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DES AMPOULES

Les ampoules destinées à la Radiographie ne sont que des tubes à vide dans lesquels celui-ci a été poussé plus loin que dans les tuhes Geissier et ceux de Crookcs. La qualité du verre a également une influence prédominante : enfin, la disposition des électrodes et leur nature ont une importance très grande au point de vue de

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la qualité des rayons, péDétralioD, oetleté. Nous aurons donc à examiner : i* les divers moyens d'obtenir le vide dans les ampoules, 3° le ch(vx du verre, et, en dernier lieu, 3' la nature et la disposition des électrodes.

[• FABBICATION DES AKPODLES RADIOGRAPHIQtES.

L'ampoule fabriquée par le souffleur de verre avec la matière la plus convenable et munie de ses électrodes, est montre sur une macbine à faire le vide au moyeu d'une tubulure annexe réservée à cet effet. Dans l'industrie, on soude au chalumeau cette tubulure sur le conduit spécial d'aspiration de la machine à vide. On peut

Fig. 3i.

Il Alvergnial-Chabaud.

encore faire cette réunion au moyen d'un mastic spécial qui s'applique à chaud, mais celte opération doit être faite par un opérateur habile, car il faut les plus grands soins pour obtenir une occlusion absolue.

Si FBBHténB PARTIS. — HATBUIEL BT TECHMQlJIf.

Nous n'iosisterioDS pas sur les détails de cette fabrication, main- Fig. 33.

Pompe à mercure Alvergniat.

tenant que l'on trouve communément de bonnes ampoules dans le commerce, si cet exposé n'avait l'avantage d'éclairer le lecteur sur

CBAP. I. — DD UATÉHIBL POITH LU. RVDIOGBIPHIB ET LA UDI08COPII1. 6j

cerUÎDS poinls donl !a connaissance lui sera 1res utile par la suite et si, dans certains cas et lorsque l'on possède le matériel nécessaire, il n'y avait intérêt à pouvoir remettre les ampoules en état.

L'eitraclion de l'air de l'ampoule ponrrait s'obtenir avec la pompe à mercure seule, mais l'opération serait fort longue; aussi est-il plus avantageux de commencer le vide avec la trompe à eau et, lorsque le vide maximum réalisable avec cet appareil est ob-

tenu, de terminer avec la pompe à mercure. Avec la trompe à eau, le vide ne peut descendre au-dessous de la pression égale à celle de la tension de la vapeur d^eau à la température ambiante. Avec la pompe à mercure, et en prenant la précaution de faire usage de substances desséchantes destinées à absorber cette vapeur d'eau, on peut arriver à faire un vide beaucoup plus parfait. C'est ainsi que pour les ampoules radiographiques le vide requis est d'environ un millionième d'atmosphère.

L'installation nécessaire pour la vidange des ampoules comprendra donc une trompe à eau double ( fig. Sa ), du modèle Alvergnial- Chabaud par ei^emple, et une pompe à mercure {Jig- 33), du plus récent modèle de la même maison. Entre la trompe à eau et l'ampoule, il est indispensable d'intercaler un appareil spécial destiné à éviter les retours d'eau dans celle-ci au cas de variations de pression dans la conduite, ou d'arrêt, ce qui malheureusement se présente fréquemment dans les villes. Pour supprimer, dans les trompes à mercure, la manœuvre fastidieuse qui consiste à reverser le métal dans le récipient supérieur, on aura grand avantage à adopter le dispositif de Verneuil {fig. 34) qui remonte automatiquement le mercure et ne nécessite aucune surveillance. Pour la description assez compliquée de ces divers appareils et leur conduite, nous renvoyons aux Traités spéciaux de Physique.

On fait des pompes à mercure sans robinets qui sont, par suite, d'un maniement plus facile. Nous citerons en particulier la pompe à huit chutes de M. Seguy i^fig- 35), et les modèles de M. Henriet (Comptes rendus des séances de P Académie des Sciences, 5 juillet 1897) et de M. Chabaud {Ibid., 12 juillet 1897).

La pompe à mercure est munie de la jauge de Mac Leod, qui permet d'apprécier le degré de vide. Lorsque l'on a atteint à peu près la limite convenable, on réunit le tube à la bobine et l'on fait passer le courant ; si le vide suffisant n'est pas obtenu, l'ampoule offre des colorations roses et violet bleu, puis le vide continuant, une belle coloration jaune vert apparaît. Sans qu'il y ait de rapports absolus entre cette coloration, qui est due à la fluorescence du verre employé, et la production des radiations actives, il y a néanmoins une certaine concordance entre ces deux phénomènes et Ton ne sera pas éloigné de la fin de l'opération.

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Od GODtrôlera du reste l'état de l'ampoule en faisant divers

Pompe Seguy sbds robinet.

essais pratiques qui consisteront, d'une part, à examiner l'intensité de la fluorescence obtenue sur un écran au platinoc^anure de

baryom et, de Tau Ire, à exposer une plaqne photographique.' On pourra encore faire usage d^un éleclroscope spécial.

I® Contrôle optique. — M. Buguet propose d'employer le photomètre de Foucault, dont une des plages sera remplacée par un écran fluorescent éclairé par Tampoule. Une bougie éclairera l'autre plage. L'intensité du tube pourra être estimée en bougies en appliquant le calcul ordinaire de la photométrie aux distances de l'ampoule et de la bougie pour lesquelles les deux plages ont le même éclat.

2® Contrôle photographique, — On expose sur la plaque photographique convenablement protégée un écran en aluminium disposé comme une Table de Pylhagore et dont chaque carré comporte une épaisseur de métal de plus que le voisin. En opérant toujours à la même distance et avec un même temps de pose, en développant avec un bain type et pendant le même temps, on aura, d'après le nombre d'épaisseurs traversées, des renseignements très approchés sur la valeur de l'ampoule.

M. Buguet emploie un autre procédé. Une plaque métallique percée d'un trou est placée sur la plaque photographique, on pose un temps donné et à une distance déterminée. On compare alors la pénombre obtenue avec une plaque type sur laquelle on a produit une série d'impressions correspondant à des expositions croissantes, d'après une loi géométrique déterminée, devant une source de lumière (bougie, par exemple) placée à une distance donnée. On a ainsi tous les éléments du calcul, en bougies, de l'intensité de l'ampoule étudiée (• ).

Ces diverses méthudes ne peuvent donner à notre avis que des résultats approchés par suite de Tinégalité du champ d'éclairement de l'ampoule. Néanmoins, en pratique, elles donneront des indications qui pourront avoir leur utilité.

3° Contrôle électroscopique. — On détermine au moyen d'un électroscope spécial le temps que les deux feuilles d'or mettent

(') i^fwtO' Journal, août 1S96, p. 267, et ociobre 1896, p. 389.

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à se rapprocher, lorsqu'on expose Tappareil à une distance déterminée de Fampoule en activité. Nous décrirons plus loin cet appareil (voir p. 84).

Arrivé à ce point, on sépare Fampoule de la pompe à mercure au moyen du chalumeau. Elle est alors prête à être livrée par Tindustrie. Dans les laboratoires spécialement organisés, on pourra la laisser à demeure sur la pompe (') et Tutiliser pour les opérations radiographiques. Lorsqu'elle ne donnera plus les résultats voulus ou que Ton constatera une petite rentrée d'air qui se produit infailliblement avec le temps, on en sera quitte pour remettre la pompe en marche jusqu'à ce que l'on ait de nouveau obtenu le vide nécessaire.

L'emploi de la pompe à mercure permet d'utiliser les ampoules mises hors d'usage à condition qu'elles ne soient pas percées.

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