CHAPITRE III
PHOTOMÈTRE
Photomètre pour impression au charbon.
Comme il est impossible de suivre la marche de l’impression sur les papiers mixtionnés, on est obligé de recourir à l’emploi d’un photomètre pour mesuier l’action de la lumière dans l’unité de temps et avoir un guide au moins approximatif, sinon bien certain, pour l’impression des images au charbon.
Il est des photomètres de diverses sortes, et, après les avoir expérimentés tous, nous sommes obligé de reconnaître qu’il n’en est encore aucun qui puisse absolument satisfaire aux besoins précis des impiessions au charbon; ils conduisent cependant au résultat avec une approximation suffisante dans la piatique.
C’est que la question est fort complexe. Les photomètres donneraient des indications très-précises s il ne suffisait que de mesurer l’action de la lumière dans un temps donné, faction de la lumière demeurant la même sur le papier rmxtionné, quelle que fût sa couleur, quelle que fût l’intensité de la lumière dans l’unité de temps au moment de l’opération et aussi quelle que fût la sensibilité du papier soumis à l’impression.
Malheureusement, il est diverses causes d’erreur que les photomètres, tels qu'ils sont d’ordinaire, ne peuvent faire apprécier, et, selon nous, le meilleur photomètre est celui qui nous indiquera le mieux l’intensité de la lumière dans l’unité de temps et sans qu’il y ait à courir les risques d’une trop grande approximation.
Nous ne saurions dire quel est celui d’entre les photomètres qui vaut le mieux, n’ayant usé que de celui que nous avons créé pour notre usage et que nous allons décrire.
Sans doute c’est là une question d’habitude, et chacun peut se tracer une règle opératoire et arriver au résultat voulu tout en usant de moyens différents.
Après avoir étudié cette question des photomètres, laquelle est d’un haut intérêt pour l’application du procédé qui nous occupe, nous avons été conduit à compléter notre petit instrument par un autre destiné à contrôler ses indications, et c’est ce nouvel appareil, bien simple en vérité, que nous appelons rjraduateur des rapports.
Nous allons décrire en détail ces deux instruments, destinés à se compléter l’un par l’autre, et à ce point que nous n'imaginons pas qu’il soit possible d’user sûrement du photomètre si l’on ne contrôle ses indications par celles que fournit le graduateur des rapports.
Description du photomètre.
L’impossibilité de suivre la venue de l’image sur le papier mixtionné, comme on le fait sur les papiers
sensibilisés au chlorure d’argent, impose 1 emploi d’un photomètre, instrument construit au gré de chacun, et destiné, sous n’importe quelle forme, à mesurer l’action de la lumière sur un papier sensible, susceptible de se colorer plus ou moins, suivant qu il a subi une plus ou moins longue action lumineuse.
Il existe bien des photomètres divers, tous concourant au même but et tous susceptibles de guider convenablement les opérateurs au charbon, quand ils se sont bien familiarisés avec leur maniement.
Nous citerons notamment les photomètres de MM. Fleury, Boivin et Monckhoven, puis le photomètre employé par la Compagnie autotype et dans lequel le temps de la pose nécessaire à un cliché se trouve déterminé par la constatation d’une série d’unités successives de l’action de la lumière sur du papier sensible ; on répète l’opération autant de fois qu’il y a d’unités à réaliser pour arriver au temps voulu.
Chacun de ces photomètres se trouvant représenté et décrit dans des ouvrages spéciaux, nous nous bornerons à les indiquer ici, nous réservant la description de notre propre photomètre, dont l’emploi nous a déjà rendu de si grands services.
Notre photomètre (fig. 1 ) se compose de trois séries de teintes graduées, recouvertes chacune d’un nombre de feuilles de mica, tel que le degré de translucidité de chacune des couches de mica diffère de celui de deux autres échelles dans un rapport déterminé. De plus, un verre jaune (non représenté dans la figure) peut glisser entre les coulisses de bois ÀB; CD, de manière à recouvrir tour à tour chacune des échelles
graduées 1, 2 et 3. Ce verre jaune permet donc,
quand il le faut, d’opposer une entrave plus forte à la translucidité des simples couches de mica. Chacune des teintes des trois échelles est percée