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PAPIER SIMPLE

On coupe le papier en lui donnant om,02 environ de plus que la grandeur des glaces sur les-

Trutàt. — Phot. sur papier négatif. 5

quelles on doit opérer ; on l’imbibe d’eau froide en l’immergeant dans une cuvette en porcelaine. Lorsqu’il est complètement distendu, on l’éponge dans du buvard, et il est indispensable d’employer du buvard blanc ou saumon d’une force suffisante : les buvards rouges, bleus, verts déteignent souvent et gâtent alors le papier.

D’un autre côté, on a préparé à l’avance des glaces de dimensions voulues, en talquant une de leurs faces. Cette opération se fait en étendant sur la glace, au moyen d’un pinceau doux (pinceau à trois plumes), une petite quantité de talc en poudre. Ad moyen d’un tampon en coton cardé, on polit très exactement la surface du verre.

Cette opération empêche la feuille de papier de coller au verre, dans le cas où un accident se produirait pendant le gélatinage ; si elle n’est pas absolument indispensable, elle est cependant assez utile pour ne pas être négligée.

Je donne la préférence au talcage, et je le trouve supérieur à Tenduit de cire que propose M. Fabre, parce que le talc ne donne jamais de tache, tandis que la cire salit quelquefois le papier. Dans le procédé Fabre cet accident n’a pas d’irçiportance, puisque le papier n’est qu’un support temporaire ; mais, lorsque la feuille de papier doit faire partie intégrante du cliché, il y aurait un grave inconvénient à laisser ainsi des marques de cire.

Le papier distendu est posé sur un matelas de papier buvard très propre, face en dessous, séché

rapidement, puis la glace posée dessus, la face talquée en contact avec le papier; les bords du papier, qui dépassent de olu,o2 de tous côtés, sont reployés, les angles coupés, et le tout est collé au dos de la glace au moyen de colle de farine ou de dextrine

Fig. 8.

épaisse. La glace est relevée et mise à sécher sur un chevalet (Jlg. 8); le papier ne tarde pas à se tendre très uniformément et présente alors une surface parfaitement unie.

Je ne saurais trop recommander de mettre le plus grand soin à placer en dehors l’endroit du papier

et de faire porter contre la glace son envers, c’està-dire le côté sur lequel se voit l’empreinte de la toile métallique.

PAPIER ENCOLLÉ.

Le montage sur glace des papiers enduits d’un encollage supplémentaire doit être fait un peu différemment, car l’albumine ou la gélatine qu’ils contiennent nest presque jamais complètement insoluble, quoi qu’en disent les fabricants ; il faut donc prendre quelques précautions pour éviter les accidents qui résulteraient d’une dissolution partielle de l’encollage.

Le papier, au lieu d’être plongé dans l’eau, est simplement humecté au moyen d’une éponge humide, que l’on passe à l’envers du papier, étendu préalablement sur un matelas de papier très propre.

Lorsque l’eau a suffisamment pénétré et que le papier est distendu également, on pose dessus la glace talquée et on colle les bords comme nous l’avons indiqué plus haut.

La gélatine peut alors être étendue sur ces glaces recouvertes de papier, absolument comme sur des glaces ordinaires ; et ce procédé permet de relever les feuilles gélatinées et de les faire entrer plus facilement dans le séchoir, ou de les poser plus aisément sur des tablettes lorsqu’on opère le séchage dans une pièce spéciale.

Sur glace talquée.

Il nous reste encore à indiquer une méthode qui est peut-être la meilleure de toutes, et que l’on doit toujours préférer, quoique plus longue, pour les essais et pour les petites dimensions : elle consiste à étendre, par la méthode ordinaire, de l’émulsion sur des glaces talquées, et à déposer sur la couche de gélatine bromurée, aussitôt qu’elle a fail prise, une feuille de papier recouverte ou non d’un des encollages que nous avons décrits.

On place sur le dos de cette feuille un buvard épais, et, au moyen de la racle en caoutchouc, Ton cherche à obtenir une application exacte du papier sur la gélatine. Il ne reste alors, après séchage, qu’à enlever les couches : celle-ci adhère complètement au papier et abandonne facilement le verre, grâce à la mince couche de talc qui est interposée ( ] ).

M. Lamy nous a préparé d’excellentes couches par ce procédé.

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