CHAP. XIII. — PHOTOGRAVURE EN CREUX
Nous dépasserions les limites de ce Traité si nous insistions davantage sur Texécution des moulages galvanoplastiques . La méthode que nous venons de décrire suffît bien pour en donner une idée et, pour plus de renseignements, il faudra recourir à des Ouvrages spéciaux de Galvanoplastie ; seulement nous indiquerons dans l'Appendice le procédé que nous croyons être celui de M. Rousselon.
Procédé de gravure typographique de M. O. Baratti
L'auteur de ce procédé, publié dans la Caméra oscura, affirme qu'il l'emploie avec succès pour produire des reliefs d'après un cliché photographique ; il n'est applicable qu'aux reproductions d' estampes et de dessins et est basé sur les propriétés de la gélatine bichromatée.
Le cliché sur verre collodionné doit être très fin et donner toutes les demi-teintes.
Une première impression en relief est obtenue sur gélatine bichromatée. Pour cela, Tauteur enduit une plaque de verre d'une couche de gélatine anglaise, très pure, dissoute au bain-marie dans quatre fois son poids d'eau après vingt-quatre heures de macération, et à laquelle il ajoute 1*^^ de la solution suivante :
Bichromate d'ammoniaque 16 »'
Eau 50'*
En tenant compte de Févaporation, le mélange doit présenter, au moment de s'en servir, un volume de 100^*^; s'il était trop épais, il faudrait y ajouter un peu d'eau tiède.
Dès que le bichromate a été ajouté, il faut éviter l'action de la lumière.
Ce mélange s'étend sur la plaque, posée de niveau, au moyen d'une règle en verre. L'épaisseur de cet enduit doit être de 2""" à S*"*" ; la dessiccation n'exige pas plus de quarante-huit heures.
L'exposition se fait dans un châssis s'ouvrant en portefeuille, et dans lequel les deux plaques de verre sont étroitement juxtaposées.
Souvent il se produit pendant l'exposition une légère buée provenant des traces d'humidité restant à la surface des deux plaques. Pour éviter cet inconvénient, l'auteur conseille d'appliquer sur la couche de gélatine une feuille de papier végétal aussi mince et aussi transparent que possible, ou, ce qui est préférable, de se servir d'un négatif sur papier ciré.
Après l'exposition, on place, au sortir du châssis, la plaque impressionnée sur un support bien horizontal, et on la couvre d'eau tiède qu'on renouvelle de temps en temps pendant cinq à six heures.
Pour obtenir la planche en relief qui servira au tirage des exemplaires, on prend une feuille de carton de la dimension de la glace et on la découpe
de façon à laisser entièrement visible l'image sur laquelle on la pose; on place ensuite sur cette feuille une sorte déboîte rectangulaire sans fond, un peu plus grande que le dessin, dans laquelle on verse une certaine quantité de pâte liquide faite avec du plâtre de Paris réduit en poudre impalpable et un peu d'eau. Après une demi-heure environ, cette pâte se durcit et forme un moule qui peut se séparer de la gélatine dont il garde l'empreinte exacte.
On reconnaît que le plâtre est parfaitement sec quand il a acquis une blancheur éclatante; alors, c'est-à-dire dans un espace de trois ou quatre jours, on peut le soumettre à un traitement qui a pour objet de lui donner la dureté et la résistance nécessaires pour supporter l'action de la presse. Le moyen le plus sûr est de le plonger à plusieurs reprises dans un bain d'huile de lin, en le laissant sécher et l'immergeant alternativement.
Procédé de Maréchal et Tesslé du Motay
Ces inventeurs expliquent qu'ils ont dû renoncer tout d'abord à l'emploi des métaux et des pierres comme agents reproducteurs.
Dès lors, ils ont dû chercher si des substances d'une autre nature que des métaux et des pierres ne permettraient pas^ par la ténuité et la conti-
nuité de leurs pores, une impression aux encres grasses sans grains apparents.
Les corps de nature organique pouvaient seuls, disent-ils, satisfaire aux conditions du problème ainsi posé. En effet, un mélange de colle de poisson, de gélatine ôt de gomme étendu en couche uniforme sur une plaque métallique bien dressée, après avoir été, au préalable, additionné d'un des sels acides de chrome, est de tous les véhicules que nous ayons trouvés celui qui prend le mieux les corps gras proportionnellement aux intensités des gradations du blanc au noir produites par la lumière.
Les sels acides de chrome auxquels nous avons eu recours ne sont ni les chromâtes, ni les bichromates; ces deux sortes de sels, dont la sensibilité, en raison de l'épaisseur de nos couches impressibles, est insuffisante, ne nous ont donné que des images ou incomplètes ou insolées.
Les trichromates alcalins eux-mêmes employés seuls, bien que donnant des images mieux réduites, n*ont pu suffire aux exigences du problème à résoudre; ce n'est qu'en les additionnant d'acides ou de sels acides d'oxygène, tels que les acides formique, gallique, pyrogallique, etc., ou des sels solubles formés par les mêmes acides, ou môme encore des sels organiques également avides d'oxygène, tels que les hyposulfites, les sulfites, les bisulfites, les hypophosphites, les phosphites, etc., que nous avons obtenu le résultat cherché.
Le même résultat a été également obtenu par l'emploi des trichromates de potasse et du bichlorure de mercure et des autres sels chromo-mercuriques, mais, dans ce cas. les images obtenues s'encrent en sens négatif; d'où il suit que pour obtenir des images encrables en sens positif, nous avons dû employer des clichés positifs.
Les trichromates de potasse additionnés de corps avides d'oxygène, aussi bien que les sels chromo-mercuriques, ont en outre la propriété essentielle d'agir sur le mélange de colle de poisson, de gélatine et de gomme
au contact du cuivre, sur lequel nous produisons cette couche de façon à rendre immédiatement insoluble la partie de la couche qui se trouve au contact du métal.
Cette insolubilisation se fait d'autant mieux que cette couche est portée à une température plus élevée que celle du milieu ambiant.
Aussi avons-nous soin de chauffer pendant une ou plusieurs heures les plaques métalliques, recouvertes de leur véhicule, dans une étuve dont la température est maintenue à 50° environ. Sans cette opération indispensable, les couches de colle de poisson, de gélatine et de gomme ne soutiennent pas l'action du rouleau imprimeur des corps gras, et s'écorchent sous l'action de râteau des presses lithographiques.
Lorsque les planches métalliques recouvertes de couches sensibles ont été exposées pendant un temps suffisant à une température de 50°, on les soumet à l'action de la lumière sous un cliché négatif.
Le temps de pose varie avec l'état du jour et de la saison. Les circonstances étant les mêmes, le temps de réduction des images est sensiblement égal à celui des images au chlorure d'argent. Quand les plaques ont été impressionnées, elles sont soumises d'abord à un lavage prolongé, puis desséchées à l'air libre ou à Tétuve. Ainsi préparées, elles sont aptes à recevoir l'impression aux encres grasses, soit par le tampon, soit par le rouleau.
Dans cet état, la planche destinée à recevoir l'impression ressemble à un moule à surface ondulée, on dirait une planche gravée à l'aquateinte mais sans grain.
En effet, comme dans ces sortes de planches, les creux se garniront d'encre et les blancs resteront découverts; mais, pour remplacer le grain absent, ce sera l'eau contenue dans les pores de la couche non insolée qui éloignera les corps gras des blancs restés à nu, tandis que les parties insolubilisées, c'est-à-dire les creux de la planche, retiendront les encres grasses avec d'autant plus de force que la lumière les aura rendues moins perméables à l'eau.
D'où l'on peut induire que ces planches participent tout à la fois des propriétés de la gravure et de la lithographie et qu'elles se trouvent être ainsi comme produites par la synthèse de deux phénomènes chimique et physique dont l'observation est due au double génie de Senefelder et de Poitevin.
Ces sortes de planches ne peuvent donner qu'un tirage relativement restreint, d'environ soixante-quinze bonnes épreuves.
Mais, au moyen d*un clichage rapide, il est possible de les multiplier indéfiniment :
Pour obtenir ce clichage on opère comme suit ;
On étend sur verre, papier ou sur tout autre subjectile une couche de coUodion au tannin, on sensibilise par superposition un cliché négatif ou positif.
Cette sensibilisation est instantanée à la lumière solaire, elle peut durer de une à quelques secondes à la lumière artificielle; l'image est ensuite révélée, développée et fixée au moyen des agents révélateurs, développateurs et fixateurs habituels.
Après quoi, on prend une feuille de gélatine sèche, on la mouille et on la fait adhérer avec soin au collodion sur lequel l'image du cliché est reproduite. La gélatine se colle au collodion et devient assez adhésive pour qu'on puisse enlever au verre ou au papier le collodion qui fait corps avec la gélatine desséchée.
Le cliché sur gélatine ainsi produit, sert à son tour d'image positive ou négative pour reproduire de nouveaux clichés, et ainsi de suite sans l'intermédiaire du verre ou de tout autre subjectile transparent.
Par cette méthode, on peut obtenir en un jour, soit à la lumière naturelle, soit à la lumière artificielle, plusieurs centaines de clichés; ces clichés sont d'une extrême finesse et pourront servir à la multiplication indéfinie, non seulement des planches photographiques, mais encore des épreuves obtenues par les autres méthodes photographiques.
Le procédé qui précède n'est pas autre chose qu'une méthode de photocoUographie sur métal comme support de la couche de gélatine imprimante ; mais, ainsi qu'il y est dit, ce procédé tient à la fois de la lithographie et de la gravure et il peut surtout être fort utile à cette dernière application, à cause de la pureté des transferts qu'il permet d'obtenir avec le concours de la Photographie. C'est pourquoi cette description méritait do prendre place dans ce Traité.
Procédé de gravure photographique
en creux et en relief de M. Robert de Gourtenày
Cette méthode paraît avoir une ressemblance toute particulière avec celle de M. Drivet; en voici la description :
La surface imprimante, qu'il s'agisse de gravure en taille-douce ou de gravure en relief, est formée de cuivre déposé électriquement et renforcée, lorsque cela est nécessaire, en coulant derrière la plaque un métal plus fusible. La matrice sur laquelle ce cuivre a été appelé à se déposer est un moule obtenu par Faction de la lumière sur une couche sensible formée de gélatine mélangée de gomme adragante, de sucre et d'un sel à acide chromique, de préférence le chromate double de potasse et d'ammoniaque.
Après avoir développé par immersion dans l'eau
et avoir ainsi, ou bien dissous les parties non insolées, ou bien, suivant le sujet, simplement gonflé ces mêmes parties, on procède à une opération ayant pour but de durcir la gélatine, d'améliorer sa texture, et enfin d'augmenter son pouvoir conducteur pour l'électricité.
On obtient ce résultat chimiquement en faisant successivement usage de solutions de fer et d'argent, qui réduisent ce métal à l'aide de poudre extrêmement divisée.
Le procédé est matériellement facilité, en étendant à la brosse, sur la gélatine préalablement nettoyée, de l'argent métallique divisé, en introduisant dans une solution de nitrate d'argent du cuivre galvanoplastique, recueillant et séchant le produit. L'argent, étant un excellent conducteur de l'électricité, détermine une précipitation immédiate de cuivre sur le moule entier aussitôt qu'il est mis en contact avec la pile.
On opère de la manière suivante : S'il s'agit de gravure en taille-douce, on prend d'abord un cliché photographique et on le transforme en un positif transparent, à l'aide d'un collodion spécial. Dans ce collodion, on a ajouté une certaine proportion de silice précipitée obtenue en traitant le verre soluble par l'acide chlorhydrique, et évaporant à sec. L'addition de la silice, de la manière qui vient d'être indiquée, a pour effet de produire sur le positif un grain fin et délicat qui se repro-
duit ensuite sur la couche gélatineuse, et par suite sur la planche de cuivre ; celle-ci se trouve ainsi placée dans de bonnes conditions pour retenir l'encre. On peut, dans le même but, employer du verre finement pulvérisé.
Sur une glace on étend alors le composé chromaté dont il a été précédemment question; puis, lorsque la couche est sèche, on la met au châssispresse, en contact avec le positif graine dont il vient d'être parlé. On expose pendant un temps suffisant pour que, au sortir du châssis et au contact de Teau, la couche se transforme en un relief prononcé. Celui-ci étant encore humide est, aussitôt après le développement, recouvert de sulfate de fer, lavé et mis à sécher.
Lorsque la dessiccation est complète, avec une peau de chamois on nettoie soigneusement la surface et on la barbouille ensuite d'argent réduit que Ton étend à Taide d'une brosse.
A la suite de ce traitement, le relief gélatine est immergé dans une solution de nitrate d'argent et de sucre de raisin, et enfin soumis à l'action du sulfate de fer ; au moyen de cette matrice en gélatine on obtient, par le procédé galvanoplastique, un fac-similé en creux, dont on brunit les lumières afin d'obtenir plus d'effet.
S'il s'agit d'obtenir une gravure en relief destinée au tirage typographique, on suit exactement la même marche; seulement, au lieu de faire
usage d'une épreuve positive, c'est le cliché négatif qu'on met directement en contact avec la couche gélatineuse.
On obtient une plus grande vigueur en enlevant toute teinte dans les grandes lumières ou en recouvrant celles-ci d'un excès de gélatine avant de procéder aux opérations galvanoplastiques.
Photographie en relief, par M. Gummings (1861).
Tout moyen d'obtenir des reliefs à l'aide de la Photographie peut venir en aide à la Photogravure: c'est pourquoi nous croyons devoir reproduire la méthode indiquée par M. Gummings :
Sur une feuille très fine de gutta-percha collée des quatre côtés sur un châssis, on verse une couche de gomme arabique mélangée avec du bichromate de potasse. Quand cet enduit est sec, on l'expose à la lumière sur un cliché photographique ordinaire, après quoi l'on fait fondre la gomme encore soluble, et on laisse sécher Tépreuve.
Jusque-là, les opérations sont les mêmes que pour le procédé de tirage au charbon.
La feuille est alors en partie élastique et en partie non élastique. On place ensuite horizontalement le châssis, de façon que l'épreuve se trouve en dessous, et Ton verse de l'eau chaude à la surface. L'effet de ce traitement est de faire soulever la gutta-percha partout où il n'y a plus de gomme, de telle sorte que les grandes lumières se détachent et forment bas-relief. En laissant refroidir et en retournant le cadre, on s'aperçoit que les blancs se sont gonflés considérablement, ce qui produit une représentation exagérée des objets.
L'emploi d'un véhicule formé d'une feuille de gutta-percha constitue la caractéristique de cette méthode.
Procédé de Photogravure de MM. Macgill et Pine (brevet pris en Amérique en 1872).
Yoici comment ces auteurs décrivent les opérations préliminaires de leur procédé :
(( Nous prenons, disent-ils, une plaque d'argent pur, ou un alliage, et après Tavoir bien polie, nous la soumettons à l'action de Tiode ; il se forme ainsi une couche d'iodure d'argent.
» Nous exposons alors cette plaque à l'action de la lumière dans la chambre obscure et sur un négatif photographique, jusqu'à ce qu'une faible image se dessine. La plaque est alors soumise à l'action d'une pile électrique (solution de cuivre) et il se forme une image très complète en cuivre, le dépôt de ce métal s'attachant uniquement sur les parties de la planche qui ont été rendues conductrices de l'électricité par l'action de la lumière, tandis que les parties non exposées restent non conductrices. »
La plaque est ensuite séchée et soumise à un mordant composé d'acide sulfurique saturé de nitrate de potasse ou de leurs équivalents. Les ombres ou les parties de la surface d'argent alté-
rées par la lumière sont immédiatement attaquées, tandis que le dépôt cuivreux du bain galvanique n'est pas effecté.
Après morsure suffisante, le dépôt de cuivre peut être enlevé par l'eau régale, qui n'attaquera pas la plaque d'argent, et Ton aura une image finement gravée.
Pour graver sur tout autre métal, il faut d'abord procéder à Fargenture des plaques. Ce procédé semble plus spécialement propre à la gravure de traits.
Héliogravure. Procédé du D>^ Borlinetto
Voici la manière d'opérer :
Après avoir enduit une plaque de collodion au ricin et ravoir laissé sécher, on transporte sur ce collodion l'image d'une gravure aux poudres indélébiles obtenue avec du papier gélatine fort, on le laisse sécher et après on l'enduit d*un vernis de gomme élastique à la benzine. Lorsque le vernis est bien sec, on passe dessus, avec un pinceau, de la poudre d'argent très fine obtenue par le chlorure d'argent dissous dans l'ammoniaque et réduit au moyen d'une lame de cuivre; après quoi l'on couvre la plaque de cuivre que l'on porte à l'épaisseur convenable par le moyen de la pile.
Ce qui caractérise cette méthode, c'est l'emploi d'un isolant entre l'épreuve au charbon et le dépôt galvanoplas tique.
Influence des dépôts métalllc[aes snr le zlno
mis en présence des acides et des alcalis et Procédés
d'Héliogravure (1878), par M. Gourdon.
Les travaux de M. Merget ont montré que le zinc recouvert par précipitation d'un métal des trois dernières sections n'est attaquable par l'acide azotique étendu qu'aux points restés à découvert, tandis que, dans les acides sulfurique, chlorhydrique, acétique, etc., étendus, il est au contraire attaqué aux points seuls où le métal étranger le recouvre. En suivant cette voie, on peut observer de nouveaux faits intéressants.
1 . — Le zinc recouvert de certains métaux acquiert la propriété de s'altérer avec une facilité excessive ; ainsi, en recouvrant par places une lame de ce métal d'une légère couche de platine pulvérulent, couche qu'on peut produire en écrivant simplement sur la lame avec une solution de bichlorure de platine, il est possible de déterminer l'attaque du zinc aux points où se trouve le platine, avec de l'acide sulfurique étendu de 7000 volumes d'eau.
Si l'on remplace le platine par l'or, on pourra dissoudre le zinc en étendant l'acide sulfurique de 5000 fois son volume d'eau.
Le cuivre agit encore avec un acide étendu de 4000 volumes; puis viennent :
L'argent 3500 volumes
L'étain 1500 »
L'antimoine 700 »
Le bismuth 500 »
Le plomb 400 »
2. — Le mercure, bien que placé parmi les métaux des dernières sections, ne donne pas une réaction identique à celle de ces métaux. L'action qu'il provoque est assez irrégulière ; déposé sous la forme saline sur le zinc, il produit une tache qui va en s'élargissant d'instant en instant, et la dissolution du zinc ne paraît active que sur les bords de cette tache.
3. — Les arsénites, arséniates et antimoniates solubles donnent des taches variables d'aspect et favorisant encore la dissolution du zinc, mais l'action est moins vive.
4. — Aux métaux des trois dernières sections, cités par M. Merget comme rendant le zinc sensible à l'action des acides étendus, j'ajouterai le cobalt, le nickel et le fer, qui doivent être comparés au platine, quant à l'intensité de l'attaque qu'ils provoquent lorsqu'ils sont déposés sur le zinc.
Le cobalt même peut déterminer la dissolution de ce métal dans de l'acide sulfurique étendu de 10000 volumes d'eau.
APPENDICE. i95
5. — Les sels alcalinisés par l'addition d'une petite quantité d'ammoniaque donnent lieu à des dépôts plus actifs que ces mêmes sels employés seuls. Une solution de chlorure de nickel ordinaire produit une tache agissant avec de Tacide sulfurique étendu de 3000 volumes d'eau: la mémo solution, additionnée d'ammoniaque, n'exige que de Tacide étendu de 7000 volumes. Le chlorure de cobalt ammoniacal n'exige qu'un acide contenant une quantité d'eau deux fois plus considérable.
6. — Les sels de môme base, à acides différents, ne se comportent pas d'une façon identique. Les chlorures donnent des dépôts plus énergiques que les azotates (^).
7. — Certains sels qui, employés purs, ne produisent aucun dépôt, en produisent au contraire de très actifs, s'ils ont préalablement été traités par l'ammoniaque. Gomme exemple, je citerai le sulfate ferreux.