‹ Traité pratique de sylviculture: Les forêtsChapitre 40 sur 67 · LB TAILLIS SIMPLE REGULIER · texte numérisé non relu

LB TAILLIS SIMPLE REGULIER

Applications diverses. — Ind^pendamment des essences dont nousvenonsde parler, il peui etre avantageux de cultiver en taillis simple d'autres especes et, plus particulierement, les suivanies :

1° des Vkge de quinze ans, les taillis d'aune donnent de fort beaux rendements ; mais ils peuvent, avec avantage, etre conduits beaucoup plus loin. Les stations ou le sol est frais et profond, les parties trop mouilleuses des regions de prairies, le bord des rivieres conviennent k merveille k cette essence ;

2° sous la dimension de faibles perches, le chAtaignier pr^sente d^jk une bonne proportion de bois parfait, et, comme il pousse tres vite, on a la coutume de le couper d'assez bonne heure, g^n^ralement vers douze k quinzd ans. Dans les sols riches, en retardant Texploitation et en prati^ quant des ^claircies convenables, on obtient, des I'^ge de trcnte ans, des perches de vingt k vingt-cinq centimetres de diam^tre, dont on tire d*excellents merrains. Le ch&taignier, (rait^ en taillis simple, ne prospere que dans les climats doux et sur les sols siliceux, 16gers et profonds. Les scories volcaniques du Plateau central lui conviennent particulierement (1) ;

3* les taillis de robinier (vulgairement acacia)^ sont d'un bon rapport. Les plants doivent 6tre espac^s et maintenus k retat pur, car ils ne supportent aucun melange avec les essences indigenes. En g6n6ral, on exploite le robinier rez terre tons les dix, douze ou quinze ans ; mais, en le main tenant en massif clair, on pent le conduire avantageusement jusqu'k quarante et meme cinquante ans. A quelqu*&ge qu*on le coupe, il se reproduit tres facilement par drageons. Le robi-> nier croit vite ; mais il craint le vent, T^tat serr^ et le

(Ad. Chatin, Be la iruffe, de sa culture et de sa naturalisation^ Bull. SocidtS botanique de France, 1872.)

(1) En Alsace, le ch&laigrnier fournit, A 4 ou 5 ans, des cercles de futaille, — A 15 ou 20 ans, d'excellents dchalas pour la vigne. L'hectare de taillis de ch&taignier, dont la creation exigre une d^pense d*enyiron 800 francs, sol et plantation compris, rapporte annuellement, dans U region du vignoble un revenu net de 100 francs. — Millischer, La culture du chAtaignier en AUace. (BulU Socidtd forestiire de Franche* Comti et Bel fort, avril 1893.)

BOPPE el JOLYBT. 1«^

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couverl. On le plante trop sou vent dans des sols sans profondeur ou compacts, sous le pr6texte qu'il « reprend » presque toujours ; c'est un tort, car il n'est d'une culture avantageuse et justifiee que dans des sols 16gers et profonds ;

4° dans les terrains submersibles enrichis par le limon des cours d'eau d^bord^s, les bois Manes, les saules surlout, prennent une vegetation active et donnent de bons revenus. Les revolutions adoptees sont tres courtes : elles d^passent rarement douze ans, et descendent parfois au-dessous de huit ans, pour former les menus taillis ;

5** les perches ou bar res de micocoulier, r^duites au nombre de deux ou trois sur chaque souche, atteignent une dizaine de centimetres de diametre a dix ou douze ans et valent uh k deux francs piece. Des taillis de cette essence peuvent Itre d'un rendement avantageux, mais lis exigent un sol divise, bien ameubli et le climat mediterran^en.

Nous empruntohs une bonne part des renseignements qui precedent au Traitement des Bois en France de M. Broilliard. Nous ne pouvons que renvoyer k cet important ouvrage le lecteur desireux de plus amples details sur la creation et la conduite de ces divers types de taillis simples.

ARTICLE IV

LE TAILLIS SIMPLE FURETf

Forme des peuplements. — Girconstances dans lesquelles il se justifie. — Regeneration. — R^glementation.

Forme des peuplements. — Pour fureterun taillis simple, on y revient a de courts intervalles, compris entre huit et quinze ans, eh se bornant a couper les perches exploitables, c'est-a-dire> le plus generalement, celles qui ont de O'^SO k O^SS de tour k hauteur d'homme. Si, par exemple, on passe tous les neuf ans dans un taillis oil il faut vingt-sept ans aux rejets pour atteindre cette grosseur, on trouvera, en th^orie, sur chaque cep^e, immediatement avant la coupe, des rameaux de neuf, dix-huit et vingt-sept ans.

En fait, les choses se passent comme il suit*: les exploita-

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