ZINC0GR\PH1C
ornpose d une
TIRAGE PHOTOZINCOG
IQIJE D'APRKS UN REPORT.
1 le en fonte parfaitement
abotée; sur les côtés, des barres de fer plat permettent, au moyen de vis, de pincer la feuille de inr, puis deux écrous que Ton tourne avec une lef écartent une des barres de fer et tendent la dftgtt&lkW en lui donnant une surface aussi >i:y. • \h :] n n e pierre lithographique.
Pou? i j " -M^itr% formats ne dépassant pas le
abat fair(
t >>uvaxitc : on k- très sec, du eur; on le fait t soin de faire rieure ; on fait
Page 216.
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT.
sur lcm environ de largeur et de la môme longueur que le plateau; on perce dans ce liteau trois trous à égale distance et, au moyen de trois grosses vis à têtes rondes, on le serre contre l'un des côtés du plateau en bois. Les vis doivent passer librement jusqu'à la tête dans les trous du liteau, mais elles doivent mordre dans le plateau. Pour tendre une feuille de zinc, on serre alors les vis, la plaque se trouve saisie entre le plateau et
Fig.7.
A est le plateau de bois. — B, le liteau. — C, la vis qui perme le serrage au moyen d'un tourne-vis. — D, la plaque de zinc rabattue sur le plateau et saisie par un bord entre le plateau A et le liteau B.
le liteau, en appuyant ensuite avec les mains on la courbe sur le plateau en bois. Elle s'y trouve alors fixée solidement, et, en mettant le côté par lequel elle est saisie vers l'entrée en pression du râteau, à la première passe elle s'aplatira sur le bloc de bois sans pouvoir glisser. Un support de ce genre coûte 4fr à 5fr suivant le format.
Préparation. — Une fois le report exécuté, il faut laver la planche avec une éponge pour enlever la colle que le papier à report a pu laisser dessus. On essuie avec un linge et on ventile pour activer le séchage.
Alors on gomme, puis on essuie l'excédent de gomme avec un linge, car il faut très peu de gomme pour le zinc; après l'avoir essuyé, c'est à peine si la couche de gomme doit être visible.
On laisse sécher deux ou trois minutes ou plus longtemps si l'on n'est pas pressé. Ensuite on dégomme en lavant la planche.
Si le dessin paraît faible, on peut le faire remonter en l'encrant avec une petite éponge enduite d'encre à report additionnée de quelques gouttes d'essence de térébenthine, en opérant de la manière suivante : on passe d'abord un peu de gomme sur la plaque, puis on frotte avec l'éponge enduite d'encre jusqu'à ce que le report ait atteint le degré voulu, en ayant soin d'alterner le gommage et le frottement à l'éponge. Si, au contraire, le report paraît assez vigoureux, il suffit de l'encrer avec le rouleau pour lui donner du corps et le préparer à recevoir l'acidulation. Si des saletés, des taches se trouvaient sur la planche, on les enlèverait avec une plume d'oie et la solution de carbonate de soude indiquée ci-dessus.
Le carbonate de soude remplace lacide nitrique dont on se sert pour la pierre. Enfin on talque la planche et, avec un blaireau, on passe dessus en tous sens, en commençant parles bords, l'une des préparations suivantes, et on laisse agir plus ou moins longtemps, suivant la force du report, une à deux minutes environ.
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT.
Nous donnons les deux formules les plus usitées : On prend 100sr de noix de galle, on les concasse, on les fait bouillir dans 1500cc d'eau en se servant d'un vase de terre (ne jamais prendre de vase en métal). On laisse bouillir jusqu'à ce que le tout soit réduit à 1000cc environ; après refroidissement, on filtre une ou deux fois à travers un linge très fin et sur un entonnoir en verre : on a alors une solution de la couleur du rhum, que nous appellerons eau gallée.
Première formule :
Eau gallée 1000cc
Gomme sirupeuse 20SP
Acide phosphorique 10
Deuxième formule :
Eau gallée 1000"
Acide nitrique , 8&r
Acide acétique 8 gouttes
Nous préférons de beaucoup cette dernière formule, d'abord parce que dans tous les ateliers on a de l'acide nitrique, ensuite l'addition de quelques gouttes d'acide acétique nous a toujours donné de bons résultats.
Quand on juge la plaque suffisamment acidulée, on la lave sous un robinet d'eau pour éliminer la préparation, on la fait égoutter, on l'essuie, on la gomme afin de n'en laisser qu'une couche imperceptible et l'on active le séchage en ventilant.
Après l'acidulation, il est bon de laisser la planche une demi-heure sous gomme avant de commencer le tirage.
Tirages. — Pour les tirages à la presse à bras et à la machine, nous rentrons dans le domaine de la Lithographie, en ce sens que les opérations sont à peu près les mêmes que sur la pierre. Il faut se rappeler pourtant que, s'il y avait des taches ou des points à faire disparaître pendant le tirage, on ne se sert pas d'acide nitrique comme sur la pierre.
Sur le zinc on les enlève en les frottant avec une plume d'oie ou un petit morceau de bois trempé dans une solution concentrée de carbonate de soude (sel de tartre) ou dans une solution d'acide acétique coupée d'eau à parties égales.
Ces deux solutions non seulement rongent les corps gras, mais encore clépréparent la plaque ; il faut donc, chaque fois qu'on s'en est servi, avoir soin de passer sur les endroits où elles ont agi la préparation gallique, ensuite on lave, on gomme et Ton fait sécher.
Pour tracer le point ou le trait de marge, il faut prendre le bord d'une pièce en argent, une pièce de 50 centimes, par exemple. On doit éviter, pour les autres tracés que Ton aura à faire, de se servir du crayon à la mine de plomb, car les traits prendraient le noir, ce qui prouve l'affinité du zinc pour les corps gras. On remplacera le crayon
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT. 221
à la mine de plomb par un crayon sanguine que l'on trouve chez tous les marchands de couleurs ou d'articles pour la peinture.
Dans le cas où l'on aurait à faire une correction ou à effacer une partie du report, voici la marche à suivre :
1° Effacer à l'essence la place à corriger avec un petit morceau de bois ou un petit chiffon ;
2° Passer la solution [d'acide acétique coupée d'eau ou la solution de carbonate de soucie en frottant fortement, laver et sécher en ventilant;
3° Redonner le grain à sec avec de la poudre de pierre ponce passée au tamis et un petit tampon en cuir ou en feutre ;
4° Faire la correction, talquer ;
5° Passer la préparation, laver, gommer, faire sécher.
On peut ensuite continuer le tirage, en ayant soin préalablement d'encrer les parties retouchées.
Lignes grises. — Elles se font absolument comme sur la pierre avec un diamant et lorsque le report est préparé, gommé et séché.
Après les avoir tracées, on les prépare en passant dessus an peu d'huile ; après avoir fait tableau noir avec le rouleau et mouillé avec quelques gouttes d'eau, on essuie avec un chiffon pour enlever l'excédent de noir; il reste à gommer, à essuyer et à faire sécher.
Tirages à la machine, — Pour les tirages à la machine, comme la plaque de zinc est de dimension plus petite que les rouleaux, il faudra avoir soin d'abattre les arêtes de la plaque avec une lime fine et de passer la préparation pour empêcher le noir de prendre. Avec cette précaution, les bords de la plaque ne couperont pas les rouleaux.
Le conducteur devra également apporter beaucoup de soin à régler l'arrivée des rouleaux sur la plaque. II réglera les chemins de la presse de manière à ce que les rouleaux ne viennent pas butter contre le bloc support; il faut que les rouleaux, au moment où ils arrivent sur le zinc pour l'encrer, descendent sur lui; de cette manière, les bords de la plaque n'auront aucune tendance à prendre l'encre à leur entrée en pression.
Si, par suite d'un mauvais réglage, les bords ou les marges prenaient l'encre, il faudrait les laver à l'essence, gommer, passer là préparation, laver, gommer encore et faire sécher.
Du voile. — On dit que le zinc voile. Cet accident, dit M. Roustan, peut, en effet, arriver, surtout si l'on emploie des produits de mauvaise qualité; mais il est très facile d'y remédier. Quand on s'aperçoit que la plaque a une tendance à prendre le noir partout, à se voiler, il faut procéder aux opérations suivantes : encrer vigoureusement en noir ordinaire, laisser sécher, puis étendre du talc,
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passer sur la plaque, avec un morceau de drap propre en frottant légèrement, la solution suivante, qu'il faut laisser agir plus ou moins longtemps, selon la force du voile :
Eau 1000cc
Acide acétique 1006r
Laver ensuite sous le robinet, faire sécher, passer à la préparation gallique ci-dessus, laver encore, puis essuyer la gomme et laisser reposer quelques minutes.
La plaque ainsi traitée ne voilera plus au tirage.
Il est bon, pendant le tirage, de se servir, pour le mouillage, d'eau légèrement gommée additionnée d'un peu de glycérine et de deux gouttes d'acide phosphorique ; on peut également prendre de l'eau faiblement gommée à laquelle on ajoute une infusion de bois de campêche et un peu de glycérine; on empêche ainsi le voile d'apparaître.
Outre l'emploi de mauvais produits, comme nous l'avons dit plus haut, mauvais vernis surtout, le voile peut encore se produire lorsqu'on reprend un tirage sur une planche qui n'a pas servi depuis longtemps. Dans ce cas, avant de commencer le tirage, il faut dégommer la plaque, Tessuyer et lui faire subir une nouvelle acidulation en passant la préparation gallique, on lave et l'on gomme. On peut ensuite enlever à l'essence et procéder au tirage qui se fera très régulièrement.
Très souvent l'addition d'une pointe de vernis fort à l'encre suffit pour faire disparaître le voile, lorsqu'étant très léger il provient simplement du rouleau qui traîne sur la plaque.
Nous donnons (PLU) un spécimen de tirage sur zinc, par report.
Nous ne nous occuperons pas de la Photographie à demi-teintes, qui se trouve avantageusement remplacée par la Photocollographie directe, ce dernier procédé permettant d'obtenir aussi bien des épreuves à modelés continus que des épreuves de traits.
Il est donc sans intérêt de recourir à des tirages toujours imparfaits résultant du décalque de sujets à demi-teintes.
Ces décalques, faits sur papiers spéciaux, ainsi qu'on le verra au Chapitre de V Autographie, peuvent rendre d'utiles services, en fournissant au dessinateur un moyen d'atteindre au plus haut degré d'exactitude possible.
Ink-Photo. — Le procédé désigné par ce nom anglais est une sorte de Photolithographie. Il permet d'obtenir, à l'aide d'une granulation produite artificiellement dans la couche de gélatine, une image modelée transportable sur pierre et dont on
peut tirer des épreuves d'une valeur satisfaisante, surtout quand il s'agit d'images d'une dimension assez grande. Pour des sujets très réduits, où se trouvent de petites figures, des détails assez fins, cette méthode ne donne pas de très bons résultats quant à la finesse du rendu. Mais elle peut rendre d'excellents services dans la pratique de la Lithographie polychrome, c'est pourquoi nous croyons devoir le décrire, d'après les indications fournies par M. Wilkinson,dans son Ouvrage intitulé Photo-Engraving Etching and Lithography.
Les épreuves ci-après [fig. 8 et 9) sont deux réductions d'impressions ainsi obtenues et publiées dans le Photographie news.
Voici comment on opère : une plaque de cuivre planée est grenée à l'aide de sable à grener que l'on frotte à sa surface avec un fragment de pierre lithographique. Ce sable doit être passé dans un tamis ayant un réseau assez fin (environ 120 trous par 125mmq). La plaque de cuivre ayant été préalablement bien polie et sans la moindre éraillure, est placée sur une glace plane, et le sable est tamisé sur sa surface; on l'humecte, puis, avec un mouvement léger mais ferme du poignet, on grène uniformément toute sa surface.
L'opération du grenage est difficile à décrire, il n'y a qu'à dire que le morceau de pierre est promené sur la plaque jusqu'à ce que la surface de cuivre polie soit remplacée par une surface mate.
Fig. 8.
Épreuve obtenue par le procédé Ink- Photo.
Procédé Ink-Photo.
On doit renouveler le sable si cela est nécessaire. Il ne faut pas essayer d'aller trop vite en développant de grands cercles, toute éraillure étant nuisible au résultat.
Après l'opération du grenage, le cuivre, bien lavé sur ses deux faces et débarrassé de toute trace de gravier, sera enduit encore humide de la préparation suivante :
Bière éventée 500 cc
Eau 500
Silicate de soude sirupeux 100 sr
Tanin ^
On agite bien, puis on filtre.
La plaque est enduite à deux reprises, puis posée sur un égouttoir où on la laisse sécher.
Quand elle est sèche, on la mouille sous un robinet, puis on la laisse sécher de nouveau.
On doit préparer ces plaques à l'avance, car elles deviennent meilleures à mesure qu'elles vieillissent.
Préparer maintenant les solutions suivantes :
Gélatine de Cologne 85 sr(')
Eau 840 cc
Après dissolution, ajouter :
Bichromate de potasse en poudre 5sr,5;
(1) Chaque auteur indique la gélatine dont il se sert, mais il convient de remarquer que toute autre gélatine ayant des qualités de dureté ou de souplesse analogue, conduirait au même résultat.
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT. 229
remuer jusqu'après dissolution et ajouter
Nitrate d'argent 5*r
Eau 80";
remuer encore et ajouter
Cristaux de chlorure de calcium
Eau 80-.
Après agitation, ajouter
Acide acétique 2&r
et agiter encore.
On met la plaque de cuivre enduite à chauffer sur une glace dans une étuve collographique amenée à la température de 50° à 60° C. ; on la prend alors sur la paume de la main et, la tenant horizontalement, on y verse de la gélatine (solution ci-dessus) de façon à l'en bien recouvrir.
Il ne faut avoir ni une couche trop épaisse, sans quoi le grain serait trop gros, ni trop mince, auquel cas il serait trop petit et nul. La pratique seule peut indiquer à l'opérateur la quantité qu'il doit mettre sur les plaques.
D'après un expérimentateur estimé, il faut environ 30cc de mélange pour une plaque de 27 x 33.
La iliaque, recouverte de ce deuxième enduit, est placée sur les supports de l'étuve où on la laisse jusqu'à complète dessiccation, ce qui aura lieu dans une heure et demie à deux heures.
La température exacte employée à cette dessicca-
tion n'est pas arbitraire et elle dépend beaucoup de la nature du sujet à imprimer.
Il y a donc lieu de se livrer à divers essais avant de savoir exactement comment on doit régler la marche de l'opération.
Un moyen qui réussit très bien est celui-ci : on met dans le réservoir de Fétuve de l'eau au point d'ébullition, avant d'enduire la plaque. Dès que celle-ci est recouverte de mélange et introduite dans l'étuve, on laisse bouillir l'eau pendant quelques minutes, puis on ferme le robinet de gaz et on laisse la plaque se sécher.
La plaque, une fois sèche, est exposée sous un bon négatif redressé jusqu'à ce que l'on aperçoive tous les détails. On mesure la durée de l'action lumineuse à l'aide d'un actinomètre.
Après exposition sous un négatif, on sort la plaque du châssis -presse dans un laboratoire sombre et on le recouvre d'encre lithographique à transport avec un rouleau de cuir, en ayant soin de bien recouvrir d'encre la surface entière. Cela fait, on met la plaque dans deFeau propre pendant trois ou quatre heures, puis, avec une éponge douce, on frotte jusqu'à ce que l'excès d'encre soit enlevé. Il faut faire cette opération lentement et avec précaution pour ne pas érailler la couche.
On rince ensuite sous un robinet et on laisse sécher.
Après dessiccation , on met la plaque dans de Feau
PHOTOLITHOGRAPHIE par transfert. 231
chaude pendant une demi-heure, puis on place sur le plateau d'une presse ordinaire à copier les lettres et avec une éponge et un linge fin on supprime l'excès du liquide ; on passe ensuite à sa surface un rouleau de cuir chargé d'encre lithographique de transport à consistance voulue pour l'impression. Dès que l'image est bien encrée, on en tire des épreuves sur du papier à transport.
Les deux ou trois premières épreuves ne seront peut-être pas satisfaisantes, aussi le mieux est-il d'en tirer plusieurs avant de faire usage du papier à transport, en agissant alors ainsi que cela se pratique habituellement dans la Lithographie ordinaire.
Une bonne épreuve sur chine étant obtenue, il n'y a plus qu'à en opérer le décalque sur une pierre grenée, opération délicate et qu'il faut confier à un praticien exercé.
Voici une autre formule pour l'enduit sensible de la plaque de cuivre :
Gélatine 85 »r
Eau 500-
Après dissolution de la gélatine, ajouter 5gr,5 de bichromate de potasse en poudre; remuer jusqu'à dissolution et ajouter 3sr, 6 de bonne clextrine et laisser refroidir le mélange jusqu'à 50° C. ; ajouter alors 6CC d'ammoniaque liquide et 500cc d'alcool. Pour tout le reste, agir ainsi qu'il a été dit.
Procédé papiroteinte d'Husband. — Ce procédé conduit à l'obtention d'une photolithographie à demi-teintes directement du négatif, sans qu'il soit nécessaire de passer par le décalque d'une épreuve photocollographique .
C'est une modification de la méthode du capitaine Abney désignée sous le nom de papirotype.
Ce procédé s'applique spécialement à la reproduction de suj ets à demi-teintes, tels que les dessins d'architecture au lavis et les sujets d'après nature. Il ne coûte pas cher et il présente sur les autres méthodes de Photolithographie à demi-teintes cet avantage que les transferts peuvent être obtenus à l'encre grasse pour le transport direct sur pierre et sur zinc de n'importe quel négatif, quelles que soient ses dimensions et sans l'intervention d'un grain ou d'une réticulation obtenue par l'effet d'une modification chimique. Le papier de transfert étant en contact direct avec le négatif, les épreuves qui en résultent sont plus fines que dans les autres procédés où il y a interposition d'un milieu.
Le même négatif, dans ce procédé, peut servir aussi bien pour des impressions sur argent et platine que pour des transports sur pierre et sur zinc.
Il a encore l'avantage qu'il n'y a pas à faire usage d'un négatif redressé, ce qui est précieux
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT. 233
maintenant surtout que l'emploi des plaques à la gélatine a si généralement remplacé celui du collodion.
Voici la méthode opératoire :
Toute surface de bon papier peut servir; on met la feuille à flotter deux fois sur un bain composé de :
Gélatine Nelson (en flocons) 150 sr
Glycérine 30 cc
Chlorure de sodium (sel de cuisine).. 38 *p
Eau 1000 cc
11 faut avoir soin d'éviter que la solution ne soit surchauffée, et le papier doit être enduit en évitant les bulles d'air. On le séchera à la température de 15°G., pendant dix heures environ, et, dans cet état, il se conservera pendant des années. Quand on veut en faire usage, il doit être sensibilisé en le faisant flotter ou en l'immergeant dans un bain de
Bichromate de potasse 34 gr
Chlorure de sodium 17
Ferrocyanure de potassium 6
Eau.. 1000-
Cette opération peut s'effectuer en pleine lumière. Le papier, après sensibilisation, est séché à une température de 20° et dans l'obscurité.
Quand il est sec, on l'expose sous n'importe quel négatif à demi-teinte dans le châssis-presse ordinaire. Il est préférable de faire l'exposition au so-
leil et, pour un négatif d'une opacité moyenne, elle devra être d'environ trois minutes, mais cette exposition variera nécessairement suivant la nature du négatif. On peut juger de la durée convenable en ouvrant le châssis et en voyant si l'image se dessine complètement en couleur brune sur le papier à transfert; si tout y est bien venu, l'impression est suffisante.
On place alors le papier dans de l'eau froide pendant dix minutes jusqu'à ce que la gélatine non coagulée ait absorbé son maximum d'eau ; on le sort alors et on le place sur une pierre lithographique bien dressée ou sur une plaque de zinc, et l'on assèche avec du papier buvard.
L'action de la lumière a été de rendre insolubles les parties atteintes par elle à travers le négatif et de rendre en même temps ces parties grenées.
Une encre dure à transport est alors employée ; elle se compose de :
Cire blanche 16 sr
Stéarine 16
Résine commune 16
Ces substances sont mêlées ensemble dans un creuset placé sur un faible bec de gaz, et l'on y ajoute 128gr d'encre d'impression ; le mélange est ensuite réduit à la consistance d'une crème avec de l'essence de térébenthine.
Une éponge douce est imprégnée de ce mélange
et passée doucement à la surface du papier impressionné (on voit alors la nature du grain). Un rouleau de presse ordinaire à lettre, chargé d'un peu de l'encre visqueuse, est alors passé à la surface du papier pour y faire bien adhérer l'encre dans les parties actionnées par la lumière et enlever celle qui recouvre les parties non atteintes.
En passant le rouleau légèrement, et avec un peu d'habitude, on arrivera à enlever l'encre proportionnellement à l'action produite par la lumière; le résultat sera une épreuve à transfert grenée à l'encre grasse.
Le transfert est ensuite placé dans un bain faible de bichromate de potasse et de tanin pendant quelques minutes, et, quand on l'en sort, on doit faire sécher le liquide entraîné mécaniquement devant un feu clair de quelques feuilles de papier. On laisse ensuite sécher complètement et l'on expose la surface sensible à la lumière pendant trois minutes environ.
Une faible solution d'acide oxalique est alors employée pour mouiller le transfert (environ y^j ); on applique cette solution au dos du transfert avec une éponge douce. Après que l'action de ce mouillage a duré quelque temps, on met l'épreuve entre deux feuilles de papier buvard pour enlever le liquide en excès.
Une pierre lithographique bien polie est alors placée sur la presse et le transfert y est posé, puis
on donne trois pressions; on retourne alors la pierre dans l'autre sens et l'on donne encore trois pressions. On doit presser modérément et faire usage d'un carton à satinerxlur au dos du transfert, et éviter de modifier la pression après la première, en l'augmentant.
Le transfert est enlevé de la pierre sans mouiller quand on se sera aperçu que l'encre laisse le papier propre.
On gomme alors la pierre comme d'habitude; mais, si on le peut, il faut laisser le décalque pendant deux heures avant d'imprimer. Ne pas le laver à la térébenthine et délayer l'encre dans du vernis moyen.
On a dit que des grains de plusieurs degrés de finesse pouvaient être obtenus en ajoutant un peu de cyanoferrure de potassium à la solution sensible et en chauffant le papier à une température plus élevée, ou bien en chauffant le papier avant Texposition, ou encore en ajoutant un peu d'eau chaude au bain d'eau froide après l'exposition en plein du transfert à la lumière.
Plus la température de Teau sera élevée et plus le grain sera accentué. Le grain le plus fin est celui qui convient le mieux aux sujets d'après nature, surtout quand on se trouve en présence de sujets très détaillés.
Le grain le plus gros est convenable aux sujets monochromes ou aux épreuves de grande dimen-
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT.
sion.sur nature, d'architecture, etc., où il n'y a pas de trop petits détails.
On peut, môme avec les grains les plus fins, imprimer plusieurs centaines de copies ; on est allé même jusqu'à 1200 exemplaires à l'aide d'un seul et même transfert.
Procède de Photozinco graphie du colonel James. — L'auteur du procédé emploie un négatif bien renforcé au bichlorure de mercure. Comme papier de report, il prend un papier semi-transparent, d'une surface douce, appelé « papier à dessin pour graveurs ». Il enduit ce papier au moyen de la couche bien connue de gomme bichromatée chaude à 60° C. au moyen d'une brosse douce ou pinceau plat; après que ce papier est sec, il l'expose pendant deux minutes au soleil (dix à douze minutes à la lumière diffuse). Pour préparer sa couche sensible, M. James fait dissoudre 10sr de gomme arabique dans 40cc d'eau distillée, qu'il mélange ensuite avec une solution bouillante saturée de bichromate de potasse, puis il filtre et réchauffe de nouveau à 60° C.
Lorsque l'insolation a eu lieu, il enduit l'image d'une légère couche grasse (probablement appliquée au moyen d'un pinceau plat)# Cet enduit est composé de substances grasses et résineuses, qu'il fait dissoudre dans de l'essence de térébenthine, jusqu'à ce que la solution ait la consistance
d'un sirop assez coulant, et dont l'expérience peut faire connaître le degré nécessaire de concentration; toutefois, il faut qu'elle soit plus épaisse pour des images à tons ou dessins clairs, et plus fluide pour les images vigoureuses ou foncées. Cette matière grasse est composée de :
Vernis d'huile de lin 40 s'*.
Cire 40
Suif 5
Térébenthine de Venise 5
Gomme-mastic 2à3
Noir de fumée 35
Lorsque l'image est recouverte de cette couche grasse (ce qui doit se faire au cabinet noir), on la laisse reposer pendant une demi-heure, pour donner à l'essence de térébenthine le temps de se volatiliser ; ensuite, on place l'image, l'envers en dessous, sur un bain d'eau chaude, puis on Tétend sur une surface plane (verre ou porcelaine) et, au moyen d'une éponge trempée préalablement dans de l'eau gommée chaude, on passe doucement sur la surface noire, de manière à enlever tout le noir dans les endroits qui doivent rester blancs ; l'image apparaît alors en traits noirs; on rince ensuite à l'eau chaude, puis à l'eau froide. On laisse sécher, et l'image est prête pour être transportée sur zinc ou sur pierre, suivant la manière habituelle.
M. James a décrit sa méthode de transport.
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT.
A cet effet, il ponce la plaque de zinc au moyen de Témeri, afin de la rendre aussi polie que possible. Il place l'image pendant environ dix minutes entre deux feuilles de papier humectées préalablement d'une manière uniforme d'un mélange d'acide nitrique et d'eau ( 1 partie d'ar cide concentré pour 5 parties d'eau). On place une de ces feuilles ainsi humectées sur la plaque de zinc et on la passe sous le cylindre d'une presse, ce qui a pour but d'aciduler légèrement la surface de la plaque. Ensuite on enlève la feuille de papier acidulée, et, au moyen de papier buvard ou de papier joseph, on fait disparaître la couche d'azotate de zinc qui recouvre la plaque. On place alors l'image, les traits en contact avec la surface du zinc, et l'on fait passer sous le cylindre de la presse ; on enlève le papier qui portait l'image, on gomme et l'on frotte légèrement sur le dessin au moyen d'une éponge douce imbibée d'encre typographique délayée avec de l'huile d'olive.
Lorsque tous les détails apparaissent assez vigoureux, on acidulé la plaque au moyen d'une eau peu gommée phosphorique ; cette solution doit être composée de façon à ce qu'une goutte restant trois minutes sur la surface polie d'une plaque de zinc, la teinte faiblement et enlève son brillant. L'image transportée est alors prête à être imprimée d'après la manière habituelle.
Si Ton se sert d'un enduit gras épais pour passer sur l'image photographique, il faut prendre une plaque de zinc ou une pierre grenée; le transport se fait comme il a été indiqué plus haut, mais on n'enlève pas de suite le papier, comme il vient d'être dit ; il faut l'humecter par derrière avec de l'eau gommée jusqu'à ce qu'il puisse s'enlever facilement.
C'est de la nature de l'image que dépend la consistance à donner à la couche de noir sur l'image : si les traits sont très serrés, il faut employer du noir plus fluide que lorsqu'ils sont espacés, car l'eau chaude gonfle la gomme bichromatée insoluble, et alors les interstices diminuent, de sorte que les hachures se confondent, et l'on n'obtient alors que des épreuves empâtées.
D'après une communication adressée à un journal, M. James aurait obtenu les demi-teintes au moyen de son procédé, en conservant, pendant huit à dix jours avant son emploi, le papier à la gélatine bichromatée dans un endroit obscur.
M. James indique également la manière de préparer les plaques de zinc. Ces plaques, que Ton trouve à l'état brut dans le commerce, doivent être d'abord raclées au moyen d'un racloiren acier; en suite on les ponce avec de la pierre-ponce et on les polit au polissoir d'acier. Lorsque ces opérations sont terminées, on grènela plaque au moyen d'eau et de sable très fin et d'une molette en zinc d'une largeur de 10cm à 12cm de côté, sur environ 4cm à 5cm
PHOTOLITHOGRAPHIE PAR TRANSFERT.
d'épaisseur; legrenage se fait en décrivant avec la molette des mouvements circulaires sur la plaque recouverte d'eau et de sable. Lorsqu'elle est ainsi grenée, on la lave soigneusement et on l'essuie bien en la séchant. Il est prudent de l'employer le plus tôt possible, attendu que le zinc s'oxyde facilement. C'est également à cause de cette susceptibilité qu'il faut éviter de toucher la surface avec les doigts ou de projeter l'haleine dessus.
Il est très important de bien choisir le sable pour le grenage, et cela suivant la finesse des images à produire; à cet effet, on doit le régulariser en le faisant passer par des tamis qui portent depuis 80 jusqu'à 120 trous par pouce carré.
Lorsqu'on veut utiliser des plaques de zinc ayant déjà servi à l'impression, on enlève l'encre grasse au moyen de la térébenthine, on lave avec une eau alcaline et l'on acidulé la plaque pendant environ deux à trois minutes avec un liquide composé de :
Acide azotique 70"
Acide sulfurique 70
Eau 860
On lave bien et on la grène à nouveau.
Le papier de transport dont M. James se sert est du bon papier à lettres qu'il fait passer par de l'eau bouillante pour lui enlever son excès d'encollage ; aussitôt que le papier est égoutté, mais encore humide, il procède à sa sensibilisation.
La composition sensibilisatrice dont le colonel
James a donné la formule se fait en dissolvant :
Cette solution, pour être bonne, doit rester uniformément liquide, entre une température modérée et 38° C.
L'encre que M. James emploie pour le transport de limage sur zinc est composée de :
Encre lithographique 240 8r
Vernis de lithographe 120
Poix blanche 120
Huile de palmier 60
Cire blanche 60
Bien que ce procédé n'ait qu'une valeur relative, il est intéressant de le connaître, à cause des particularités qui le distinguent des autres procédés analogues.
Le but que nous poursuivons, en publiant l'ensemble des principaux procédés, c'est, nous le répétons, de mettre les praticiens en état de choisir, dans chacun d'eux, ce qui peut le mieux s'adapter à la nature de leurs travaux.
Il n'est pas vrai de dire qu'une seule bonne méthode peut suffire dans tous les cas ; mieux vaut avoir à sa disposition un arsenal de moyens divers, au sein duquel on peut faire choix, suivant les circonstances.
Bichromate de potasse
Gélatine de première qualité Eau chaude
50 s1' 1000 cc