DE LA. STREPHEIND0P0DIE
lui -même. Sans la ténotomie, une pareille difformité serait tout-à-fait incurable, le tendon d'Achille étant beaucoup plus court dans la stréphendopodie consécutive que dans la stréphendopodie native. Les pieds ainsi affectés offrent un aspect tout particulier, dont nous nous occuperons au chapitre du diagnostic.
Malgré lesdérangemens de toute sorte qu'éprouvent les os du pied chez les stréphendopodes, il ne faut pas croire pour cela que la conlexture et la configuration en soient toujours sensiblement altérées, surtout chez les jeunes sujets. Les malades ayant en général une grande répugnance pour la marche , à cause de l'extrême fatigue qu'elle leur occasionne, il résulte de ce repos volontaire ou forcé des intermittences longues et fréquentes dans la pression réciproque des os , lesquelles intermittences rendent la luxation et la déformation des os moins imminentes et plus difficiles.
Les stréphendopodes, lorsque leur difformité n'est pas encore très prononcée , opèrent assez souvent la station sur une partie du bord externe et de la face plantaire de leur pied ; mais quand la déviation, et la torsion qui en est la conséquence sont devenues extrêmes , le malade ne trouve plus de pointd'appui dans la face plantaire, il fautqu'il le demande au milieu du bord externe ou au tiers ou à la moitié externe de la face dorsale, tout l'avant-pied étant complètement renversé en dedans. Chez d'autres , le point d'appui n'est qu'un