CHAPITRE I. — AVPLICATIONS AUX SCIENCES UtDlCALES. I
Il est possible aussi que l'aclion proloDgée des rayons X sur les yeux produise des accidents graves.
Enfin MM, Gaston Seguy et Quénisset ont signalé des troubles
parliculiers du coeur qui se traduisent par des palpilalions insupportables et des battements très violents et très irrëguliers.
Après ce tableau peu encourageant des accidents opératoires qui peuvent survenir soit chez l'opérateur, soit chez l'opéré, il convient de discuter non pas les résultats annoncés qui sont indéniables, mais les conditions opératoires qui ont été réalisées. On constatera de suite que tous les troubles signalés ont été causés soit par le rapprochement trop exagéré de l'ampoule, soit par là durée prolongée de l'exposition, soit enfin par la répétition d'expositions courtes mais fréquentes.
'. PAHTtE. — APPLICATIONS DE LA MADIOGHAPRIE.
Tout d'abord le rapprochement exagéré de l'ampoule est à notre avis une erreur complète; quelle que soit l'aclioD des rayons X sur l'orgaiiismc, il est évident qu'ils se comportent comme les autres radiations lumineuses ou calorifiques, qui sont aisément supportées à une distance convenable et provoquent au contraire des accidents graves à courte disUnce. On se chauffe avec plaisir devant
Fig. .00.
Érylhème et aliération des ongles.
un foyer et l'on se brûle profondément si l'on place un instant le doigt dans la flamme; on s'éclaire journellement avec des lampes électriques puissantes sans inconvénient aucun, veut-on regarder l'arc de trop près, les jeux sont gravement atteints. Jl en est de même pour les ravons X qui, dangereux à courte distance, devienuenl inoffensifs à une plus grande.
Ces considérations nous paraissent établies d'une façon très nette à la suite des nombreuses expériences que nous avons faites depuis trois ans. Malgré des poses qui ont atteint une fois cinq heures consécutives (bassin de coxalgique, février 1896) et plusieurs fois deux heures (radiographies de crâne, novembre 1896), nous n'avons jamais observé un seul cas d'érjthème ou de chute