RÉSERVE A L* ALBUMINE POUR PHOTOTYPOGRAVURE
netteté parfaite et il a une résistance suffisante à toutes les liqueurs mordantes. On peut l'appliquer sur n'importe quel métal.
Nous empruntons cette description à un praticien très compétent, M. Henri Galmels, qui s'est plu à vulgariser, au grand profit de tous, une méthode que la plupart des photograveurs qui l'emploient ont soin de tenir cachée.
On prépare la solution suivante :
Eau 10 parties.
Blanc d'œuf 1 »
Bichromate de potasse (solution
saturée) — 1 »
Bichromate d'ammoniaque . -J- »
ou bien encore
Albumine. . ; :......... ' 48 parties.
Eau 480 »
Bichromate d'ammoniaque pulvérisé 8 »
' Poiir préparer une de ces solutions, on prend un flacon propre dans lequel on met du verre brisé, le blanc d'œuf et le bichromate, puis on agite le flacon pendant une minute environ, on laisse reposer deux heures et l'on filtre la solution à. travers un tampon de coton avant d'en faire usage. .
' Cette solution peut servir pendant deux jours environ; si l'on veut la conserver plus long-
temps, il faut y ajouter un peu d'acide citrique. Pour l'impression sur zinc, la plaque devra être convenablement polie et très unie. On met à sa surface du blanc ou de la poudre de pierre ponce très fine et Ton frotte avec un chiffon propre plongé dans l'eau. On lave ensuite la plaque sous un robinet et on la plonge une minute environ dans un bain composé de :
Eau 100 parties.
Acide nitrique 1,'25 »
Alun 3,75 »
On lave de nouveau sous un robinet et Ton essuie avec un tampon de coton pour enlever le dépôt formé par l'acide.
On verse alors à la surface de la plaque la solution d'albumine dont l'excès est rejeté dans un récipient : on le verse une seconde fois sur la plaque que l'on soumet ensuite à l'action de la tournette en lui imprimant une vitesse modérée.
Il faut éviter une trop grande vitesse qui provoquerait la formation d'une sorte d'étoile au centre de la plaque.
Après un mouvement de rotation prolongé pendant une demi-minute, la plaque est enlevée de la tournette et séchée à une chaleur douce. Aussitôt refroidie, elle est prête à être exposée.
Quand on opère sur le cuivre, qui a une grande affinité pour les corps gras, il n'est pas nécessaire
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que Talbumine soit douée d'une résistance absolue à toute action acide.
Les avantages du procédé à la poudre ne consistent pas seulement dans la simplification et dans Tamélioration du procédé à l'albumine sur zinc, ils permettent encore de l'appliquer sur d'autres métaux qui, sans cela, devraient être traités autrement que le zinc.
L'exposition à la lumière solaire variera naturellement suivant l'intensité du cliché, il n'est pas de règle à cet égard; on use d'un actinomètre comme moyen d'arriver plus sûrement à la durée de pose voulue.
Au sortir du châssis-presse, la plaque est posée sur un marbre bien plan où on l'encre bien régulièrement au rouleau avec de l'encre à transport diluée avec un peu d'essence de térébenthine rectifiée, on continue jusqu'à complète évaporation de l'essence. La plaque présente alors une surfcxce d'une couleur régulière gris foncé. On la met dans une cuvette pleine d'eau propre pendant une ou deux minutes et l'on frotte ensuite sa surface avec un tampon de coton propre.
Quand les parties blanches les moins étendues se sont bien découvertes, on rince la plaque sous un robinet et l'on fait sécher aussi vite que possible.
On use d'une chaleur modérée pour accélérer la dessiccation. Dès qu'elle est complète, on applique
soigneusement, avec un pinceau doux, la poudre dont voici la composition :
Bitume de Judée pur 60 parties-
Poix noire 25 »
Résine 15 »
On fait fondre le tout dans une capsule émaillée sur un réchaud à gaz; on malaxe de temps en temps, le plus souvent possible, et, au bout de quelques heures, on a un mélange bien complet.
On coule alors dans de l'eau froide et l'on porphyrise jusqu'à ce que l'on ait une poudre impalpable.
On peut d'ailleurs trouver cette poudre toute prête (M> ce qui est préférable, toute manipulation de cette sorte n'étant pas facile à exécuter chez soi sans des outils et des moyens spéciaux.
Une fois l'image entièrement poudrée, on rejette l'excès de la poudre qui pourrait amener la formation de points dans les blancs; cela fait, on chauffe la plaque sur un réchaud à gaz recouvert d'une plaque dite à chauffer. Quand la surface devient luisante, la poudre est en fusion et l'image a l'apparence d'une impression au bitume; on laisse refroidir. Toutes les retouches peuvent alors être faites avec de l'encre lithographique ou d'autres encres grasses, puis on soumet la planche
(*) Chez MM. Penrose et €'•, à Londres.