PROCÉDÉ DE PHOTOLITHOGRAPHIE AMÉRICAIN
Le Philadelphia Photogràpher a publié le procédé suivant :
Prendre du papier légèrement encollé, le papier cle Rives convient le mieux ; préparer une solution dont la température atteint 25° fi. et composée de :
Eau 1000 cc
Gélatine 750 «r
Colle forte fraîche 25
Potasse 14
Laisser flotter le papier sur le bain pendant
( 1 ) News, 1890, p. 147.
trois minutes, en ayant soin d'agiter la cuvette, afin d'éviter qu'il ne se forme des bulles d'air.
Enlever ensuite soigneusement du bain le papier en le prenant par les deux coins du même côté ; le placer sur une planche verticale pour le laisser sécher, ce qui demande environ deux heures par une température de 20°.
L'opération a lieu dans une pièce éclairée seulement par un verre jaune.
Lorsque le papier est sec, on l'expose à la lumière solaire sous un cliché positif, si l'on veut une épreuve blanche sur fond noir, et sous un cliché négatif, si l'on veut une épreuve noire sur fond blanc. La durée de l'exposition avec un négatif faible est d'environ deux à trois minutes au soleil et de huit à dix minutes à la lumière diffuse.
L'épreuve se développe en la plongeant dans une cuvette remplie d'eau ordinaire, où elle reste jusqu'à ce que la couleur jaune due au bichromate de potasse ait entièrement disparu.
Cette condition remplie, on étale la feuille sur une surface plane, bois ou verre; on encre avec un rouleau en bois enveloppé de toile ou de flanelle, recouvert d'une étoffe de coton ou cle peluche. Le noir lithographique ordinaire sera mélangé d'une quantité convenable d'oléine.
Quand toute la finesse de l'original est obtenue, le transport s'opère sur pierre lithographique à la manière habituelle.
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT. 215
Beport sur zinc ( 1 ) . — On doitpréparer les plaques à recevoir le décalque en les lavant avec la solution alcaline suivante :
Eau ordinaire 1000cc
Carbonate de potasse (sel de tartre). . . 1000gr
Au moment de faire le report, on verse un peu de cette solution sur la plaque et on Pétend en frottant en tous sens avec un petit chiffon ne servant qu'à cet usage ; on rince ensuite le plaque abondamment sous le robinet d'une fontaine, on laisse égoutter l'eau un instant, on essuie avec un chiffon bien propre, et l'on fait sécher vivement en ventilant.
Le zinc prend très vite la température de la pièce où il se trouve. Pour faire un bon décalque, il faut une température d'environ 20°. En hiver, il est bon de faire chauffer légèrement la plaque devant le feu; il suffit de quelques secondes pour lui donner la chaleur voulue.
Le report se fait alors absolument comme sur la pierre, en donnant le même nombre de pressions.
Supports pour le zinc. — - Avant de procéder au décalque, il faut rendre la plaque de zinc rigide afin qu'elle puisse supporter la pression du râteau sans se recourber.
(1 ) Extrait de la Méthode pratique pour imprimer sur zinc, par M. Paul Roustan.
Les lithographes qui n'auront pas à leur disposition des supports tendeurs comme ceux que nous allons décrire, peuvent, pour faire leurs premiers essais, employer le moyen suivant. On prend une pierre lithographique un peu plus grande que la plaque de zinc, on la mouille sur toute sa surface avec de l'eau gommée, on place la plaque de zinc dessus et on la fait passer sous la presse à bras avec une faible pression : elle adhérera suffisamment.
Mais, pour les longs tirages à la machine ou à la presse à bras, nous préférons le bloc tendeur en fonte sur lequel on peut en quelques secondes assujettir une plaque de zinc.
Il se compose d'une table en fonte parfaitement rabotée; sur les côtés, des barres de fer plat permettent, au moyen de vis, de pincer la feuille de zinc, puis deux écrous que l'on tourne avec une clef écartent une des barres de fer et tendent la plaque à volonté en lui donnant une surface aussi plane que celle d'une pierre lithographique.
Pour les petits formats ne dépassant pas le demi-raisin, on peut fabriquer soi-même un support très économique de la manière suivante : on prend un plateau en bois de chêne très sec, du format voulu, ayant 4cm d'épaisseur; on le fait dresser par un menuisier en ayant soin de faire abattre les arêtes à la partie supérieure ; on fait faire un liteau en même bois de 3cm de hauteur
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