APPLICATIONS DIVERSES DES PROCÉDÉS D’IMPRESSION AU CHARBON
1° Parmi tous les procédés photographiques pioduisant des impressions positives, il n’en est aucun qui offre autant de ressources que le procédé que nous venons de décrire. Il se prête à une foule d applications industrielles pour conduire à des résultats qu’on ne pourrait atteindre en usant des procédés au chlorure d’argent, aux sels de platine, d’uranium, etc.
D’abord on a ainsi la faculté d’imprimer la même image en toute couleur, le nombre des tons que 1 on peut obtenir étant presque sans limites.
Nous disons presque , parce qu’il est certaines matières colorantes qu’il est impossible d’introduire dans la fabrication des mixtions. De ce nombre sont certains sels métalliques, tels que le vermillon, l’oxyde de cuivre, le bleu d’outremer, etc.
Mais, à quelques exceptions près, on arrive à produire une variété de tons considérable et tout autant qu’il en faut pour une foule d’applications artistiques.
2° On a aussi la faculté d’imprimer sur des papiers
de n’importe quelle couleur, c’est-à-dire de se servir, comme support définitif, d’un papier vert, bleu, rouge, de feuilles d’or ou d’argent, bref de transporter 1 image sur toute surface plane, quelle que soit sa couleur, que ce soit une feuille de papier ou une surface rigide, telle que du verre, du bois, du métal, etc.
On conçoit tout le parti que l’on peut tirer d’une semblable facilité. De là découlent de nombreuses applications àla fabrication de transparents sur verre, à la décoration d’objets d’art, de cartonnages et de meubles artistiques, que l’on peut orner comme on le fait au pinceau pour des imitations de marqueterie, de bas-reliefs sculptés, etc.
3° La formation d images pelliculaires, soit pour clichés, soit pour des objets divers, est ce qu’il y a de plus simple à obtenir à l’aide du procédé au charbon, si, au lieu de transférer l'image sur un papier de support définitif, on se borne à la recouvrir d’une couche de gélatine plus ou moins épaisse additionnée de glycérine.
4° Formation de contre-types et de positifs transparents.
5° Formation d images polychromes, suivant que 1 on imprime diverses parties d’un même cliché avec des mixtions de diverses couleurs, et que l’on combine ensuite ces monochromes divers de façon à former un tout polychrome, principe sur lequel reposent les impressions en couleur connues sous le nom de photochromie et auxquelles nous consacrons un Chapitre spécial.
U serait trop long d’entrer dans tous les détails
propres à chacune des applications que nous venons d’énumérer, notre but, dans ce Traité, étant surtout de fournir des renseignements précis à tous ceux qui désirent employer le procédé au charbon; mais il était nécessaire cependant de donner un aperçu des applications auxquelles il se prête, afin que chacun, suivant ses besoins, puisse en user et le modifier en raison de l’objet à réaliser.