Eau distillée
Chlorure d'or fondu 0«% 50
La gomme se fait dissoudre à chaud ou à froid, puis on filtre dans un flacon; les bichromates se font dissoudre également à chaud ou à froid dans de l'eau distillée et l'on filtre sur la solution de gomme; enfin, on fait dissoudre le chlorure d'or dans de l'eau distillée versée ensuite sans filtrer sur les deux autres dissolutions. On agite le flacon pour accomplir le mélange.
Pour couler la couche sensible, l'opératipii
réussit très bien quand on a à sa disposition une tournette ; il en est de divers modèles.
Le mieux est d'employer celles qui permettent de renverser la plaque; on fait l'opération sur une source de chaleur afin d'obtenir une dessiccation rapide.
On y revient à deux fois.
Cela fait, on expose la plaque sous un cliché photographique, en plein soleil ; la pose ne dure que deux minutes à deux minutes et demie, suivant la densité du cliché.
Développement. — A des cendres de sarments de vigne tamisées très fin, on ajoute environ 3^'' de carbonate de chaux par 100«' de cendres. Bien mélanger.
Après la pose, on rentre le châssis dans une chambre un peu claire ; inutile qu'elle soit éclairée en jaune. On dépose la plaque de zinc sur une table et avec un blaireau doux légèrement chargé de cendres on frotte la surface jusqu'à ce qu'on distingue les détails de l'image. Les parties de la couche sensible qui n'ont pas été atteintes par la lumière doivent disparaître et les parties frappées formant le dessin doivent demeurer intactes.
. Après, on met la plaque à l'envers sur un grillage en fil de fer au-dessus d'un réchaud, où elledoit se chauflFer aussi fortençient que possible, puis on Tenlève poiu* la laisser refroidir. Une fois
qu'elle est froide, elle est plongée dans la cuvette à graver, contenant un bain d*eau à 2 pour 100 d'acide nitrique, où elle reste pendant vingt secondes, en balançant sans cesse la cuvette, puis on lave la plaque sous un robinet d'eau claire et' on laisse sécher. Le dos et les côtés sont ensuite passés au vernis, à la gomme laque, puis séchés.
Avant de commencer l'encrage, on gomme la planche avec la solution de noix de galle.
L'encrage a lieu avec l'encre ci-après, jusqu'à ce que le dessin paraisse tel qu'il doit être :
Cire jaune 50«'
Bonne encre typographique 150
On met sur le feu la cire dans un vase de terre vernissé, on ajoute l'encre typographique lorsqu'elle est fondue, en agitant jusqu'à parfait mélange.
Après l'encrage, on procède aux morsures suivantes à froid, en ajoutant au bain de la cuvette 2 pour 100 d'acide nitrique augmenté d'autant à chaque morsure.
Ces opérations successives demeurent ici les mêmes que pour le procédé habituel de Photogravure en relief. Les morsures peuvent varier au nombre de cinq à dix, mais après la cinquième on n'augmente ni la durée du bain, ni le chauffage ; ou ajoute seulement, chaque fois, 2 poiu* 100 d'acide nitrique.
Des mesures suivantes dépend le succès :
Premièrement, — Chauffer de plus en plus après chacune des morsures pour que l'encre se liquéfiant coule légèrement dans les traits sans cependant en atteindre le fond, car le bain ne pourrait plus mordre. La finesse du travail repose entièrement sur la manière dont le chauffage est plus ou moins exactement pratiqué.
Secondement. — Pendant le séjour de la plaque dans le bain, on balance la cuvette régulièrement. De temps en temps elle est sortie et lavée avec une éponge fine légèrement imbibée d'eau acidulée à 2 pour 100 d'acide nitrique qu'on a auprès de soi dans un bol, c'est-à-dire qu'il faut que la plaque soit lavée chaque fois qu'elle devient grisâtre, ce qui est la preuve que des sels nuisibles se forment et se déposent à la surface et que le bain n'a plus d'action.
Lorsqu'on juge que la morsure a atteint assez de profondeur, on lave à l'eau pure, puis à la benzine. La benzine s'étend uniformément sur la plaque qu'on frotte ensuite en tous sens avec une brosse dure et l'on rince à l'eau pure. Ce premier nettoyage terminé, on passe sur la plaque une solution de potasse coupée d'eau jusqu'à ce qu'elle devienne très propre; on lave encore une fois à l'eau pure et on laisse sécher.
Nouveau procédé d'impression photomécanique (1883).
Ce procédé est basé sur la possibilité de créer des plaques minces perforées de très petits trous. Avec le concours de la Photographie on produit ainsi des images représentées par des trous plus ou moins rapprochés ou écartés et correspondant à Teifet obtenu dans la Phototypographie à demiteinte avec les points noirs plus ou moins rapprochés ou plus ou moins gros.
En somme, le procédé consisterait dans remploi d'un négatif ou d'un positif (suivant le résultai à réaliser) avec réseau, que l'on imprimerait au contact d'une feuille de métal très mince enduite de part et d'autre d'une matière sensible isolante, par exemple de bitume.
Un des côtés serait exposé à la lumière pour rendre le bitume tout à fait insoluble, l'autre côté serait exposé sous le cliché photographique, et les points clairs de ce cliché se traduiraient seuls par des points de bitume insolubilisés.
Après développement à l'essence de térébenthine, on fait mordre au perchlorure de fer jusqu'à entière perforation du métal dans toutes les parties non protégées par des points de bitume; on lave, on enlève, si besoin est, tout le bitume . insolubilisé et l'on a une feuille perforée capable
de fournir une image, si, en l'appliquant sur une feuille de papier, on brosse la surface supérieure du métal avec un pinceau très fin chargé de matière colorante.
Ce moyen d'impression ne donnera jamais des résultats comparables à un bon tirage d'après un bloc phototypographique, mais il est des cas où Ton pourrait avoir avantage à user d'un procédé semblable.
Il est évident que le phototype photographique à employer en pareil cas doit présenter un réseau assez ouvert, car il est douteux que Timpression puisse produire des épreuves suffisamment lisibles avec un réseau très serré (M.
Quelques suggestions quant à l'avenir des procédés d'impressions photomécaniques (1883).
Les deux procédés les plus importants pour Timpression avec de l'encre grasse sont ceux qui ont pour base la Lithographie et la Typographie, et ce sont ces procédés qui sont invariablement adoptés quand il s'agit d'exécuter dans un temps très court un grand nombre d'épreuves.
Les procédés de gravure en creux et même la CoUographie peuvent présenter de certains avantages pour une classe spéciale de travaux ; mais ils
(') Note inspirée par un article du Photographie News,
ne peuvent rivaliser avec la Typographie ou avec la Lithographie pour des travaux industriels courants.
Il arrive très souvent que le négatif convenable aux opérations lithographiques ou typographiques n'a pas' les dimensions voulues, et, en pareil cas, il est d*usage de reproduire ce négatif au format désiré, opération qui souvent occasionne un retard considérable.
Or il est de plus en plus reconnu que la rapidité d'exécution constitue un des principaux facteurs dans le choix des procédés photographiques à employer.
Nous pensons que dans presque tous les cas où Ton doit produire une surface imprimante par la Photographie et où la reproduction ne doit pas être de la même dimension que celle de l'original, on peut avantageusement adopter une méthode de projection pour imprimer l'image photographique sur la surface sensible employée.
Il n'y a pas à modifier beaucoup la façon habituelle d'employer la lanterne à projeter, sauf dans des cas spéciaux ; mais la nature de la lumière utilisée doit dépendre de la sensibilité de la couche. Si, par exemple, on désire opérer un transfert par l'encrage d'une surface de gélatinobromure impressionnée, une lampe ordinaire à la paraffine pourra servir, tandis que, dans d'autres cas, il sera nécessaire d'adopter une lumière plus actinique.
telle que la lumière oxycalcique, la flamme du magnésium ou l'arc électrique.
Dans chaque cas on doit disposer la lumière et le condenseur de telle façon que l'image de la lumière formée par le condenseur soit nettement au foyer, à la place même où le diaphragme de l'objectif se trouve ordinairement.
Et comme les positions relatives de la lumière, du condenseur et de Tobjeclif, les unes par rapport aux autres, peuvent être fixées et déterminées, l'opération de la mise au foyer peut s'effectuer en faisant mouvoir le chariot qui porte l'original négatif ou le positif à reproduire.
La vieille méthode de la division des demiteintes continues photographiques en points à Taide d'un réseau peut parfaitement se combiner avec la mé thode d'agrandissement ou de réduction , et nous devons noter que lorsque la rapidité d'exécution constitue une des considérations principales, le réseau peut être projeté sur la surface sensible avec une deuxième lanterne, simultanément avec l'image photographique, cette image photographique étant négative ou positive suivant le procédé adopté.
Dans d'autres cas, il suffira de faire usage d'une seule lanterne et de projeter soit le réseau sur la surface sensible, soit l'image en deux expositions séparées, ou bien de placer le réseau et l'original ensemble dans le . châssis de la lanterne V. 25
et de réaliser en une seule opération la combinaison des deux.
Partout où l'on dispose de la lumière électrique, si Ton a plusieurs épreuves à produire de dimensions non conformes à celles de l'original, il est bien préférable de les obtenir par la méthode des projections plutôt que de faire de nouveaux négatifs.
Combien sont plus importants les avantages réalisés avec la projection quand il s'agit d'agrandir ou de réduire la surface d'épreuves pour le relief woodburytypique, la GoUographie et la Photolithogi^phie ( * ) !
Perfectionnements aux clichés phototypegraphiques (1883).
La grande difficulté dans la production des clichés typographiques à demi-teinte est celle relative à l'obtention d'un grain très fin. On a tenté bien des expériences, telles que la cristallisation de sels à la surface d'une glace, etc., mais on a reconnu finalement que le meilleur de tous les grains était celui qui se produisait naturellement à la surface d'une plaque collographique pur le fait de la réticulation de la couche de gélatine.
C) Photographie News, 1883,
Une plaque coUôgraphique ordinaire est exposée à la lumière diffuse et elle est uniformément impressionnée par la lumière.
Le lavage auquel elle est ensuite soumise est la cause, sans plus, de cette réticulation.
Si maintenant on y passe un rouleau chargé d'encre grasse, on obtient une surface uniformément grise qui, observée avec soin, montre un grain très lin, ainsi qu'on le voit sur toutes les impressions coUographiques.
Un collographe expérimenté n'éprouve aucune difficulté dans l'obtention d'un grain plus ou moins fin à son gré.
La reproduction du grain coUôgraphique est maintenant obtenue à la chambre noire par le moyen habituel; il constitue une sorte de vermiculé que l'on voit très bien, s'il est agrandi à 4 diamètres.
Dans cet état d'agrandissement le grain est transporté sur pierre par un procédé de photolithographie et l'on en tire ensuite des épreuves sur papier.
Ces épreuves présentent un grain vermiculaire assez gros dans lequel on intercale à la main des points noirs très fins, ainsi qu'on le voit dans la fig. 43 ci-après.
Le grain ainsi modifié peut être considéré comme le grain type et il peut servir pour toute sorte de clichés typographiques.
A l'aide de la chambre noire, on prend une série de reproductions de ce grain type, quelquesunes sur une grande échelle, d'autres à une échelle plus ou moins réduite, et ces négatifs peuvent servir aux divers travaux en général.
Suivant qu'il s'agit d'obtenir un cliché typographique grand ou petit, on a recours à un négatif
Fig. 43.
portant un grain plus ou moins grand. Ces négatifs sont pellicules et conservés sous cette forme.
Pour produire une photolithographie ou une photozincographie grainée, la pellicule à grain est placée entre le négatif et le papier sensible, lequel après impression est traité comme d*habitude.
Mais, dans les travaux où les clichés typographiques doivent présenter de sérieuses qualités de modelé, ce moyen n'est pas bon, à cause du manque de netteté du résultat, par suite du contact imparfait du papier avec le cliché.
Il faut, ainsi que le font MM. Marriol et Sommer, placer la pellicule à grain (positive) dans la chambre noire, en avant de la plaque sensible,
et produire ainsi un cliché portant Timage et le grain combinés et dont les impressions seront parfaitement nettes.
Un procédé, que MM. Marriot et Sommer ont désigné sous le nom de méthode universelle d'impression^ a été indiqué par ces messieurs. Il consiste dans la production de clichés typographiques en gravant sur cuivre ou zinc d'après des phototypes positifs, qu'ils soient d'après des sujets à demiteinte ou blancs et noirs.
On imprime un grain type sur un papier photolithographique à transfert ordinaire, on l'encre avec un rouleau de velours en employant de l'encre à transfert.
L'impression est alors transportée sur zinc, lequel, après avoir été gravé pour produire un bloc typographique, donnera une impression négative. Mais, en appliquant le procédé ci-après, on peut obtenir un positif :
Le zinc recouvert d'une réserve est enduit d'une solution de gomme laque, soit :
Gomme laque brune 7 parties
Alcool 160 »
Ether coloré par addition de quelques gouttes de fuchsine 40 »
La solution de gomme laque s'attache seulement au métal nu.
Là où se trouve un enduit formé d'une solution de bitume dans de l'essence de térébenthine la
solution de gomme laque est repoussée et se forme en gouttelettes très fines.
La plaque de zinc est séchée, puis traitée avec de l'essence de térébenthine qui dissout le bitume et ne laisse la gomme laque que là où elle est en contact immédiat avec le métal.
L'image ainsi obtenue sur le zinc est renversée.
On peut maintenant la graver avec de Tacide nitrique par les moyens habituels. Cette méthode est applicable au zinc, au cuivre et à la pierre.
Une modification à cette méthode de production de clichés typographiques consiste à placer, comme ci-dessus, sur le zinc un transfert obtenu d'après un grain type diapositif, puis à renverser rimpression sur zinc de façon à obtenir des épreuves positives.
Dans ce cas, il faut substituer la méthode sui^ vante à celle que nous venons d'indiquer :
La plaque de zinc portant son impression est recouverte de cuivre en face d'une plaque de cuivre dans un bain de cyanure de cuivre et l'on fait agir un faible courant (^).
Après quoi, l'image transportée est enlevée avec de la térébenthine, et l'image de cuivre reste seule sur la plaque.
(') Le bain de cyanure de cuivre contiendra peu ou pas d'excès de cyanure de potassium, sans quoi le zinc serait mangé. La batterie électrique consiste en quatre éléments zinc- fer dans de l'acide sulfurique dilué.
Traitée avec de Tacide sûlfarique dilué, la plaque est gravée là où le zinc nu est visible, mais elle demeure intacte dans les parties recouvertes de cuivre.
Mais ce procédé est un peu plus compliqué que celui où Ton emploie la gomme laque (*).
Méthode de reproduction g^alvanoplastique des photo-reliefs, par Scamoni (1883).
Le meilleur moyen de tirer parti du relief des images photographiques consiste dans l'emploi d'un procédé électrotypique, car c'est ainsi qu'on obtient les clichés typographiques les plus parfaits.
Le relief doit être produit sur l'image photographique en plaçant celle-ci, soit verticalement, soit horizontalement, dans un bain galvanoplastique et en usant de tel générateur d'électricité dont on peut disposer.
Voici le moyen qu'emploie M. Scamoni, directeur des ateliers de Photographie annexés à l'établissement des papiers d'État en Russie :
Il se sert depuis quelques années, pour des plaques d'un format moyen, d'une cuve ayant 1" de longueur sur 20*^'" de largeur et de hauteur disposée comme l'indique la fig, 44 ci-après.
{*) Photographie Nev^s, 1883.
Les parois en bois et le fond sont reliés avec du plomb et recouverts avec un mélange chaud de poix et de gutta donnant une couche dont l'épaisseur est d'environ 8°*". Le treillis est placé à
Fig, 4'4.
a, bouton perforé de l'élément zinc ;
b, vase de terre poreux;
,c, fil conducteur isolé avec de la gutta, sauf à ses extrémités où il est bien poli ; un des bouts est introduit et maintenu dans
. le bouton perforé en a et l'autre est placé en contact avec la plaque portant le relief d. Cette plaque est enduite de cire et de graphite, cire dans les parties isolées, graphite dans les parties rendues conductibles;
e est un treillis placé au fond de l'auge.
25°"™ au-dessus du fond et maintenu à cetle place par des poids de plomb.
Les impuretés du bain s'accumulent au-dessous de ce treillis.
La densité de la solution de sulfate de cuivre doit être maintenue continuellement entre 35® et 38<> Baume (*).
Dans le cas d'une préparation neuve, la solution de sulfate
Pour assurer cette densité, on a soin de placer au haut du bain quelques récipients percés de trous et remplis de cristaux de sulfate de cuivre.
On remarque que le dépôt sur les côtés de la plaque en relief est d'une couleur de cuivre amorphe rouge brun, au lieu de présenter la couleur de chair de ce métal. C'est un indice qu'une trop grande quantité d'acide sulfurique absorbée par le zinc a passé du vase poreux dans la solution de cuivre.
Dans ce cas, il n'y a pas autre chose à faire que de verser le liquide dans un récipient en bois et d'ajouter de la chaux en poudre jusqu'à ce qu'il ne se produise plus d'effervescence.
Après ce traitement, le liquide est bien agité de temps en temps pendant quelques heures, puis abandonné au repos pendant une nuit, après quoi il est filtré, versé dans la cuve gai vanoplas tique et ramené à sa densité normale par l'addition d'une plus grande quantité de sulfate de cuivre.
Le vase poreux qui contient du zinc bien amalgamé doit être, peu avant d'en user, rempli d'acide sulfurique à 2°, 5 à 3° Baume, et, suivant la dimension de la plaque à recouvrir du dépôt galvanique,
de cuivre étant souvent trop faible et ne dépassant pas 19<» à 2f« Baume, il est usuel d'ajouter alors une quantité d'acide sulfurique suffisante pour élever d'un ou deux degrés la densité de la solution. Si cette addition n'a pas eu lieu, les particules de cuivre déposées présentent le caractère d'une poudre brun rougeàtre et ne s'attachent pas.
deux à quatre de ces vases doivent être placés en face les uns des autres.
Le haut de la plaque en relief doit être relié par un fil conducteur avec le haut du zinc.
Si, ainsi que cela est nécessaire dans le traitement des reliefs sur gélatine, il y a lieu de recouvrir rapidement toute la surface de la plaque avec du cuivre précipité, les vases poreux seront remplacés dans la journée par d'autres, bien lavés à l'eau et fraîchement garnis.
L'extrémité des fils doit être maintenue polie en les frottant fréquemment avec du papier d'émeri.
La plaque à reproduire galvanopiastiquement doit, avant d'être introduite dans la cuve, être lavée uniformément avec de l'alcool d'un degré élevé pour éviter les bulles d'air, puis immergée dans la solution aussi rapidement que possible, après quoi on la relie aux conducteurs.
Si la plaque a déjà reçu un dépôt de cuivre sur sa surface, on doit, avant une nouvelle opération à faire dans la cuve galvanique, la laver, la brosser légèrementavec un pinceau plongé dans de l'acide sulfurique dilué, afin de faciliter l'adhérence d'un nouveau dépôt de cuivre.
Quelquefois certaines parties de la surface de la plaque sont longues à se couvrir et il se produit alors une action oxydante. Il est alors nécessaire d'y veiller avec un peu d'attention.
On soulève la plaque hors du bain, dans Une position horizontale, et on la couvre avec une feuille de papier buvard plongée dans la solution de sulfate de cuivre.
Un morceau du buvard est enlevé là où se trouve la partie défectueuse et l'on assèche avec soin la gélatine à nu avec du papier.
Ces mômes parties défectueuses sont alors recouvertes avec soin d'une dissolution de caoutchouc dans de la benzine.
Quand ce vernis est sec, ce qui se produit très rapidement, on applique du graphite en tamponnant avec un sac de mousseline contenant de cette poudre.
Toute cette opération exige les plus grands soins, car il faut que toute la surface présente l'aspect d'un miroir parfait.
Le graphite de Sibérie très fin, que l'on a rendu bon conducteur par un traitement dans une solution de chlorure d'or, est le meilleur qu'on puisse employer pour cet objet.
Il convient de tourner fréquemment la plaque dans la cuve, de la changer de côté, sans quoi il ne se produirait pas un dépôt de cuivre uniforme si la pile électrique est assez puissante.
La précipitation du dépôt peut être activée si l'on promène à travers la cuve un sac contenant des cristaux de sel ammoniac.
Le nettoyage des plaques en relief, quand elles
ont une épaisseur suffisante, et leur séparation d'avec la couche de gélatine dans Teaa chaude sont exécutés par Scamoni avec Taide de potasse caustique, de chaux, d'huile et de poudre de charbon de bois; ou, dans le cas d'objets très délicats, au moyen de benzine et de caoutchouc.
En résumé, on remarquera que, malgré le très grand progrès accompli dans la voie de Télectrotypie et dans l'obtention du dépôt des divers mé* taux, le moulage de relief sur gélatine mince exige encore beaucoup d'expérience, une grande habileté et une patience extraordinaire (*).
\ Luxotype. Procédé de MM. Brown, Barnes et BeU (1883).
Ce procédé ressemble à tous ceux où il est fait usage d'un réseau diviseur de la demi-teinte coalinue. Il suffît de voir le résultat que représente la fig, 45 pour comprendre qu'il a été obtenu comme le sont les épreuves dues aux procédés Ives, Meisenbach, Husnik, etc.
Ce qu'il y a d'intéressant dans ce spécimen dé phototype à demi-teinte, c'est qu'il remonte à
C'est une réduction de l'épreuve publiée à cette
. ( * ) Photographie Nc\cs
Fi g. 45.
époque- par le Photographie News en septembre, page 580.
Procédé de gravure sur zinc du capitaine Biny,
pouvant être utilisé autrement que par tiragres
à la presse lithographique ( 1883).
Dessin au trait ou épreuves tramées, — Le capitaine Biny n'a indiqué ce procédé, si bien résumé dans ce qui suit, que pour son application au trait. Mais il va de soi qu'il s'applique également au tirage des sujets à demi-teintes, dès qu'on use de clichés tramés.
C'est pourquoi nous croyons devoir faire entrer cette description sommaire dans notre Traité de Photogravure :
1° Prendre du zinc à satiner, du commerce, exempt de stries, raies ou taches d'oxyde; ne pas le nettoyer au charbon, mais
2<> Le décaper, en le frottant avec un pinceau doux, dans de l'eau acidulée d'acide chlorhydrique à 3 pour 100;
3° Le laver et, tout humide, le plonger dans une liqueur contenant, à la température ordinaire, de Veau saturée d'iode et d'acide gallique en même temps y et 2 pour 100 d'acide phosphorique liquide;
4° Frotter le zinc au pinceau dans ce bain pour éviter la formation de bulles locales;
5° Laver le zinc à grande eau et l'essuyer entre des feuilles de papier buvard;
6° Quand il est bien sec, le recouvrir de matière sensible comme à l'ordinaire;
7** L'exposer derrière un dessin original positij bien homogène et noir et également sous un diapositif d'un cliché tramé ;
8° Contrôler la pose avec des lamelles ;
9** Développer comme à l'ordinaire;
10° Graver pendant cinquante secondes à l'eau acidulée à 3 pour 100 d'acide nitrique;
11° Enlever la matière insolée des fonds et bien essuyer sans rayer ;
12° Pour encrer, enduire toute la plaque, légèrement gravée et dépouillée, d'huile ordinaire, avec la paume de la main; essuyer l'excès d'huile et rouler de l'encre lithographique sur toute la surface, de manière à bien garnir les tailles de ce tableau noir ;
13° Frotter la plaque en cet état avec de la /?anelle propre, légèrement mouillée; les fonds se nettoient parfaitement et le dessin encré paraît sur tous ses points; on le bourre d'encre, on le gomme, et on le tire à la façon ordinaire, à autant d'exemplaires qu'on le veut. Avoir bien soin que la gravure soit sèche avant de mettre l'huile.
On conçoit que ce moyen puisse conduire à une application intéressante de lij*ages pratiques de sujets tramés ou, autrement dit, à demi-teintes.
Ce n'est pas de la Typographie, mais c'est mieux pour des tirages peu nombreux impliquant une grande finesse et d'une exécution des plus simples, car on est de la sorte dispensé de recourir à une
gravure profonde et les résultats équivalent à ceux que donnerait la taille-douce, tout en étant fournis par une surface qu'on peut encrer au rouleau.
Nickelagre du fer et de l'acier (1863).
Ce procédé de nickelage dispense du bain électro-galvanique. On dissout suffisamment d'un sel de nickel dans une solution de chlorure d'étain à 10 pour 100, jusqu'à ce que l'on obtienne la même couleur que celle du bain de nickel. On nettoie bien les pièces à nickeler et on les fait bouillir pendant une demi-heure dans le bain ci-dessus, en ayant soin de remplacer, au fur et à mesure, l'eau qui s'évapore.
La solution ne doit pas contenir de cuivre.
Nickelage sans la pile.
D'après Stolber, on peut nickeler parfaitement de petits objets en zinc, fonte, fer dur, acier et cuivre, sans le secours d'une batterie, par le moyen suivant :
Étendez de deux fois son volume d'eau une solution concentrée de chlorure de zinc. Portez à l'ébuUition dans un vase en cuivre. S'il se précipite du chlorure de zinc basique, ajoutez quelques gouttes d'acide chlorhydrique pour le redissoudre.
Ajoutez ensuite une petite portion de zinc en poudre, puis une quantité de sulfate ou de chlorui*e de nickel suffisante pour donner une teinte verte à la solution. Après avoir été parfaitement nettoyés, les objets à nickeler sont plongés dans le bain en ébullition, où on les maintient pendant quinze minutes. On les retire ensuite. Si la couche de nickel est insuffisante, on les replonge dans le bain jusqu'à ce que le dépôt ait atteint l'épaisseur voulue (M.
Procédé de réticulation genre Pretsch(1884).
Cette méthode ne ressemble pas à celles qu'ont indiquées MM. Ives, Meisenbach et autres. Elle donnerait plutôt aux résultats obtenus l'aspect de ceux que produisait Pretsch, puis Dallas. Voici la description qui en a été donnée par M. Rysley dans le Journal de la Société photographique, page 161 (1858J :
1. — Dissoudre 32«' de bonne gélatine dans 96" d'eau distillée, ajouter à 32«' de cette solution 2«' de nitrate d'argent qu'on a préalablement fait dissoudre dans 16'^<' d'eau distillée. Aux 64«' restant de la solution de gélatine ajouter 64*'" d'une solution saturée de bichromate de potasse et pendant
O Moniteur de la Pliotoyrapliie.
que c'est chaud y ajouter le nitrate d'argent et bien mélanger.
2. — Mettre de niveau une glace et y étendre de la solution ci-dessus une quantité telle que, une fois sèche, il reste à sa surface une couche d'une épaisseur égale à celle d'une mince feuille de papier à écrire.
3. — Exposer la plaque à la lumière solaire sous un positif pendant trois heures environ, ou bien jusqu'à ce que tous les détails du sujet soient visibles par lumière transmise.
4. — Laver à l'eau jusqu'à ce que les parties de l'image qui ont été le moins impressionnées par la lumière présentent une granulation, ce qui résulte d'une contraction particulière de la couche; le liquide en excès est ensuite enlevé avec du buvard.
5. — On peut faire usage d'un négatif au lieu d'un positif, mais l'exposition ne devra être que de moitié du temps et l'on aura encore un positif. Les grains de la couche seront plus fins.
C'est dans cette granulation que gît tout le secret du procédé.
6. — On prend alors une empreinte de la couche avec de la gutta-percha qu'on rend conductrice par de la plombagine ou par d'autres moyens, puis on dépose galvaniquement du cuivre à une
épaisseur suffisante pour obtenir un cliché assez résistant pour qu'on puisse Timprimer (*).
Moyen de gravure en relief rapide, de M. le D' Desriviéres (1884).
Prendre une feuille de plomb laminée mince ou de tout autre métal ductile et placer cette feuille sur un corps plan offrant peu de résistance.
Au moyen d'un stylet fin à pointe mousse, on écrit sur cette feuille en appuyant, de manière à faire saillir fortement le caractère par l'autre face; on remplit les vides formés par le stylet avec un enduit quelconque, un peu de plâtre délayé dans de l'eau, par exemple, enduit qui doit rester.
On renverse la planche métallique, qui se trouve ainsi toute préparée pour l'impression.
Il n'y a plus qu'à la fixer sur un corps plan résistant, à passer un rouleau chargé d'encre sur les caractères, en ayant soin de ne pas encrer les parties blanches, à appliquer dessus une feuille de papier trempée et à frapper avec une brosse à épreuves ou une brosse fine ordinaire, à défaut d'une petite presse (*).
Dans ce qui précède, la Photographie ne joue au-
(') Photographie iVews, 1884.
(•) L'Imprimerie.
dU» APPENDICE.
cun rôle, mais il est facile de concevoir qu'elle peut intervenir pour créer le relief dont on se sert ensuite par compression contre une feuille métallique souple.
Procède de Photoerravure d'Obernetter (1884).
Le procédé inventé par Obernetter est complètement nouveau.
Voici en quoi il consiste :'
On exécute un diapositif sur une plaque contenant un maximum d'argent et un minimum de gélatine, et cette couche, après séparation de la plaque, est traitée avec un mélange de perchlorure de fer et d'acide chromique de façon à convertir tout largent en chlorure. Elle est ensuiteplacée en contact avec une plaque de cuivre. Le cuivre décompose graduellement le chlorure d'argent et de l'argent métallique est mis à nu.
Cette décomposition du chlorure est accompagnée d'un creusement correspondant du cuivre.
Ce nouveau principe est important, et Ton a remarqué que si une image positive sur collodion ou un diapositif au gélatinobromure ordinaire sont transformés en images au chlorure par des moyens convenables, ils gravent facilement une plaque de cuivre sur laquelle on les met en contact avec pression.
La méthode de E. de Zuccato propre à la con- .
version d'une image d'argent au chlorure nous a paru la plus convenable. Elle consiste dans le traitement du cliché avec un mélange d'acide chlorhydrique dilué et de bichromate de potasse.
Si la couche, avant d'être placée sur le cuivre, est mouillée avec une solution faible de chlorure de zinc, la gravure marche plus rapidement.
Ce moyen peut également s'appliquer à la création de clichés typographiques, mais en ce cas les lignes de l'image au chlorure d'argent doivent correspondre aux parties du cliché qui représentent les blancs ( M .
Procédé de Photog^ravure de Kilo.
Voici, d'après le Photographie News, quel est le principe du procédé, d- abord secret, attribué à Klic, de Vienne :
Une plaque de cuivre est poudrée avec de la poudre de bitume et chauffée ensuite jusqu'au point de fusion du bitume.
Une impression négative au charbon est transportée à sa surface, et la plaque ainsi recouverte est gravée, d'abord par une solution dense de perchlorure de fer, laquelle pénètre seulement les parties les plus minces de l'image, puis par une
(') Photographie News,
solution du même sel, plus faible; à travers des parties plus épaisses.
En employant des solutions de plus en plus diluées, il est possible de graver à travers des couches de gélatine de plus en plus épaisses et de telle sorte que les grandes lumières demeurent intactes.
Un des avantages de cette méthode réside dans la rapidité d'exécution des plaques gravées. Tandis qu'avec la Galvanoplastie il faut plusieurs semaines pour obtenir une plaque de Photogravure, il suffit, avec le procédé Klic, d'une journée et même moins pour obtenir une plaque complètement terminée.
Photogravure on creux sur cuivre (1887 ).
Les quelques lignes qui précèdent, publiées en 1884, n'indiquaient que le principe du procédé Klic. Le Photographie News a donné en 1887 une description complète d'un procédé similaire; nous croyons devoir le reproduire en entier, attendu que ce genre de procédé est encore très employé et qu'il est certainement un de ceux qui donnent les meilleurs résultats dans le moindre temps :
En examinant une quelconque des héliogravures de Fox Talbot, on ne peut manquer de remarquer la ressemblance qu'elles possèdent avec les photogravures à
demi-teintes que l'on exécute maintenant avec tant de succès.
D'ailleurs, si Ton fait usage d*un transfert sur gélatine bichromatée comme base de nos opérations au lieu de l'enduit photogénique employé par Talbot, et que l'on procède ensuite exactement comme il l'a indiqué, on obtient des résultats similaires.
Prendre d'abord une plaque de cuivre martelé, ayant une surface bien polie, et la nettoyer avec un chiffon garni de blanc lévigé et de la soude caustique; laver sous un robinet, et si l'eau ne s'écoule qu'en nappes partielles, on peut être certain qu'il reste encore sur la plaque de l'huile employée au polissage, auquel cas l'opération de nettoyage doit être reprise (avec un mélange de charbon de bois en poudre et de magnésie dans de l'alcool méthylique dont on fait usage sur un morceau de flanelle) et terminée ensuite par un lavage à l'eau.
Le grain d'aquatinte peut être appliqué sur l'image développée en employant un grain de nature fusible, de résine, ou de résine, camphre et chloroforme indiqué par Talbot, ou bien l'on peut préparer d'avance des plaques grainées prêtes à l'usage, et pour cela la méthode de Deleschamps est la plus convenable. Le D"" Eder en a donné une description: du bitume est employé au lieu de la résine et, d'après l'article du D*" Eder, le moyen le plus en vogue est celui qui consiste dans l'emploi d'une boîte pouvant tourner sur un axe de suspension.
Pour' exécuter une pareille boîte, prendre une caisse de bois bien sec, ayant 1*" de hauteur, jointe à queue d'aronde, sans aucune crevasse, et
dont le sommet soit fermé à demeure ; les dimensions intérieures de la base doivent être suffisamment grandes pour contenir le plus grand format des plaques à graver, et les parois intérieures doivent être recouvertes de papier bien glacé. Sur l'un des côtés, tout près de la partie inférieure, pratiquer une étroite ouverture fermée par une porte munie de charnières ; cette ouverture sera entourée d'un cadre et la porte formée de panneaux pour empêcher le jeu.
Pour éviter que l'opérateur ne soit recouvert de poudre, on dispose des bandes de caoutchouc tout autour de l'ouverture, de façon à cacher la fente et à réaliser ainsi une fermeture à peu près hermétique.
On pose un guichet pour maintenir la porte fermée; à l'intérieur sont posées deux règles portant des pointes nivelées à la même hauteur.
On met dans la boîte une certaine quantité de bitume ou de résine finement pulvérisés, et la boîte étant close est tournée deux ou trois fois autour de son axe de façon à secouer la poudre.
Après un délai d'une ou deux minutes, pour laisser se précipiter les particules les plus lourdes, on ouvre la porte et l'on place sur le sommet des pointes des règles, à une hauteur d'environ 25™°* du fond, une plaque préalablement bien nettoyée. La porte est alors fermée, la boîte a été maintenu^ à l'aide d'un crochet dans uii état de parfaite
Stabilité après les mouvements de révolution.
Le degré de granulation varie au gré de l'opérateur, suivant que la plaque reste plus ou moins longtemps dans la boîte.
Plus est longue cette durée et plus est abondante la quantité de poudre déposée, et plus fin sera le grain résultant, parce qu'il y aura une surface bien moindre exposée à l'action du mordant.
Enlever avec le plus grand soin la plaque de la boîte et saisir un de ses coins entre les pinces d'une petite presse à main munie d'un manche de bois, et exposer le dos de la plaque à la flamme d'une lampe à esprit-de-vin, en la remuant sans cesse jusqu'à ce que l'aspect velouté de la poudre se transforme en un enduit luisant.
Il ne faut pas pousser trop loin l'action de la chaleur : on risquerait de brûler la résine. Mais si, d'autre part, cette résine n'est pas suffisamment fondue, elle se détachera durant l'opération du développement.
Fox Talbot employait généralement, croyonsnous, des diapositifs à l'albumine, mais des images très fines peuvent maintenant être obtenues par le procédé au charbon.
Le major Wolkmar et M. Sommer ont affirmé qu'une mixtion préparée avec de la gélatine très soluble et une grande proportion de sucre produisait les meilleurs résultats, parce qu'elle donne un relief très. léger..
Le Photo graphische Milarbeiter a publié les détails ci-après que nous reproduisons en entier ;
Nous préférons faire usage de la mixtion positive n" 108 et procéder comme il suit : Une plaque de verre parfaitement nettoyée est enduite d'une solution très diluée de bitume dans de la benzine et séchée après en pleine lumière. Le papier mixtionné est sorti du bain de bichromate et appliqué avec la racle contre l'enduit de bitume; l'excès de la solution est essuyé avec des chiffons et on laisse sécher spontanément.
Après complète dessiccation du papier mixtionné, il est séparé du verre et sa surface est débarrassée du vernis au bitume avec un linge souple imprégné de benzine.
Après complète évaporation de la benzine, on expose sous un négatif, comme d'habitude, sans oublier le cache destiné à protéger les bords.
Pour le transfert, nous usons de plaques ayant reçu l'enduit préliminaire ci-après et mises à sécher spontanément :
Gélatine 28 parties
Acide acétique 300 »
Alun de chrome 11 »
Eau 200 »
Faire les dissolutions et m^élanger les deux solutions, puis filtrer pour l'usage.
L'épreuve est appliquée avec la racle sur la plaque et, après un laps de temps de vingt minutes, développée dans de l'eau chaude à 32" C. environ, puis lavée à l'eau froide et enfin placée, face en dessous, pendant cinq minutes sur une cuvette pleine d'alcool.
Cette dernière opération présente un intérêt spécial parce qu'elle donne au positif une bien plus grande finesse.
Après dessiccation, on retouche avec soin avec un crayon à la mine de plomb et l'on y pose un protège-bords en papier d'étain ou en papier non actinique. Maintenant, au
lieu de verser la solution de gélatine bichromatée sur le cuivre, on y développe une épreuve au charbon convenablement exposée (*).
Le journal précité indique que la mixtion (préparée d'après M. Sommer avec un mélange d*une petite quantité d'albumine et de carbonate de magnésie) est sensibilisée dans une solution de bichromate d'ammoniaque à 2 ou 2,5 pour 100 et exposée sous le diapositif ci -dessus, de façon à produire un négatif, que Ton met sous l'eau en contact avec la plaque de cuivre préalablement enduite comme il a été dit.
On y passe la racle une ou deux fois et l'on essuie avec un chiffon.
Après nn laps de temps de vingt minutes, la plaque à laquelle adhère la mixtion est placée, face en dessous, dans une cuvette d'eau chaude à 32® C. environ, dans laquelle se développe l'image, ainsi que cela a déjà été dit plus haut.
Laver ensuite dans de l'eau froide et laisser sécher verticalement, puis tracer un trait autour de l'image avec un tire-ligne ; ce trait est tiré avec une solution de bitume ou un vernis faisant réserve. Une bordure de cire à border de 3*^™ environ est posée tout autour de l'image, ainsi qu'on le fait sur les plaques gravées àl'eau-forte.
(') Ce négatif est obtenu avec le positif dont il vient d'être question .
Pour préparer la cire à border, prendre les produits ci-après et en opérer la fusion dans un récipient émaillé :