HÉMORRHAGIE MORTELLE. — T A-T-IL FAUTE D'UN TIERS. 25S
réunit pas. Les enfants moururent tout de suite et furent disséqués trois jours iprès.
Obs. 1 72. — Paul n'offrait pas l'aspect de cire blanche. Au cou il y avait une plsieà bords nets, non ecchymoses^ longue de 7 centimètres, large de 5 oenlimètres, tout à fait horizontale. La trachée-artère était complètement coupée au-dessous du larynx, ainsi que la carotide interne, mais l'œsophage était intact. Il y atait une •Demie générale du cadavre, mais une hyposlase sanguine des veines postérieures de la pie-mère.
Obs. 173. — Le cadavre d'Oscar avait la couleur de la cire blanche; la coupure
Vti traversait le cou horizontalement, était longue de 5 centimètres et demi et large
de 5 centimètres, les bords étaient lisses, secs, non ecchymoses. La trachée-artère
^it complètement séparée du larynx, l'œsophage était intact, aucun des grands
^liiseaux n'avait été atteint, le cadavre était anémique, excepté aux sinus de la
'are-mère. Le jugement de ces deux cas était très^simple : le fait devait avoir eu
lieu peu de temps après un repas, car les deux estomacs étaient tout à fait remplis
^ bouillie de pomme de terre. Nous déclarâmes que, vu la direction horizontale des
Coupures, le père avait dû tenir les enfants dans la position d'un homme qui joue
^ la basse. Ce malheureux, qui était aliéné, a avoué avoir été dans cette position.
Chs 174 et 175. •» Meurtre par coupure du cou. Blessure de la carotide, de la
jugulaire et de la trachée^artère.
Ces deux eas sont analogues aux précédents sous le rapport psychologique et sous W rapport traumatique. Ils concernent les qwUre enfants du tapissier S... qui, dans ^n état d'aliénation, leur coupa la gorge un matin, tandis qu'ils étaient encore au Ul. Les deux filles moururent tout de suite d'hémorrhagie, tandis que les garçons ^lestèrent vivants. Il a été constaté que tous les enfants s'étaient défendus contre leur père, ce que les blessures, du reste, pouvaient très bien prouver.
Obs. 174. — Le cadavre de Louise, figée de sept ans, était pâle, néanmoins il y
vrait des lividités cadavériques, et à la partie gauche du cou se trouvait une plaie à
aagle droit, traversant seulement la peau, et au-dessous de cette plaie se trouvait
k blessure mortelle, qui allait de gauche à droila et un peu de haut en bas. Elle
anit eoupé entièrement la carotide et la jugulaire, ainsi que la trachée-artère au-
du larynx. Anémie générale.
Obs. 175.~ Le cadavre de la petite sœur âgée de quatre ans, avait l'aspect de la cir« blanchâtre, et présentait des lividités cadavériques. A la partie gauche du cou, il 7 avait seulement une plaie béante, longue de 5 centimètres et demi, allant de pache à droite et de haut en bas. La veine jugulaire n'était coupée qu^à sa paroi ttiérieore. U n'y avait également que la paroi antérieure de la trachée-artère qui ^it blessée. Anémie générale. U résislance de ces malheureux enfants était prouvée : chez le garçon de neuf ans
(itt moment oili j'ai examiné), par des coupures cicatrisées à l'angle droit de la
26A PARTIE THAHATOLOGlQtnS.
bouche et à quatre doigts de la main droite, la plafe au cou située du eôté gauche était cicatrisée ; chez le garçon de dix ans, on voyait deux petites coupim cicatrisées à deux doigts de la main gauche. Ici la coupure du cou était du côtédroil, un peu en forme d'arc, déjà en voie de cicatrisation, et au-dessous d'elle, plos horizontalement, se trouvait une autre plaie longue de 5 centimètres. Il est très ï remarquer que les coupures des deux filles avaient absolument la direction que l'oo trouve ordinairement chez les suicidés. Nous dûmes déclarer qu'il élait vraiietubiable que le père avait été derrière les enfants ; ce qui a été confirmé plus tard par les déclarations des garçons.
Le garçon le plus jeune mourut à l'hôpital, après cinq semaines, d'une maladie étrangère aux blessures. Les blessures du coif étaient complètement ckatriiéek Les deux plèvres étaient tout à fait remplies d'une exsudation séreuee, etle poBmon droit adhérait un peu. Les deux poumons étaient, du reste, normaux. 11 j avait encore dans la cavité abdominale une large exsudation égalemeot, mais BMiu à la base du crâne ; il n'y avait pas d'œdème des pieds et pas de décubitus, deMrti que l'on pouvait conclure qu'il y avait eu une courte maladie avec de grands épiicbements. Outre cela, la substance corticale des reins était injectée, et lesorgMM eux-mêmes plus volumineux. On pouvait donc admettre que l'eafant avait hkcombé à une scarlatine.
Obs. 176 et 177. — Suicide par coupure du com Coupure de la troMe et et
Fouophage.
Le même jour, nous fîmes l'autopsie de deux hommes âgés l'un de vingt aas et l'autre de cinquante ans, qui tous les deux s'étaient coupé le cou avec tu rasoir. Le premier depuis trois jours, le second depuis deux jours.
Je rapporte ces deux cas parce qu'ils présentaient une circonstance singulière : les deux plaies faites certainement par des suicidés, étaient complètement horiiontales, de sorte que si la question avait été posée, il aurait été très difficile de dire où commençait et où finissait la plaie. Ajoutez que chez l'homme vieux, le cadavre avait été lavé avant d'arriver à l'autopsie, et que chez le jeune la main gauche était très ensanglantée et fermée énergiquement. Nous dûmes admettre que le coup avait été porté avec la main gauche. Ces deux cadavrei , quoique morts par béaor* rbagie, avaient des lividités cadavériques, le plus jeune avait le dos très pâle, àm lividités sur le ventre, sur la partie antérieure des cuisses, et des taches brunes par* cheminées au cou, ce qui indiquait qu'il était tombé sur le ventre et était resté daiif cette position; l'hyposlase des veines de la pie-mère ainsi que l'hypostase des poumons se trouvaient également à la partie antérieure. II fut constaté plus tard que le cadavre avait été trouvé couché sur le ventre. Ces deux suicidés ne présentaient aucun des grands vaisseaux du cou coupés, mais chez les deux, la trachée-artère et l'œsophage étaient blessés : chez le jeune, le larynx était traversé ; chez le YÎeux, Il blessure était entre le larynx et l'os hyoïde. Anémie générale.