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CHAP. I. — DU MATÉRIEL POUR LA RADIOGRAPHIE ET LA RADIOSCOPIE

On emploie généralement une section de i"°*'pour une inten^ site de 2 ampères environ : on est ainsi conduit aux sections suivantes :

Intensité tn ampères.

Poui

rl= 2,

Ir= 6,

Diamètre approximatif.

section de i"»"»*! correspond à . . . . i™"

» gmmq f.

1«»,6 onuB

et ainsi de suite.

Les fils qui conduisent le courant de la bobine à Tampoule peuvent être beaucoup plus fins, car le courant induit à très haut potentiel n'a qu\in débit très faible. Ils devront être parfaitement isolés, néanmoins la généralité des conducteurs soi-disant isolés que Ton trouve dans le commerce ne s'opposent que d'une façon absolument incomplète à la dispersion du courant. Dans l'obscurité, les fils de l'induit sont environnés d'effluves violettes et, si Ton s'approche trop près, on reçoit des décharges parfois très désagréables et qui peuvent devenir dangereuses avec les bobines puissantes.

On remédie à cet inconvénient en enfermant les conducteurs dans des tubes de verre épais pour une installation fixe; pour une installation mobile on les enfile dans de forts tubes de caoutchouc, dits tubes à vide.

Emploi d'autres transformateurs.

Au lieu d'actionner l'ampoule avec une bobine d'induction, on peut employer une machine statique; cette disposition aurait le grand avantage de simplifier beaucoup le matériel nécessaire pour la Radiographie, en supprimant les piles ou accumulateurs, la bobine et les divers instruments de mesure qui sont indispensables.

D'après des expériences faites par le D*" H. Van Heurck, il résulte que des machines Ramsden, Carré ou Wimshurst éclairent parfaitement l'ampoule, mais la somme de rayons X est de beaucoup inférieure à celle produite avec une bobine. L'auteur recom-

48 PREMIÈRE PARTIE. — KATÉBIBL ET TKCHNIQDB.

mande de disposer entre l'ampoule el la machine un excitateur à étincelles {/ig. 29), de façon à ne pas avoir un courant conlînii, mais Lien une succession de décharges analogues à celles que produit l'interrupteur Foucault. L'emploi de la machine statique parait particulièrement dangereux pour l'ampoule, qui forme con-

Fig. 19.

Machine statique avec détonateurs i boales.

dcngateur el se trouve fréquemment brisée ou percée par la décharge.

Toutefois, ce mode de production d'électricité ne doit pas être rejeté a priori. 11 est possible qu'une machine statique convenablement installée dans une salle chaulTce et dans une cage de verre contenant des substances desséchantes, actionnée régulièrement par un moteur, donne de tout autres résultais que ceux obtenus dans un local quelconque et avec le fonctionnement à la maîn.

M. le D' Guilloz, de Nancy, a obtenu avec la machine sUtique d'excellenls résultats. Au début de ses expériences, il reliait simplement les pâtes de la machine à l'anode et à la cathode du tube à vide. Plus tard, il reconnaissait l'avantage qu'il y a à établir

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dans le trajet d'un des conducteurs une interruption qui assure mieux la continuité de l'éclairage. En dernier lieu, il préconise l'emploi de condensateurs placés sur les excitateurs de la machine entre lesquels jaillit l'étincelle. L'anode et la cathode de l'ampoule sont reliées aux armatures externes des condensateurs. Le tube s'illumine à chaque décharge ; néanmoins ces dernières peuvent être tellement rapprochées dans une machine à grand débit ( par exemple la machine à cylindre de Bonetti), que le tube est éclairé d'une façon absolument continue. M. Leduc, de Nantes, a employé également cette disposition.

M. Guilloz est, depuis, revenu à l'emploi de la bobine qui serait préférable au point de vue de la diminution de la pose.

On voit par ce qui précède que les opinions des auteurs ne sont pas encore bien arrêtées en ce qui concerne l'emploi de tel ou tel dispositif, et il est impossible, croyons-nous, d'affirmer la supériorité actuelle de l'une ou l'autre méthode. L'importance de la Radiographie est telle qu'elle doit amener fatalement des transformations complètes dans les machines statiques et d'induction, lesquelles au lieu d'être des appareils de laboratoire, rarement utilisés, devront être de vraies machines industrielles susceptibles de résister à un travail journalier et continu.

On a déjà perfectionné les bobines en améliorant l'isolement de l'induit, en noyant leur masse dans de la paraffine ou de la gomme laque : voici maintenant une récente modification du transformateur qui vient d'être indiquée et que nous croyons devoir signaler à cause de son grand intérêt.

Nouveau transformateur électrique à haute tension de MM. Roche f or t-Luçay et tVydts. — Les recherches des auteurs ont porté sur les points suivants : constitution d'un isolant supérieur à ceux employés généralement; augmentation du rendement du transformateur; simpliGcation et économie de construction. On sait, en effet, que la bobine classique d'induction est loin d'être à l'abri de toutes critiques. Avec les hautes tensions qui se produisent et qui peuvent atteindre 3oooo ou 40000 volts, les accidents dus aux défauts d'isolement sont toujours à craindre : le rendement laisse beaucoup à désirer, car il n'atteint pas 20 L. i

5o PaEHlÊRB PARTIE. — MATÉllIEL ET TECHNIQUE.

pour loo des watts fournis. La construction de ces appareils est fort délicate, car elle nécessite renroulement de kilomètres de fil ; enfin, à cause de la longueur de l'induit nécessaire, le poids devient considérable.

Dans le transformateur de MM. Rochefort et Wydts, ces divers inconvénients ont pu être évités (^fig* 3o). L'inducteur, analogue à celui delà bobine RuhmkorfT, est disposé verticalement dans un vase cvlindrique en verre de même hauteur : il se compose d'un noyau de fer doux, d autour duquel s'enroule une double couche de gros fil de cuivre ^, e^ qui aboutit aux. deux bornes a et o! du courant primaire. Un tube isolant / entoure le faisceau inducteur..

L'induit se compose d'une seule bobine g qui comporte Goo^*" de cuivre •^. Cette bobine est placée dans la région médiane de l'inducteur et elle repose sur deux tubes de verre h et A' soutenus par un bloc de bois. Au-dessus, un bouchon de bois muni de deux tasseaux repose sur la bobine induite au moyen de deux tubes de verre.

Les deux extrémités de l'induit sont reliées aux deux bornes secondaires b et U placées dans les bouchons des deux tubulures m et m' du vase de verre dans lequel le tout est placé verticalement.

Le vase de verre est rempli totalement d'un isolant carburé pâteux ; c'est là, il faut le reconnaître, la particularité très intéressante de cet appareil : grâce aux qualités de cet isolant, le rendement du transformateur est augmenté de près de 5o pour loo.

Nous avons pu étudier l'appareil de MM. Rochefort et Wydts, et nous avons constaté que, pour obtenir une étincelle de 20^'" à a5*"° de longueur, il suffisait d'employer une batterie de trois accumulateurs, soit 6 volts; le courant qui passe dans l'inducteur est de 3 à 4 ampères, ce qui représente une énergie de 20 watts environ. Une bobine de même longueur d'étincelle a un poids approximatif de 20''* à So"** dont \^^^ rien que pour l'induit. Cette bobine nécessite une batterie de \f\k 16 volts et consomme environ 120 watts.

Ces chiffres sont particulièrement intéressants à retenir pour le praticien.

GHAP. 1. — DU MATBIIIBI. POIB LA BIDIOGRAPHIE BT L\ kADIOSCOPIB. Si

L'étincelle donnée par ce transformateur est très nourrie et les résultats radiographiques sont absolument satisfaisants.

Les auteurs actionnent le transformateur au moyen d'un interrupteur à mercure rotatif commandé par un moteur électrique

Fig. 3o.

Coupe du Ira nsforma leur Itochefort et Wydts.

monté en dérivation sur le courant primaire. Le condensateur est indépendant et sert de socle à l'inlerrupieur.

Du reste, nous croyons bon de mettre sous les yeux du lecteur le dispositif d'ensemble de ce nouveau matériel (fig- 3i), Il se présente sous une forme très ramassée et ne tient qu'une place restreinte. Toutes les connexions de fils sont établies et l'opérateur n'a qu'à amener aux bornes du primaire les fils de la batterie d'accumulateurs.

5a rKEHiàBB partie. — xatbbibl bt tbchniqdb.

Une bohe doDt le devant s'ouvre contient le transformateur T; en I se trouve l'interruptenr qui est monté sur le condensateur ;

Fig. 3,

un levier de manœuvre et un rhéostat permettent de mettre en marche et de régler la vitesse de l'interrupteur.

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