OBSERVATIONS
Dans toutes les opérations que nous venons de décrire, on n'a dûremarquerquedes manipulations très-simples et qui, pour la plupart, ne ressemblent en rien à celles des procédés inapplicables qui ont été donnés jusqu'à ce jour par différents auteurs.
Je suis loin de dire qu'une main maladroite doive obtenir au premier essai des résultats parfaits, car il y a quelques opérations qui nécessitent une certaine dextérité, mais on verra cependant qu'aucune des manipulations ne présente de difficulté réelle.
Le vrai talent du photographe qui connaît un bon procédé , consiste à l'appliquer avec une grande régularité tout en se laissant guider aussi par le bon goût.
On ne saurait trop recommander aux amateurs l'observation la plus scrupuleuse de tous les petits détails qui se rattachent à chaque opération, car tous ces soins minutieux qui peuvent séparément paraître de peu d'importance , constituent , dans leur ensemble, un tout sans lequel il est tout à fait impossible d'obtenir un résultat complet.
La propreté est dans toutes ces opérations une condition nécessaire, et on doit, par-dessus tout, éviter, pendant le développement de l'image négative, le voisinage de l'hyposultite de soude; le seul contact des mains, si l'on en avait touché depuis peu de temps, occasionnerait sur le cliché, pendant cette opération , des taches qu'il est trèsdifficile de faire disparaître.
Il est bon aussi, tant pour le négatif que pour
le positif, d'avoir une cuvette spécialement destinée aux dissolutions d'argent, sans qu'on soit jamais obligé de s'en servir pour les dissolutions d'hyposulfite de soude, de même que des entonnoirs étiquetés pour remettre chaque dissolution dans son flacon.
Comme on sait que toute matière organique réduit rapidement les sels d'argent, on ne doit toucher leur dissolution qu'avec des baguettes de verre, et il faut considérer comme un contre-sens l'usage des cuvettes de gutta-percha qui a été conseillé dans plusieurs traités.
Lorsqu'on est obligé de noircir, comme nous l'avons dit, certaines parties du ciel d'un cliché, on se sert pour cela d'encre de chine très-épaisse, ou bien encore, du noir en tablettes broyé au miel, tel qu'on le trouve dans le commerce préparé pour la gouache.