PARTIES GONSTITUTIVES D'UN ARBRE
Pariie a^rienne. — Enracinement. — Structure du boia.
ficorce.
Partie airienne. — La partie a^rienne d'un arbre comprendla tige, c'est-k-dire Taxedu v6g6tal, qui va du niveau du sol jusqu'au bourgeon terminal, — et les branches^ ins^r^es 8ur cette tige ; celles-ei se divisent a leur tour en branches principales ou mattresses branches, en rameaux et en ramules,
II est plus int^ressant dans la pratique de distinguer le ftkt, portion de la tige allant du sol au niveau des premieres branches, — et la cime ou houppier englobant le reste de la tige et les branches. C*est le fut qui fournit, en ef!et, le bois propre au plus grand nombre d*usages, par suite, le plus pr^cieux. D*ailleurs, si dans un sapin on peui suivre facilemeat la tige jusqu'au dernier bourgeon, il n'en est pas de mAme chez toutes les espdces : bien sou vent cette tige se bifurque, se divise en un nombre de plus en plus grand de ramifications et n'existe plus qu'^ T^tat th^orique.
II peut arriver que brusquement, pour une raison ou pour Bom et JoLTBT. 1
una autre, des branches de faible grosseur naissent sur le fflt d'un arbre qui jueque-I^ en ^lait depourvu. On les appelle branches goarmandes ou goarmands.
Enracinement. — Le collet de la racine est la ligne qui s^pare la portion inf^rieure du fOt d'une part, et les racines (le. I'autre : le microscope accuse des differences sensibles ' dans la structure du bois
de tige et celle du bois de racine ; c'est au niveau du collet que fmit, dans les cbenes, la distinction entre I'aubier et le bois parfait (lig. 1),
Dans les racines nous ne trouvons rien d'analogue au fut ; mais il pent se faire que I'une d'elles prolonge directement la lige, et s'affirme parmi toutes les auLres; c'est le pivot. Le d^veloppement du pivot n'est prononcd que pendant la jeunessc de I'arbre; plus tard il s'arrete dans sa croissance, et, alors memc le rencontre pas d'obstacle a son allongement, il s'atrophie, ou se ramifie en racines nouvelles qui s'enfoncent plus ou moins obliquemcnt dans la terre.
Par analogie, quand les racines d'un arbre onL une tendance ii prendre une direction verlicale,on dit que Tonracinement est pivolanl ou mieux profond. Lorsqu'au contraire elles ont une propension h s'^taler horizontalement, on dit qu'il est (raganl ou auperficiel. Celte question de Tenracinement est tres importante : on conpoit combien il est peu indique de cultiver des arbres a enracinement profond dans- un terrain superficiel.
Fig. 1. — Souche de ch£ne : i droiie
: eti gsttche, aubier; au milieu, boi9
parfait ; en bss, collet de le