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CHAPITRE 1. — APPLIC*T10Sg AUX SCIENCES MEDICALES

l54 SECONDE PARTIE. — APPLICATIONS DE LA RADIOGRAPHIE.

lophus, qui est plus grande que celle des os. Tout le monde est d^accoid sur ce point. Mais tandis que M. Potain range les nodosités d'Heberden dans les lésions goutteuses, M. Barjonles attribue exclusivement, comme Garrod et la plupart des auteurs, au rhumatisme chronique déformant. M. Buguet signale chez le même sujet des tophus et des nodosités d'Heberden, ce qui indiquerait la super- |M>sition ou la juxtaposition de la goutte et du rhumatisme.

Sans prendre parti dans cette discussion qui n^est pas de notre ressort, nous nous contenterons de mettre sous les yeux du lecteur la radiographie d^un doigt de rhumatisant dans lequel on retrouvera Taspect tvpique signalé par les auteurs compétents {^fig- 77)*

En dernier lieu, dans les cas de traumatisme violent, Tos luimême peut être déplacé de sa position normale, c'est Thypothèse de la luxation, ou être brisé, c'est le cas de la fracture. Dans Tun et l'autre cas la Radiographie apportera des renseignements de la plus haute valeur en permettant de déterminer exactement le déplacement de l'os, ou le genre et la nature de la fracture.

En ce qui concerne les luxations, leur analyse est parfois fort difficile à cause de la tuméfaction du membre et de la douleur que ressent le patient. La Radiographie montrera avec netteté la position anormale des extrémités osseuses, le moindre arrachement d'apophyse et facilitera le diagnostic avec les fractures juxtaarticulaires. Ainsi que le dit si bien M. le Professeur Gross, « Pexamen radiographique est particulièrement important lorsqu'il s'agit d'un de ces traumatismes articulaires complexes, à diagnostic difficile, impossible même sans le chloroforme. Dans un traumatisme compliqué du coude, par exemple, où par le fait de la tuméfaction, tout examen utile, toute détermination de la blessure, tout jugement sur la gravité de l'accident et l'avenir de la jointure, tout traitement efficace sont autant de problèmes insolubles, les rayons de Rœntgen nous mettent à même de formuler un diagnostic exact et précis indiquant la thérapeutique à suivre et sont le moyen de vérifier à tout instant, même à travers les appareils, la coaptation de fragments de fracture, la réduction d'un déplacement, la correction obtenue par les moyens chirurgicaux appliqués ».

Nous avons exécuté dernièrement un grand nombre de radiographies de luxations du coude chez des enfants. Elles ont permis ù

Accidenta goutteux

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M. Mouchet, iDlerae des hôpitaux, de faire itn Iravaîl fort intéressant sur la question. Nous devons reconnaître que plusieurs fois la Radiographie nous a révélé des fraxitures qui n'avaient pas été soupçonnées. Elle a dans bien des cas confirmé le diagnostic, dans

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d'autres elte a fourni des indications nouvelles, qui ont modilié celui-ci, et déterminé définitivement ta nature de la lésion.

 titre d'exemple, nous publions la radiographie d'une luxation du doigt, un doigt normal de la même femme servant de point de comparaison {fig. 78),

Pour les fractures les renseignements que l'on obtiendra sont tels, que nous croyons que la Radiographie s'impose dans tous les cas pour éclairer d'une façon complète le chirurgien, reconnaître la présence des esquilles et éviter au blessé les inconvénients qui

CBAPITIIE .[. — APPLICATIONS AUX SCIENCES UBDICALES. |5;

résultent d'une réparation incomplète. Une fois l'opération faite,

>l sera tout indiqué d'exécuter une nouvelle radiographie qui servira de contrôle et montrera si tout est remis en place. En renouvelant cet examen de temps en temps, on pourra suivre les pro-

i:i8 BECOKDB PAHTIE — API^tCATIONS DE L.t RADIOGRAPHIE.

grès de la coDsolidalion et ne retirer l'appareil que lorsqu^il r

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aura plus aucun inconvéoienl à le faire. A l'appui de notre opiniun, nous croyons devoir citer les iroîs observations suivantes :

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