DISPOSITIFS DIVERS
Appareil Gillot.— Le dessin ci-joint (fig. 1), que nous empruntons au Rapport fait par M. Davanne à la Société d'Encouragement sur les procédés de Photogravure de la maison Gillot, donne une idée complète de la disposition qu'il convient d'adopter.
L'un des rails sur lesquels se meut le pied de la chambre noire porte une division en centimètres,
avec vernier. On peut de la sorte connaître, à un millimètre près, la distance entre la surface sensible
Fig. 1.
La chambre noire, portée sur des pieds de fonte, est disposée dans l'atelier vitré. La fig. 1 représente cette chambre. La partie A qui correspond à la glace dépolie et qui reçoit les surfaces sensibles est fixe, la partie B est mobile, c'est celle qui porte l'objectif; elle est reliée par un écrou à une longue et forte vis qui est fixée sur le pied D et qui la fait avancer et reculer sur les règles métalliques RR qui empêchent toute déviation de parallélisme entre les deux parties A et B. L'une de ces règles est divisée en millimètres ; un vernier permet d'opérer le déplacement de l'objectif à un dixième de millimètre près. Les deux pièces A et B sont assemblées perpendiculairement sur le pied.
L'appareil repose sur quatre galets et se monte en arrière et en avant sur des rails fixes.
placée en A et le châssis G portant les sujets à reproduire.
Grâce à cette disposition, on peut arriver à une détermination exacte de la mise au point suivant la réduction désirée et sans qu*il soit nécessaire de
chercher cette mise au point sur la glace dépolie. Des calculs exacts f1) ont déterminé la longueur
H M. Secretan, dans son étude sur les distances focales des systèmes optiques convergents, a dressé le Tableau suivant :
dans lequel se trouve le calcul des distances qui doivent
focale vraie de chaque objectif, on en a déduit, pour les réductions (et les agrandissements, s'il y avait lieu), la distance qui doit séparer l'objectif et la surface sensible, puis la distance de celle-ci îia modèle. Un Tableau placé sur le mur en face de chaque appareil donne ces calculs tout faits.
De cette façon, on peut opérer avec une sécurité et une rapidité que ne donneraient pas les tâtonnements de la mise au point sur la glace dépolie.
Appareil américain à suspension. — Le Scientific american a publié un dessin d'une disposition de l'appareil qui mérite d'être indiquée.
Ce dessin, que nous reproduisons ici (fig. 2), montre les avantages de cette disposition. Un plateau suspendu par ses deux extrémités supporte l'appareil et la surface où est fixé le sujet à repro-
séparer le modèle et la glace dépolie suivant les dimensions que doit avoir l'image.
La première colonne verticale indique les longueurs focales des objectifs. Dans la colonne horizontale sont marquées les dimensions de l'image par rapport au modèle depuis ^ jusqu'à 20T • ^ chaque intersection de deux colonnes se trouvent deux nombres superposés : le premier indique la distance du sujet au point de départ de la longueur focale, le second, la distance de ce point de départ à la glace dépolie ; la somme des deux égale la distance du sujet à la glace.
Exemple : si l'on dispose d'un objectif ayant une longueur focale de 0,45, et s'il s'agit de réduire au ~ le sujet à reproduire, on trouvera que la distance entre ledit sujet et la glace sensible devra être 9ra,45 -\- Ûra,57 = 9m,92. Elle ne serait que de 2m,25 -f- 0m,56 = 2m,81 si la réduction n'était que le \.
duire; on peut de la sorte modifier l'éclairage à volonté, et être certain de l'unité d'un système
dans lequel tout se tenant, échappe par ce fait à l'inconvénient des vibrations, etc. Des rails, en bois ou fer, doivent être fixés sur le plateau pour que les mouvements de la chambre noire puissent s'effectuer toujours perpendiculairement au plan du sujet à reproduire.
Dispositif pour la reproduction des plans à l'Institut militaire géographique de Vienne. — Parmi les descriptions d'installations propres à la reproduction des plans, cartes, etc., nous croyons devoir recommander çelle-ci, dont un dessin (fig. 3), publié par le Photographie news en 1882 (p. 252), nous permet de donner tous les détails.
KKK est une chambre noire ordinaire ayant deux soufflets mm. MM est un pied-table portant la chambre noire et roulant sur des rails, disposés de façon à assurer un parallélisme constant entre la plaque sensible et le sujet à reproduire. RR', cadre sur lequel le sujet est maintenu dans tous les sens par des règles de serrage s, s', abd, crémaillère pour faire mouvoir le sujet en tous sens, en haut, en bas, sur le côté.
Les objectifs employés sont soit orthoscopiques, soit rectilinéaires, et c'est le collodion qui sert à produire les négatifs.
Dispositif pour reproduction avec un éclairage art ificiel. — La question de l'éclairage a son importance; il est nécessaire qu'il soit bien uniforme sur toute l'étendue de l'image à reproduire.
On peut, à la rigueur, faire usage d'une source de lumière artificielle, et il est aisé d'obtenir une surface' bien régulièrement éclairée en plaçant en arrière de l'objectif, à droite et à gauche, deux sources de lumière munies de réflecteurs disposés
de façon à renvoyer sur l'image à copier deux faisceaux de rayons lumineux d'une égale intensité.
La disposition convenable se trouve bien indiquée par notre croquis (fig. 4). En 0 se trouve l'objectif, enEF le dessin à photographier ; en L,L' sont
Fig. 4.
deux lampes à fort pouvoir; en AB et en CD, en arrière des lampes, sont deux écrans tendus de papier blanc faisant fonction de réflecteurs ; les lignes IBAG et JCDH indiquent la place de deux châssis articulés tendus d'une toile blanche pour emprisonner les rayons lumineux et aider à leur concentration sur la surface GH, où se trouve l'image à éclairer.
A la rigueur, on peut éviter l'emploi de ce châssis articulé, qui ne constitue qu'un complément d'installation sans être absolument indispensable.
Quand on use de la lumière du jour, il convient quelquefois de poser à terre, en avant de l'image,
un écran ou un miroir réflecteur incliné à l'angle voulu pour projeter un faisceau lumineux, venant du haut, sur l'objet à photographier.
Nous ne donnons qu'une simple idée de cette disposition d'ensemble, que chacun peut combiner à son gré, suivant le local dont il dispose et la nature de ses travaux.