : le rasoir, le sabre et la hache trouvés, ont très bien pu faire ces blessures. Sur une demande spéciale, noua répondîmes que l'écrasement du crâne seul en dehors des autres blessures, excluait tout à fait l'admission d'un suicide, que les blessures de lôte avaient dû précéder les blessures du cou (coupures des deux carotides) et que plusieurs des petites blessures avaient dû être faites après la mort.

Obs. 169. — Le fils Auguste, âgé de dix ans. Écrasement complet de l'oreille droite avec plaies à bords nets, deux autres plaies également à bords nets sur la tète, une troisième sur le front gauche, toute la joue gauche fendue, k la partie extérieure du cou une plaie de 5 centimètres de longueur, sur la poitrine, au -dessus et au-dessous de l'ombilic, trois piqûres ; toute la partie droite du crâne écrasée,

HÉMORRHAGIE MORTILLI. ^Y A-T-IL FAOTE D'UN TIERS. 261

TMniiphère droit «ndiiit d'one eoueb* de Mog coagulé, U pwrtio fauche du firon-

til fracturée, toute la base du crâne écrasée, la partie antérieure de la traebée- «tère et de la carotide gauche coupée, des piqûres dans le lobe iuférieur du peu- IMB droit avec épancbement de sang, une piqûre dans le diaphragme, à droite, par itqvalle le foie faisait hernie ; piqûre dans la surface inférieure du lobe droit du Me, piqûre dans une anse du gros intestin, avec épanchement de féoes ; anémie. 14 jugement médico-légal fut le même que pour la mère.

Obs. 170. — Le /Us GuUlaumey âgé de huit ans, fut massacré d'une manière éfilement épouvantable. Dans la région ombilicale, une plaie semi-lunaire ; dans i< région de l'os liphoïde, une autre plaie pénétrante, deux autres sur le cété pucbe de la poitrine ; deux plaies par instrument contondant, situées parallèlement sur la figure, depuis le milieu du front jusqu'à l'oreille gauche ; deux autres plaies par instrument contondant sur le haut de la tête et sur l'os pariétal gauche ; OQe plaie par instrument coupant, à bords nets, à la partie antérieure du cou, se 'éunissait avec une semblable qui allait d'arrière en avant, de telle manière qu'au ■Ulieu du cou il n'y avait qu'un petit intervalle de peau de l'étendue de 5 centimètres, ^tte plaie avait séparé les vertèbres cervicales et incisé la moelle. Ainsi, on avait ^asayé de décapiter! A l'intérieur, on trouva tout le crâne écrasé, même la base, ^Uie plaie perforante du cerveau et de grands épanchements de sang foncé et Coagulé dans la tôte. Au cou, les grands vaisseaux ainsi que la trachée-artère et l*CBeophage n'avaient pas été blessés, mais la deuxième vertèbre cervicale avait été Complètement séparée de la troisième. Il y avait une piqûre dans le lobe inférieur <lu poumon gauche', avec épanchement de sang liquide, une piqûre dans la partie fauche du diaphragme, avec hernie de l'estomac, qui lui-même présentait une piqûre à sa partie postérieure. Anémie générale. Outre les instruments employés que noua eûmes également à juger pour ce cadavre, nous déclarâmes que chez ce farçoo. également, les blessures de la tête avaient préc<!'dc les blessures du cou, et que les blessures de la poitrine et du ventfe avaient été faites après la mort, ce que prouraient non-seulement l'état des bords de ces plaies, mais aussi la fluidité du sang comparée à la coagulation du sang trouvé dans la tète, j'attribue cependant moins de valeur à ce dernier signe qu'à la combinaison générale de toutes les bleasares.

Obs. 171. — L$ cadavre du père. Lividités eadevériques sur la* poitrine, provenant du décubitua sur la partie antérieure. La main droite teuif était tachée de sang. Au milieu de l'abdomen, une plaie de 2 centimètres à bords nets mais un peu dentelés, peu ecchymoses. Tout le cou était couvert de coupures dans toute sa drcoofèrence : on pouvait y distinguer trois plaies différentes, dont Tune séparait le câlé droit du cou, l'autre la nuque, et la troisième le cété gauche du cou. Ces trois pbies avaient des bords nets, non ecchymoses, mais n'avaiejit blessé que les veines isfuiaires sur les deux eûtes, les autres organes importants du cou étaient intacts, l'obierve encore que la plaie du ventre ne pénétrait pas dans la cavité. L'anémie ^^t générale et avait causé la mort. Nous rapportâmes : « l'hémorrhagie a eu lieu

P*f Wt plaies du cou, elles ont été faites par le rasoir trouve ou un instrumeot

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absolument semblable ; la plaie de l'abdomen de peu d'importance, a dû être fùte avant la blessure du cou, et le décédé s* est suicidé.

Le juge demanda quel était celui des deux époux qui avait survécu à roMlre, nous répondîmes que l'bonmie était mort après la femme. Cette dernière aniloo écrasement de la voûte et de la base du crâne et du cerveau, des épanchenuBii de sang dans la cavité crânienne, une séparation complète des deux caroHàaéL une plaie du foie ; Thomme ne présentait qu'une coupure de deuK jugulaires. la supposant que les blessures des deux personnes eussent été faites en même temps par un tiers, on serait forcé d'accepter que ce grand nombre de blessures très graves a amené la mort de la femme beaucoup plus tôt que celle de l'homme. Xiii tout l'ensemble de cet affreux événement fait supposer que l'homme a d'abord donné la mort aux siens, puis à lui-même.

Il Ait constaté que l'homme était rentré chez lui très tard (tvre ou non, on l'ignore). Il se querella avec sa femme, et bientôt des paroles on arriva aux coups qui éveOlèrent les enfants déjà couchés ; ceux-ci se levèrent et coururent au secoon de leur mère, en criant ; car les cris : au secours ! qui ont été entendus sortant de U fenêtre, venaient d'une voix d'enfant. Alors la colère de l'homme s'exalta, et, saisi d'une fureur aveugle, il égorgea sa femme et ses enfants. Évidemment attconn' mencemenl, il ne s'était servi que de la hache avec laquelle il frappa sur les tètes, puis, quand les malheureux furent tombés évanouis, mais encore vivants, il prit oa rasoir et fit les blessures du cou, enfin, avec une cruauté de cannibale, il frappai tort et à travers avec le sabre sur les cadavres ou les mourants ! La position que nous avons notée, dans laquelle on a trouvé les cadavres, prouve qu'il les a encore remués après leur mort ! Une circonstance est encore curieuse : chez la mère elle fils aîné, les coups furent portés sur le côté droit de la tête, tandis qu'ordinairemeot les blessures sont du côté gauche quand le meurtrier n'est pas gaucher. Or, le père n'était pas gaucher, car il s'est fait les coupures au cou avec la main droite, puisque cette main seule était ensanglantée ; il faut donc admettre que la mère et le fils atné ont été blessés par derrière, probablement en voulant fuir.' Le suicide du meurtrier est hors de doute, vu l'état des coupures du cou qui étaient les seules blessures mortelles. Quel est le tiers qui aurait pu faire une triple coupure entourant le cou sans rencontrer de résistance, et on n'aperçut aucune trace de défense. U est évident qu'après avoir fait son triple meurtre, il essaya de se tuer par une coupure au ventre, et il est psychologiquement très curieux que cet homme qui vient de massacrer toute sa famille et qui a usé pour cet acte horrible de toute la force dont il pouvait disposer, en voulant se tuer lui-même, a agi avec si peu d'énergie, qu'il n'a séparé que la peau !!! Ce n'est qu'après, qu'il prit le rasoir — qu'il avait ébréché sur le corps de ses enfants.

Obs. 172 et 175. — Meurtre par coupure du cou. Blessure de la trachéeartère et de la carotide.

Le 17 janvier 18.., un père coupa avec un rasoir le cou de ses deux fils, Paul, âgé de trois ans et demi, et Oscar, âgé d'un an et demi, et fit de suite des tentatives de suicide en se coupant la gorge et eii voulant se pendre, mais O ne

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