‹ Traité pratique de sylviculture: Les forêtsChapitre 20 sur 67 · ACTION DES A^BRES LES UNS SUR LES AUTRES · texte numérisé non relu

ACTION DES A^BRES LES UNS SUR LES AUTRES

on est amen6 k changer le mode de traitement appliqu6 jusqu'alors k une foret, on lui fait subir un traitement temporaire, qui prend le nom de conversion^ quand on passe d*un regime a un autre regime, — et de trans formation ^ quand on change simplement le mode de traitement dans le m^me regime.

Consistance des peuplements. — La consistance d'un peuplement se rapporte au nombre des tiges qu'il renferme et k la densite de son feuillage.

Le nombre des tiges pent varier a TinBni en raison de T&ge des peuplements, des essences qui le composent et de la fertility locale. Mais, en tenant comptede cesdiiferents^l^ments, on peut admettre que, pour chaque ^tat particulier, il existe un nombre maximum de tiges qui n'est jamais d^pass6. Plus on se rapproche de ce maximum, plus le peuplement est plein.

On dit qu*un peuplement est un massif y des que les branches des arbres se touchent sans etre agit^es par le vent. Le massif est serri, quand les branches s'entrelacent. Des que les cimes des arbres sont isolees, T^tat de massif n*existe plus : on obtient alors un peuplement d' arbres isoles ou clairpl&nti.

On nomme clairieres les surfaces de peu d*^tendue peupl^es d'arbres 6par8 et, dans lesquelles, sous Tinduence d'un couvert insuffisant, r6tat superHciel du sol est degrade. Les vides sont des espaces plus grands, entierement d^pourvus de bonnes essences et tout au plus converts de mort bois. Le peuplement est clairiere^ s'il y existe de nombreuses clairieres ; entrecoupd, quand il pr^sente des vides.

La densite du feuillage^ par suite Tobscurit^ plus ou moins grande du couvert, depend avant tout de la frondai- %on des essences du massif. A ce point de vue, chaque esp^ce •e constitue d'une maniere diff^rente et, d^s que T^tat maximum de density qu'elle comporte est atteint, il disparait autant de feuillage dans le dessous qu'il s'en produit dans le dessus. Nul n*ira chercher, sous les pins sylvestres ou les bouleaux, les ^pais ombrages des sapins ou des hetres (fig. 29 et 30). Entre ces types extremes, tons les intermediaires existent.

Fig. 29, — Vieille fuLaie de hetre en massif trfca sem!, canton de la Mai-e-Bui-Bourres(Lyons-la'For6l].(Photographie de M, J.GeorgQ.)

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