‹ Traité pratique de sylviculture: Les forêtsChapitre 5 sur 67 · PARTIES CONSTITUTIVES D UN ABBRB · texte numérisé non relu

PARTIES CONSTITUTIVES D UN ABBRB

Les rarhiiications estremement fines des racines se nomineht le chevelu.

Structure da bois- — L'arbre s'accroH en hauteur par le d^veloppement du bourgeon terminal, lequel s'ouvre au printemps et donne une /loujje qui grandit g^n^ralement jusque vers le milieu de I'^t^. II s'organise alors un nouveau bourgeon terminal, qui passera I'hiver a I'Stat latent. Les branches fi'allongent par un processus analogue.

L'arbre s'accroit en grosseur par la multiplication des cellules dans la zone g^neralrice. Cette multiplication se fait, chez les essences indigenes du moins, de rinterieur vers I'ext^rieur dans le sens du rajon, sup une section transversale du filt; d'autre part, elle est suspendue durant I'hiver; il en r^sulte que la masse de bois fabriqu^e chaque ann^e forme une couche Ugneuse bien distincte, qui se superpose h la pr^c^dente et I'enveloppe de toutes parts. On pent done avec

nuelles ccs couches ligneuses,

raison appeler ausst couches a et d^duire de leur nombrc rage de l'arbre.

II est en g^n^ral facile, sur la tranche d'une tige exploitee, de distinguer les diff^rentes couches ligneuses.

Tantot, en effet, le bois fabriqud au debut de la saieon de v^g^tation, dit bois de prinlemps, est franchement distinct du bois d'ele, qui se forme plus tard. Kt, comme dans ce cas la caract^ristique du bois de printcmps est d'Mre constitu^ par des Elements k parois minces et k grosses cavit^s iot^rieures, il apparait toujours sous I'aspect d'un

tissu tendre ou blanchStre, par opposition au tissu plus dur et plus colore du bois d'^t^ (ch^ne (Qg. 2], sapin, etc.).

tissus, en i particuliej d'aobier (

TantAt, au contraire, bois de printemps et bois A'6t6 se ressemblent ; mats alors les derniers ^l^ments de celui-ci, ceox qui bordent la couche ligneuse vers I'ext^rieur, sont tres minces et souvent coIor^s en brun, ce qui rend encore les formations annuelles distinctes I'une de I'autre, avec plus de difficult^ toutefois (Wtre (fig, 2), bouleau, charme, fruiliers, etc.),

Des accidents de v^g6tation peuvent determiner une formation pr^maturfe et temporaire de bois d'St^. Un peu de pratique permeL de reconnaltre ces fausses limites d'accroissement souvent interrompues et h bords toujours indects.

Chez certains arbres on distingue un aubier et un bois parfait, le premier de coloration p&le, riche en araidon, le second plus fonc6, pauvre en cette matiere, mais charg^ de lanin qui impregne les parois des elements, donnant aux eme temps qu'une coloration speciale, des qualit^s 8 de resistance i la decomposition. La couche I epaisse chez le chene rouvre, le chene p^doncuie, les pins, mince chez le m^leze, tres mince chez le chataignier, le robi-

Parfois aussi, au centre de la tige apparalssent des tachcs, des zones on des flammes noires, rouges ou brunes, qu'on pourrait h premiere vue prendre pour un bois parfait plus acceniak encore, quand, en reality, etles ne sont dues qu'S un commencement d 'alteration. Et si ces colorations speciales peuvent Stre recherchees pour reb^nisterie, . du moins ne faut-il pas en conclure k une superiority /da tois au point de vue de sa conservation, bien au contraire. Lea chenes a feuilles persistantes, le poirier (fig. 3), le prunier, pr6sentent fr^quemment cet accident. Dans le m§me ;ordre d'idees nous citerons le bois rouge,

Fig. 3. — Poirior (coloration cenlrale).

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