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LES GLIMATS DB PLAINS

h^tre, souvent expuls^ par ce traitement, reparait, en h&le,

des qu*on cesse de le mallraiier par des exploitations r6p6t6es

k trop courts intervalles.

Zone girondine. -r- Elle suit les rivages de TOc^an, de

Bayonne a Tembouchure de la Loire ; e'est dans les Dunes et

les Landes de Gascogne qu'elle est le mieux accus^e. Ses

caract^res s'efiacent et se fondent insensiblement avec ceux

de la region temp^r^e, k mesure qu'on s'^loigne du littoral en

s'avan^ant, dans la direction de TEst, vers le plateau central.

^^ ';^ maritime (fig. 39), le chene occidental et le chene

- . ^'^ ''^s essences caracteristiques ; ces deux dernieres lui appartienno.^ ^ . i

, ^ , 1 w ' ?'^ propre. On y remarque aussi le

chene pedoncuie.particuliereniw. u j * j i x*

, ^ ., , 1 , ,, , 1 1, A 1 ^bondant dans les parties submersibles de la vallee de 1 Adour, ou u . . ^^^

atteint de remarquables dimensions et fournit CK>t, n . ^

chines de Bayonne^ tres recherchds dans les chantiers v.

constructions maritimes; — le chSne rouvre, qui, ndanmoins,

fait presque absolument defaut dans la region des Landes; —

le ch^ne yeuse, qui ne se trouve pas uniform^ment r^parti et

semble rechercher les terrains calcaires; aussi est-il rare dans

les sables des Landes et n*a-t-il, en aucun point, la grande

importance qu^il acquiert sur le littoral de la M6diter-

ran^e.

A ces vdgetaux essentiels des forMs se joignent d'assez nombreuses especes arbustives de la region parisienne, auxquelles s'en ajoutent quelques autres de la region m^diterrandenne.

Deiix types de forets distinguent cette region : les ch6naies de TAdour, et les massifs de pins maritimes r^install^s avec un plein succ^s sur le sable des Landes. Franchement m^ridionale dans son aspect, avec le ton grisatre de ses pins, ses touffes de daphne, de tamarix, de grandes bruyeres, la Lande couvre de nombreux hectares, que limite la dune liltorale du c6t6 de la mer. C'est la terre classique de la lutte par la for^t conlre Tenvahissement des sables, contre . I'insalubrit^ des eaux stagnantes. C^est aussi la seule contr^e, en France, oii Ton r^colte la r^sine.

Le climat, moins chaud et moins sec que celui de la Pro-

138 LES FORfeTS.

paDser les blessures. Malgr^ leur vitaliLd, ils ne sont pas hi redouter comme la tenace bruyfire. En elTet, tandia que celle-ci contribue h I'aciditS du terreau, landis qu'S I'instar de loutes Ics plantes soctalcB, elle couvre le sol d'un lapis continu et permanent, qui ne s'^leve jamais assez pour jouer le rote utile de sous-^tage, les coudriers, les corDouillerg et les dilT^rents arbustes des sols calcaires fournissent un excellent humus, et, si on a la patience de les laisser grandir, constituent un abri, sous lequel naissent abondants les semis de sapin ou des autres essences d'ombre. De meme, au milieu de toufles de buis, de gen^vriers ou dYpines dans les friches ou les garriques, on voit poindre, suivant les altitudes, la fleche d'un 6pic^a ou d'un pin, la cime d'un charme ou d'un chene (fig. 35]. Et toute cetto broussaille complaisanle, apres avoir abritd les grands arbres dans leur jeunesse contre I'envahissement des plantes herbacces, contre les rayons du soleil ou la dent du betatl, se laisse dominer par eux et passe modeslemenl a I'etat de sous-bois.

Les pepinieres ^tablies en terrain calcaire se cultivent facilement, et, bien soign^es, elles fournissent de bons plants ; mais, en raison de I'extreme diversite des plantes sauvages qui s'y di^veloppent, elles sont d'un entrelien tres coilteux.

Si la proportion du calcaire en melange avec I'argile descend au-dessous de 30 p. 100, la terre devient la marne, & laquelle les agriculteurs ne permeltcnt plus aux forestiers de s'intiresser.

I. Aptitude foresliire. — II. Les cUimls de plaine : caracLires gin6raux. — Division en zones. — Zone parisienne. — Zone girondinc. — Zone proven^ale. — [II. Les climals de monlagne : caractires (;£a£rauz. — Vosges. — Jura. — Alpes. — Plateau central. — Pyriaits.

de^

icuUvire, il s'agit ;r les ^jpliludes

AFTITUDB FORESTIEHE.

forestiiree d'un climat, on ajoute done k la s^rie des ph^no* m^nes atmoaph^riques que les cultivalcurs appr^cient ou

redoutent, certaiiies parlicularit^s, qui concement plus ^troitement le v^g6lal arbre ct, par suite, la forel.

Pour maintenir un t^lat de saturation constant dans sa

140 LES for£ts.

masse ligneuse, qui doit renfermer toujt>ur8 au moins40p. lOQ de son poids total en eau, Tarbre a besoin d*une somme considerable d'humidiie pendant la saison de v^gdtation ; il n'est pas surprenant, des lors, que la for^t n'existe plus partout oil le climat lui refuse le minimum d'eau n^cessaire aux especes les moins exigeantes k cet ^gard. La nudity relative des deserts, des steppes, des champagnes ou campines n'a pas d*autre cause. A ce point de vue, la culture forestiere se rapproche beaucoup plus des cultures fourrageres et pastorales que des autres; car elle a plus d'interet k favoriser le developpement des axes et des organes verts que celui des graines ou des fruits milrs. En un mot, regions forestieres et regions pastorales se superposent. On pent done dire que les contrdcs oil I'herbe reste verie toute Vannie^ grace k leur climat humide, sont, en m6me temps, la patrie des belles et bonnes forets.

Mais, plus que toutes les autres plantes cultiv^es, Tarbre craint la violence des vents ; quand Touragan passe inoffensif sur les prairies et les champs, il est m^caniquement nuisible aux arbres des forets, en d^racinant les uns, brisant les autres, renversanl parfois des cantons tout en tiers. Les sujels brisds, arrach^s par le vent se nomment chablis (fig. 36). Le danger que courent les massifs depend de Tessence, de T^ge, de la saison, de Taltitude, de Texposition et du mode de traitement.

Enfin des experiences aussi concluantes en France (I) qu'en

(1) Les experiences installdes aux environs de Nancy, en 1867, par M. Mathieu, sous-direcLeur de I'ficole forestiere, et conlinuees jusqu'en 1900 par les soins de la station de recherches, etablissent les lois suivantes :

10 En for6t, pour cette region, la temperature moyenne annuelle est d'environ un demi-degre plus basse que dans les terres agricoles

voismes ;

20 cet abaissement, trfes faible pendant les mois d'hiver, est surtout sensible en ete;

30 la moyenne annuelle des minima est meme relevee de pris de un degre, tandis que celle des maxima est abaissee de deux environ, d'oii une diminution dans Tecart entre les maxima et les minima atteignant presque trois degr^s; ^

4" les hauteurs d'eau pluviale dans une clairifere de foret, — sur la lisifere d'un massif, — et dans une region franchement agricole voisine, sont entre elles comme les nombres 100, 95 et 77;

APTITUDE FORESTIERB. 141

Allemagne, concourent k faire admettre les fails genera ux suivants comme chose jug^e :

1° Les grands massifs forestiers abaissent quelque peu la temperature moyenne de Tann^e ; mais, en tneme temps, ils r^gularisent les climats, en diminuant Tintensit^ des grands froids et des chaleurs extremes.

2^ La fordt qui abaisse la temperature moyenne, facilite la condensation des vapeurs; d'autre part, la transpiration des feuilles augmente la quantite de vapeur d'eau con ten ue dans Tatmosphere; par consequent, T^tat bois^ d'une contr^e active la chute des pluies et le dep6t des ros^es.

Ainsi, en modifiant F^tat hygrom^tique d^un climat, la foret le rend plus favorable k sa propre production. Elle exerce dans Tinterieur du continent un r61e analogue k celui de la mer sur les lies et les cotes. On pent done dire que la forit appelle la foret et qu'il est loujours avantageux de la cultiver en grands massifs.

Telles sont les considerations qui nous ont servi de base pour diviser la surface de la France en deux groupes principaux de climats forestiers : les climats deplaine et les climats de montagne (1).

50 ii pleut davantage sur la lisi&re Sud-Ouest d^un grand massif forestier que sur la lisi&re Est ; mais c'est le centre du massif qui re^oit le plus d*eau ;

60 le couvert des arbres feuillus intercepte, en eU, environ 8 p. 100 de Teau pluviale ; mais comme la for^tregoit 22 p. 100 d'eau en exc6s sur les champs voisins, c'est encore un bdn^fice de 22 — 8 = 14 p. 100, en faveur du sol forestier, par rapport au sol agricole.

M. Mathieu, Metiorologie agricole et forestUre^ Paris, 1878.

M. Fautrat, Id,

M. Bartet. id. Bull. Ministire de V&griculture, 1895.

M. Claudot, Id, Ann, SocidU d*dmnlation des Vosges, Spinal, 1897.

M. HufTel, Influence des for4ts sur le climat^ Bull, Sociit4 forestiire de Franche-Comtd et Belfort, 1895.

(1) Nous ne pouvons ici que diviser la France en grands climats forestiers. Mais chaque departement, chaque montagne, suivant Texposition, suivant Taltitude, se subdivise, souvent, en plusieurs regions, caracterisees par leurs esp^ces foresti^res et que Ton pent reconnaitre, m^nie quand les grandes essences font defaut, & leur flore herbacee ou arbustive. On salt, par exemple, que Ton se trouve dans la zone du sapin, quand on voit d scs pieds Geranium sylvaticum, Prenanlhes purpurea. Ranunculus aconilifolius, — dans celle du chdne vert quand on rencontre Cistus monspeliensis, C. albidus, Lavandula lati'

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