SECTION PREMIÈRE
L^enfance est plus sujette aux convulsions que toutes les autres époques de la vie. Cette vérité de tous les temps n'a pas trouvé de contradicteur. Médecins, philosophes, naturalistes, tous les observateurs anciens et modernes , sans exception , l'ont constatée, dans tous les climats et sous toutes les latitudes, sous la zone brûlante des tropiques, comme sous la zone glacée du Spitzberg. Mais quelle est la cause de cette mobilité dans l'enfance ? Quelle est l'organisation qui y dispose plus particulièrement notre existence à son aurore ? Quelles sont aussi les victimes qu'elle semble choisir de préférence?
Pour trouver la solution de ces questions, nous
avons à examiner successivement l'état anatomique et physiologique de l'enfant, et l'influence qu'exercent sur lui les circonstances au milieu desquelles lise trouve, ou son hygiène.
Ainsi que l'ont indiqué tous les médecins , la première époque de la vie est caractérisée par la faiblesse et la délicatesse de tous les organes , une mobilité excessive, et le plus grand développement de quelques systèmes ou appareils. L'enfant, d'abord gélatineux, voit peu à peu ses organes se prononcer dans cette masse presque homogène : le cœur et les yeux apparaissent ; les grandes cavités se dessinent, et les viscères se distinguent ; les nombreux canaux du système vasculaire se creusent, les os et lesmusclesse développent ; le système nerveux , plus long-temps confondu, s'isole à son tour , et se reconnaît. Tant que l'enfant est renfermé dans le sein de sa mère, sa frélestructure y trouve abri et protection. Mais à la naissance, tout change pour lui ; il est exposé à l'action de tous les corps extérieurs; il doit vivre par lui-même, et quelque grands que soient les progrès de son organisation , sa délicatesse et sa mobilité générales sont trop marquées pour ne pas lui donner une susceptibilité singulière à recevoir toutes les impressions. Aussi Pline , et avec lui quelques naturalistes philosophes, n'ont-ils pas craint d'avancer qu'entre tous les animaux , l'homme était celui que la nature semblait avoir traité en marâtre. Ce qui a porté quelques philosophes atrabilaires à regarder l'homme enfant
comme un être imparfait ou incomplet. Erreur manifeste : car il possède alors la somme de facultés convenable à son mode d'existence, à son mode normal. S'il est faible , sa faiblesse même intéresse davantage à lui les auteurs de ses jours; elle nourrit et augmente cette réciprocité de tendresse paternelle et maternelle d'une part, et de piété filiale d'autre part, qui fait le charme et le bonheur des familles et de la société.
Quatre grands appareils sont surtout développés, et jouent alors les principaux rôles: ce sont les appareils vasculaire, nerveux, lymphatique et digestif. Les deux systèmes nerveux , cérébral et ganglionaire, sont remarquables par un développement proportionnel beaucoup plus considérable qu'à toutes les autres époques de la vie. Le cerveau est énorme, et les cordons nerveux qu'il fournit sont très-gros. Les ganglions et leurs filets sont aussi d'un volume respectif beaucoup plus considérable qu'ils ne le seront plus tard. Le cœur et le système artériel , à part les changements nécessités pour un nouveau mode d'hématose, sont aussi parfaits, aussi volumineux qu'ils le seront jamais.
Le système lymphatique semble le système fondamental de l'organisation : si un autre donne l'impulsion et la vie , il est la base et le canevas de tous les organes; c'est lui qui fournit les matériaux de tous les tissus : aussi diminue-t-il à mesure que les organes grandissent ; et plus tard, lorsque, l'accroissement étant complet, la nutri-
lion devient moins active, les matériaux semblent refluer sur lui, et il acquiert un volume plus considérable.
L'appareil digestif, quoique inerte jusqu'à la naissance, n'en a pas moins acquis tout le développement suffisant pour entrer de suite en exercice. L'estomac, les intestins et le foie, qui en sont les principales parties , occupent un espace proportionnellement plus considérable qu'il ne le sera par la suite. Les poumons se développent brusquement au moment de la naissance par l'introduction de l'air ; mais ils sont un accessoire de la circulation , comme le foie l'est de la digestion : leur rôle n'est que secondaire dans les phénomènes vitaux. Les téguments et les organes des sens sont les appendices du système nerveux cérébral, et ils n'agissent que par son ministère; leur développement est à peu près achevé , ils n'ont besoin que d'éducation. L'appareil de la génération n'est encore qu'ébauché; son influence et son action sont nulles. Après lui Fappareil locomoteur est le moins développé ; les os , peu durs , sont en partie cartilagineux , ou terminés par des épiphyses qui peuvent facilement se détacher; les muscles sont grêles, pâles, mous et fragiles; leurs contractions sont vives et multipliées, mais peu fortes; moins fibrineux que par la suite, leur cohésion est moins grande, ils se rompraient aisément.
A cet aperçu rapide, joignons quelques considérations sur la physiologie de l'enfant, et prin-
ci paiement sur quelques particularités qu'il est . indispensable de bien connaître. Règle générale : les appareils les plus complets et les plus développés remplissent le mieux leurs fonctions , et jouent un rôle plus grand dans l'économie, quoi qu'en aient voulu dire quelques auteurs modernes, avides de se distinguer bien plus par la singularité que par la justesse de leurs opinions. Sous ce rapport , les appareils nerveux , circulatoire , lymphatique, et digestif, tiennent le premier rang. L'enfant qui n'a pas vu le jour, étranger à toutes les sensations, n'a pas encore trouvé l'occasion d'exercer son système nerveux cérébral. Il naît , et le voilà en relation avec une foule d'objets auxquels les cinq sens ont peine à suffire. Ces nouvelles sensations, d'abord confuses, demandent une longue étude pour être perçues et raisonnées ; elles semblent douloureuses : du moins l'agitation du petit être qui parait au jour, ses cris annoncent que le cerveau a vivement senti et réagi. Cependant n'exagérons point cette idée d'une impression de douleur sur l'enfant naissant; combattons même une erreur assez généralement reçue , et consignée dans les meilleurs ouvrages de physiologie et d'accouchement. Le passage du fœtus d'un milieu chaud et liquide dans un milieu différent, se fait , dit-on, au détriment de l'enfant, et l'air produit sur toute la surface de son corps une impression douloureuse, impression qui est la cause des cris qu'il pousse. S'il était vrai que l'action de l'air sur la peau fût
la cause de ces cris , pourquoi verrait-on l'enfant crier lorsqu'à peine la bouche a franchi la vulve? Pourquoi crierait-il lorsque, chassé du sein maternel, il est accompagné d'une énorme quantité d'eau et de sang, dans lesquels il reste, comme dans un bain, tout le temps qu'on veut l'y laisser? Dans ces deux cas, l'air ne s'est point mis en contact avec le corps de l'enfant, et cependant il crie. Trouvera-t-on cette action de l'air si grande, bi l'on fait attention que le derme est recouvert et protégé par une couche plus ou moins épaisse de matière sébacée ? Cette action s'éteindrait bien vite, puisqu'au bout de quelques cris l'enfant se taitj sa peau acquerrait bien vite un degré d'insensibilité étonnant, puisqu'il ne dit plus rien, lors même qu'on le frotte avec rudesse pour enlever cet enduit sébacé. Puisque ce n'est pas l'action douloureuse de Tair, on demandera quelle est la cause qui détermine ces cris. Après la naissance, les poumons, jusque là inactifs et compactes, doivent se dilater pour recevoir l'air. De simples mouvements de respiration ne seraient point capables de le faire pénétrer partout 5 des mouvements violents et étendus, des secousses^ en quelque sorte, étaient nécessaires pour établir la nouvelle fonction dans toute sa plénitude. Ces cris sont donc moins l'exjDression de la douleur qu'un acte indispensable, un besoin, une conséquence naturelle de l'enchaînement de nos fonctions. L'enfant crie, non parce (ju'il souffre, mais parce ([u'il a besoin de respirer, et que, pour
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cela , il lui faut des poumons largement dilatés : l'instinct le fait crier poi^ arriver à ce but , comme il le fait téter pour se nourrir. Cela est si vrai que les accoucheurs savent tout ce qu'ils ont à craindre pour la vie de l'être débile qui ne crie pas en naissant. Chez lui, la respiration reste long-temps faible; souvent elle ne s'établit qu'incomplètement, et l'enfant est menacé de succomber, si, par des secousses violentes, on ne détermine cette large inspiration si nécessaire. Il est évident que je n'entends point parler ici de la gêne de la respiration par une congestion sanguine cérébrale ou pulmonaire, dans laquelle il faudrait l'application d'une ou deux sangsues pour la combattre.
Les objets se présentent d'abord à l'enfant d'une manière confuse; peu à peu il apprend à distinguer ceux qui frappent le plus vivement les sens, et vers la sixième ou septième semaine , il donne des signes non équivoques des connaissances qu'il a acquises. Alors, tout étant nouveau pour lui, tout est le sujet d'une étude particulière; ses sens et son intelligence sont dans une activité perpétuelle. Les objets sont connus, il faut en étudier les noms, il faut ensuite apprendre le langage de la pensée. A mesure qu'il avance, il devient plus curieux, il veut tout connaître, tout approfondir, et sonder la cause de tout ce qu'il voit; les questions, souvent les plus embarrassantes, ne tarissent jamais. Son cerveau, apte à tous les genres d'étude, redouble d'activité à mesure
qu'il acquiert des connaissances ; les langues et les beaux-arts le tiennent constamment en haleine. La mémoire est la première et la principale faculté de l'enfenl; il n'a besoin que d'apprendre : les autres facultés ne se développent que plus tard. L'ignorance et le besoin de connaître demandaient une organisation achevée, et la nature y a pourvu par le volume considérable du cerveau , dont l'action vive et constante entretient la prépondérance dont il jouit. Les sensations sont promptes, peu profondes; les réactions sont vives et subites, et coïncident avec la mobilité générale. A peine une sensation a-t-elle eu lieu, que déjà l'enfant l'a exprimée à sa manière. Il ne parle pas, mais il s'agite. Il sent, et il exécute un mouvement. Tout son corps exprime si bien ce qu'il sent et ce qu'il veut ! On pourrait dire que les mouvements sont son langage : pour lui , s'agiter c'est parler. Aussi la mimique a-t-elle été la première langue de l'espèce humaine, et est-elle encore le premier langage de chaque individu. Supposons maintenant qu'une impression trop vive n'agisse plus sur le cerveau, suivant le type normal de ses fonctions, ou qu'un état pathologique quelconque produise sur lui une excitation vicieuse, il ne régularisera plus la réaction sur les organes du mouvement; celui-ci sera violent et irrégulier; il n'exprimera plus la sensation, mais plutôt le désordre de l'organe sentant : nous aurons les convulsions. Quelque variées qu'elles soient, elles sont toujours l'indice d'une espèce
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d'aberration de l'intelligence , elles sont le délire de l'enfance. Cette comparaison est juste, puisqu'à mesure que l'homme s'éloigne de son berceau, il devient et moins mobile et moins sujet aux convulsions. Alors le langage supplée d'une part à ses mouvements multipliés, et d'au, tre part le délire et la manie remplacent les convulsions.
Le système circulatoire à sang rouge est au moins aussi développé qu'il puisse jamais l'être ; les artères sont plus volumineuses à proportion, et le cœur l'est au moins autant. La circulation se fait avec beaucoup plus de rapidité ; le nombre des pulsations est presque le double de ce qu'il sera dans l'âge adulte. Je ne parle pas des premiers moments de la naissance , pendant lesquels la circulation , encore embarrassée , présente quelquefois une lenteur remarquable du pouls. La circulation capillaire est aussi plus active, la peau est plus rosée, la moindre piqûre fait couler le sang , les hémorrhagies par exhalation des membranes muqueuses sont fréquentes, et la prédominance d'action de la tète, en appelant à elle le sang , détermine les épistaxis. Les inflammations sont faciles, et si elles n'acquièrent pas ce degré d'intensité qu'elles ont dans l'adolescence, nous en verrons bientôt la cause.
Tout annonce dans l'enfance un développement bien marqué du système lymphatique , et l'influence qu'il exerce sur l'économie entière. Les vaisseaux et les ganglions lymphatiques sont
plus prononcés, plus nonmbreiix et plus volumineux. Le tissu cellulaire est abondant et rempli de sucs blancs, gélatineux et albumineux. Les mucosités sont versées abondamment sur la surface libre des membranes muqueuses. Le mouvement de composition et de décomposition est plus ra- , pide ; l'exhalation et l'absorption nutritives sont plus promptes et plus énergiques. Gorgé de sucs, le tissu cellulaire , au milieu duquel sont en quelque sorte suspendus tous les organes, est un réservoir dans lequel les vaisseaux lymphatiques puisent les matériauxde la nutrition, lorsque, dans une abstinence ou dans une maladie, la digestion ne fournit plus à l'accroissement ni à l'entretien des organes. Avec quelle rapidité l'enfant change! Deux jours d'abstinence ou de maladie , ou deux jours de convalescence le rendent tout-à-fait méconnaissable, tant il a maigri ou engraissé avec rapidité ! Cette prédominance du système lymphatique rend la lymphe et les fluides blancs toujours plus abondants. Aussi voyons-nous ce système participer à presque toutes les maladies de l'enfance, et imprimer à la plupart des maladies inflammatoires un cachet particulier ; c'est une intensité moins grande , et une plus longue durée. Les diarrhées muqueuses sont rebelles ; les inflammations des glandes du mésentère et des poumons ne finissent plus ; les teignes repullulent sans cesse; les dépôts froids du cou, des articulations, et toute la série des affections scrophuleuses durent des années. Cette prédominance
lymphatique justifie , chez les enfants, l'ancienne médication par les évacuants , que les abus qu'on en a faits ont malheureusement rendue bien des fois pernicieuse.
Peu nous importe que des physiologistes se soient efforcés de prouver que le fœtus digérait dans le sein de sa mère et y vivait des eaux de l'amnios ; l'essentiel pour nous est de savoir qu'à la naissance, le vaste appareil delà digestion exécute de suite et avec énergie une des fonctions les plus importantes et les plus compliquées. L'estomac et les intestins reçoivent les aliments, les digèrent, et ils opèrent la séparation du chyle, comme ils le feront toujours. Le foie et le pancréas versent leurs liquides avec la même précision que par la suite. Cette fonction est parfaite; elle n'a besoin ni d'étude ni de perfectionnement : elle est même beaucoup plus active. L'enfant a besoin de manger à chaque instant, parce qu'à chaque instant son estomac a digéré et a besoin de nouveaux aliments. Cette activité de la digestion était nécessaire pour fournir des matériaux suffisants, non seulement à l'entretien , mais encore à l'accroissement rapide du corps. La fonction de l'estomac le lie avec tous les organes : lorsqu'elle languira, tous souffriront , parce qu'ils recevront un chyle mal élaboré. Outre cette liaison, il en est une de sympathie : que l'estomac souffre , tout souffre : qu'un autre organe soit malade, l'estomac s'en ressent; c'est avec le cerveau qu'il entretient la liaison la plus intime , les relations les plus nom-
breuses. Celle corrélation est telle, qu'elle les met sous la dépendance l'un de l'autre, et qu'elle entraîne une réaction de l'un sur l'autre, qui fait que les affections de l'un en imposent souvent pour les affections de l'autre. Le nerf vague, qui , du cerveau va porter à l'estomac une partie de l'influence nerveuse nécessaire au libre exercice de ses fonctions , donne l'explication de l'intimité qui existe entre eux.
Nous l'avons vu , trois sytèmes généraux et un appareil particulier sont plus développés et doués de plus d'activité dans le premier âge de la vie, et exercent sur toute l'économie une influence que nous pourrions envisager sous les rapports ingénieux que Bordeu trouvait à son trépied vital. Quoique cette influence soit simultanée , assez ordinairement l'un des trois systèmes prend une espèce de supériorité et constitue le tempérament de l'enfant, qui, par conséquent, est ou nerveux, ou sanguin , ou lymphatique. Malgré le développement des viscères abdominaux, le tempérament ne peut pas être digestif ou abdominal, parce que leur existence est locale; tandis que celle des trois systèmes indiqués est générale: ils n'ont point un siège limité, ils existent partout, ils s'étendent à tous les organes. On a donc lieu de s'étonner de la prépondérance exclusive que M. le docteur Sablairoles^ attribue à l'appareil digestif, dans la
' Recherches d'anatomie et de physiologie palhologiques relatives à la pre'dominance et à l'influence des organes digestifs des enfants sur k cerveau ^ page 13 et suivantes.
langueur duquel Etinuller trouvait au contraire la source de toutes les maladies du jeune âge. Dans la première période de la vie , cette prédominance exclusive n'est pas plus admissible que celle que Stahl, Willis, Hoffmann, et leurs nombreux partisans attribuent à l'encéphale. Les trois tempéraments une fois connus, nous expliquent la fréquence et la nature des maladies de l'enfance. Nous pouvons juger d'avance qu'elles seront ou nerveuses , ou inflammatoires, ou lymphatiques, et que toujours, quel que soit leur type primordial, elles exerceront sur chacun de ces trois systèmes une réaction plus ou moins forte. Celle de ces trois influences qu'il nous importe le plus d'étudier est l'influence nerveuse, parce que c'est d'elle que dépendent les maladies dites /zeri^euseSjpaimi lesquellesles convulsions des enfantsr tiennent le premier rang par leur fréquence.
Non seulement le système nerveux étend son action puissante sur toutes les parties, et dirige du côté de la tête , siège de son organe central , une réaction évidente; mais encore, à certaines époques de l'enfance, son action s'exalte*, et avec elle la disposition aux maladies qui lui sont propres, et principalement aux convulsions. Ces époques d'exaltation nerveuse sont toutes celles où il s'opère de grands changements dans le corps vivant. Ainsi, aux différentes périodes de la pousse des dents, leur éruption difficile exaspère singulièrement le système nerveux *. Nous
I M. Beaumes fixe à sept ans l'époque d'un accroissement de convul"
86 CONVULSIOTfS DES ENFAKTS.
ferons la même remarque au sujet d'une croissance rapide : toujours alors le système nerveux acquiert plus de sensibilité. Quelle que soit la manière d'agir de la croissance sur le système nerveux, elle est réelle, et pour être difficile à expliquer, elle n'en existe pas moins. Outre l'irritation produite par l'éruption des dents, elles agissent encore d'une autre manière sur l'encéphale : elles appellent vers la tête un état fluxionnaire qui peut aisément se dévier sur le cerveau. C'est aussi de la même manière qu'agissent ces éruptions cutanées qui, sous le nom de croûtes laiteuses, de teignes^ de/eua:, entretiennent vers cette partie une excitation permanente et une direction vicieuse.
La mobilité nerveuse des enfants et la disposition de la tête à devenir le siège des maladies, n'avaient pas échappé aux observateurs i. Morbi infantibus tenellis et pueris quoque proprii, in- /estant maxime caput y inque ejus parte, tam externâ , quàm interna , fîxam suam seclem et domicilium habent, disait Hoffmann 2. Van-Swieten n'est past moins expressif 3 : In infantibus caput
iibilité. L'âge de sept ans est marqué dans la constitution par une action forte et générale ; le pouls prend un rhylhme régulier. Rosen a dit que cette année était critique pour les enfants. Celse a observé que les maladies y étaient plus dangereuses. Tissot a vu que l'épilepsie est plus fréquente à cet âge. Cette crise de la seconde enfance amène un changement radical dans le tempérament.
1 C'était l'idée mère de Stahl et de son école : Halle , Ranquo et M. Baumes ont fait d'inutiles efforts pour la combaltre.
2 Medic. ration, sy.ft. , tome i , page 340.
3 Comment, in Aphoris. , tome iv, § 1357.
CONSIDERATIONS GlÉNÉRALES. 87
maximum est , totum corpus molle , ners'i tenerrlm,i^ et à lei^ioribus etiam, causis validé afficiendi. Il a vu des enfants de la plus grande espérance périr dans les convulsions, quand des maîtres durs et imprudents les forçaient d'étudier sans relâche. Puzos dit aussi que les nerfs des enfants sont doués de la plus grande sensibilité, et que c'est la facilité que les nerfs ont à s'ébranler chez eux qui les rend plus sujets aux convulsions que les adultes. Cette idée se trouve reproduite sous mille formes dans la plupart des auteurs. Il serait fastidieux de multiplier les citations : qu'il nous suffise d'avoir établi la prédominance du système nerveux dans l'enfance, et par conséquent la prédisposition aux convulsions. D'après cela, nous pourrions regarder la délicatesse et la mollesse des tissus comme une prédisposition aux convulsions, puisque, à mesure que l'enfant grandit, et que ses organes acquièrent plus de fermeté, il y devient moins sujet. Le moment de sa vie où il est le plus mou est aussi celui où il est le plus convulsible, a dit Tissot. Cette prédisposition convulsive, qu'une grande sensibilité nerveuse donne à l'enfance, n'a pas toujours les convulsions pour résultat. Quelquefois, sous l'influence de la même cause, elle fera naître indistinctement l'épilepsie, le tétanos, les convulsions, ou toute autre affection spasmodique. D'autres fois elle disposera un enfant à l'une de ces affections seulement, et Taufre à une autre, lorsque la même cause agira sur
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eux. Dans d'autres cas enfin, elle semblera accorder une sorte de spécialité aux causes qui agissent : et, par exemple, un grand volume du cerveau , ses altérations organiques, des frayeurs, des commotions morales répétées, produiront indistinctement l'épilepsie , les convulsions ou le tétanos ; tandis que les vers intestinaux , le chatouillement, de vives douleurs, etc., auront les convulsions pour effet.
Rien n'est prouvé sur la partie de l'encéphale qui est le siège du sentiment et du mouvement. Les belles expériences de Kaw Boerhaave, Ridley, Swammerdam, Petit, Haller, Lecat, Randon, Housset, Zinn, Zimmermann , etc., et les observations de Pouteau, pour ou contre la fixation de ce siège, furent sans résultat et longtemps abandonnées. Elles ont été reprises par MM. Flourens, Magendie et Bell, qui ont agi, l'un sur le cerveau , les deux autres sur les racines antérieures et postérieures des nerfs rachidiens. Nous conduiront-elles à des données plus certaines ? Quelques expériences de Rolando et quelques observations contradictoires semblent déjà paralyser à leur début les conséquences qu'on devait en attendre, et il est bien à craindre que des efforts si brillants et si dignes de plus de succès, ne nous prouvent que l'habileté et la patience des expérimentateurs. Le peu de certitude de ces recherches ne nous permet pas d'en faire usage , et nous fait regretter d'être obligé de les négliger, parce qu'elles nous aide-
raient beaucoup à complëler l'histoire des convulsions. Ce seront peut-être un jour les convulsions qui fourniront à leur tour des matériaux pour décider cette grande question.
L'éducation physique et morale de l'enfant j ou son hygiène , mérite la plus grande attention de la part du médecin philosophe : d'elle dépend la bonne ou la mauvaise constitution. Tel enfant sort des mains de la nature fort et vigoureux, et devient entre celles de l'art l'être le plus faible et le plus sujet à toutes les misères de la vie. Né, comme nous l'avons vu, avec une sensibilité très-grande, il sent vivement les objets extérieurs. Leur première impression peut exalter cette sensibilité, et aller au point de produire les accidents nerveux les plus formidables. Quelle attention délicate de la part des parents pour éviter les deux extrêmes, d'une éducation trop dure et en quelque sorte barbare, et d'une éducation molle et efféminée! Si l'une entraîne des accidents subits , elle les compense en donnant, aux individus qui résistent, plus de force et plus d'énergie; l'autre, en prévenant quelques accidents du moment, expose l'être fragile qu'elle a formé , à une série de maux incalculables; elle en fait un être toujours souffrant ou prêt à souffrir. L'homme ne sait jamais s'arrêter à un juste milieu , il court sans cesse d'un extrême à l'autre. A l'éducation la plus efféminée, il fit succéder une éducation plus que sévère , celle dont un médecin célèbre
et populaire avait tracé les principes dans son A^>is au peuple sur sa santé et dont Fourcroy, conseiller au bailliage de Clermont, voulut donner un des premiers l'exemple en plongeant son fils naissant dans un bain froid i. L'expérience et la raison vinrent bientôt arrêter les effets funestes qu'auraient causés les conseils familiers de Tissot et l'exemple téméraire de Fourcroy, contre lesquels Rousseau s'était déjà élevé, quoique plusieurs auteurs aient prétendu le contraire. Mais comme on ne sait point garder de bornes , les abus de l'ancienne éducation recommencent, et avec eux reparaît tout le cortège des nombreuses maladies. Ce n'est que dans les siècles derniers , lorsque l'Europe policée rendit l'éducation plus molle , qu'on vit se multiplier les maladies nerveuses presque inconnues à la vieille Europe. Déjà, sous Louis XIV, la spirituelle Sévigné écrivait: Je suis persuadée que la plupart des maux viennent d'avoir le cul sur selle. Plus tard, on vit paraître les traités de Willis, Hunaut, Raulin ,
I Les enfants élevés dans l'ordre de la nature,... 1785 — Ce ne sont ni des Romains ni des Français , ceux dans la bouche desquels Virgile a mis ces deux vers :
Durum à stirpe genus , nntos ad flumina primum Deferimus , sœvoque gelu duramus et undis.
Dans l'italie , comme dans la Grèce , les observateurs, les vrais amis de riîumanité, Aristote , Hippocrate, Galien , etc., ont reconnu et signalé sur les corps de, trop jeunes enfants les effets nuisibles d'un froid subit, qu'il suit l'effet de l'air ou de l'eau.
Klockof, Pressavin, Pomme, Marie, Lorry, Réveillons, etc. Une éducation plus sévcre et une vie plus active suspendirent pour un moment et les maux et les ouvrages. Aujourd'hui, les uns et les autres se reproduisent, et si les caprices de la mode ne viennent encore mettre un terme à ce genre d'éducation, véritable ver rongeur de la société, qui sait jusqu'où se portera l'excès de la mollesse, et à quelle dégénération notre postérité est réservée? Je mets cet heureux changement sous l'influence de la mode, parce que la première éducation, d'où dépend tout, est confiée aux mères, et que les plus raisonnables en sont esclaves. Quoi qu'il en soit, on enveloppe l'enfant dans son maillot, où ses membres comprimés et ses mouvements gênés entraînent des effets nuisibles déjà mille fois signalés. On le couche trop mollement et trop chaudement ; on rétouffe, pour ainsi dire, dans son berceau. Lorsqu'il marche, au lieu de le former à un exercice capable de développer ses membres, on le resserre étroitement, on craint les chutes, les transpirations, et on lui fait presque oublier qu'il a des jambes pour s'en servir. Or , rien ne favorise l'exaltation de la sensibilité comme cette éducation renfermée. Ce n'est pas tout : on cultive avec empressement les facultés intellectuelles; à force de vouloir les développer, on épuise l'organe qui en est le siège. Cette seconde cause d'excitation n'est pas moins pernicieuse que la première, elle augmente la susceptibilité ner-
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veuse et dispose aux maladies convulsives , en augmentant l'action du cerveau. Nous avons déjà fait mention de l'opinion de Van-Swieten au sujet des études forcées.
Le régime alimentaire des enfants n'est pas toujours conforme aux lois de la saine hygiène. Le plus souvent il pèche par la quantité ou par la qualité : surabondance des aliments , époques trop rapprochées des repas , aliments échauffants et indigestes, en voilà assez pour tenir l'estomac dans un état de surexcitation perpétuelle, et pour donner naissance à la plupart des maux nombreux qui viennent assaillir le premier âge, et qui ont fixé leur siège dans la cavité abdominale. De là aussi la réaction sympathique sur l'encéphale en raison du consensus observé par Hippocrate, si bien exposé dans les vues ingénieuses deVan-Helmont sur ce sujet, et dont nous croyons avoir donné l'explication la plus satisfaisante dans notre Mémoire sur les Fonctions du système nerveux ganglionaire. Il est facile de se représenter les ravages d'un mauvais régime : tout ce qui entretiendra trop l'action de l'estomac, sera nuisible; les sucreries mêmes, selon Forestus*, sont nuisibles aux nerfs délicats; le vin, les liqueurs, les boissons chaudes doivent être proscrites ; Linch ^, Pison ^^ Mandeville, Tissot,etc. les in-
' Lib. VIII , obs. 8,
2 Page 257.
•* De Morl). à colltct. aéros. , pag 164.
terdisent aux enfants; Hoffmann \eut même les priver de la bière, et ne leur permettre que l'eau. Là température et le climat exercent sur la constitution la plus grande influence. La différence est immense entre l'habitant lourd, massif et insensible des régions glacées, et l'habitant léger, spirituel et si mobile des contrées méridionales. La chaleur constante de ces contrées exerce sur les nerfs une action continue qui les excite, et augmente ainsi l'action cérébrale. L'enfant né de parents plus nerveux doit Télre davantage ; et, soumis lui-même à l'influence atmosphérique, cette prédisposition innée acquiert plus de force : de là aussi la fréquence des convulsions dans les pays chauds. On sait combien , dans les Antilles, les petits négrillons sont sujets au tétanos idiopathique ^. La cause de cette maladie
1 Bajon (ancien Journal de Médecine, mai 1778) observe, contre l'opinion de beaucoup d'auteurs, qu'il est plus commun à Cayenne que partout ailleurs , et qu'il attaque indistinctement les blancs et les noirs, les créoles et les Européens. Les ravages de celte maladie sont si grands qu'à peine échappe-t-il un tiers des nouveaux-nés : douze ou vingt-quatre beures de maladie suffisent pour les emporter. Le docteur Courzier avait fait la même remarque à l'ile Bourbon ; Mascarin {Journal de médecine, tome vu, décembre 1757), Don Ulloa {Mém. physiolog., histor., phys. concernant l'Amérique , 1786) et le docteur de Davalos , ont fait les mêmes observations dans le Pérou. Les améliorations apportées dans les habitations et le régime de ces lies, ont beaucoup diminué la mortalité : aussi J. Cassan {Mémoire inséré parmi ceux de la Société médicale d'Èmul, t. v), pendant un long séjour dans les îles, n'a-t-il pu observer que deux tétanos des enfants. M. Carrère attribue cet heureux résultat aux nombreuses plantations qui ont rendu dans la Guiane l'air moins pluvieux et plus salubre.
convulsive à cet âge, tient 1*^ à la constitution nerveuse des enfants nés dans ces climats; 2*^ à l'action de la température. Les auteurs qui ont décrit cette affection ne me semblent pas avoir bien saisi la manière d'agir de l'air dans la production du tétanos : cependant l'explication en est bien simple. Dans les Antilles, et surtout sur les côtes, lieux où s'observe le mal de mâchoire, la chaleur est excessive dans le jour; le voisinage de la mer y rend l'air à la fois chaud et humide. Lorsque la nuit arrive, la température baisse subitement et devient très-froide, et l'atmosphère laisse précipiter l'humidité dont la chaleur du jour l'avait chargée. Ainsi nous avons d'abord une chaleur humide dont l'action énervante est si connue, et tout-à-coup un froid humide dont Faction stimulante se fait sentir subitement. Si nous considérons que ce sont les négrillons des côtes qui offrent le spectacle déchirant du trisnius, que ces malheureux sont logés la nuit et le jour de manière à ne pouvoir se garantir ni de la chaleur de l'un, ni de la fraîcheur de l'autre , nous penserons que la cause du mal est, chez eux, le changement subit de température; nous n'en douterons pas si nous ajoutons que les enfants des propriétaires, des gens aisés, qui peuvent se tenir à l'abri des influences fâcheuses du chaud et du froid, ne sont pas sujets à la maladie. Ainsi le climat est moins une prédisposition qu'une cause efficiente. Il en est de même pour une foule d'autres circonstances qu'on a long-
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temps placées mal-à-propos au nombre des causes prédisposantes.
Enfin un état souffrant de l'enfant, une maladie de longue durée, en exaltant la sensibilité nerveuse, peuvent aussi causer cette susceptibilité et cette aptitude aux convulsions qui en est la prédisposition. La pratique vicieuse de certai* nés matrones, qui s'avisent de vouloir donner à la tête d'un nouveau-né une forme plus convenable en la pétrissant , ne produit-elle pas une susceptibilité plus grande de l'encéphale, si toutefois elle n'occasionne pas directement des convulsions?
Telles sont les seules et véritables prédispositions aux convulsions; elles sont inhérentes à la constitution; elles sont la constitution même. Toutes les autres causes proégumènes qu'on a voulu leur assimiler ne prédisposent qu'en agissant sur le corps, et dès-lors elles sont efficientes puisqu'elles ont une action qui n'en existe pas moins, quelque faible, quelque lente qu'elle soit. Une constitution nerveuse, voilà la prédisposition que nous admettons. Disons , avec tous les auteurs, que cette condition favorable aux convulsions est innée, connée ou acquise, 1*^ suivant que l'enfant en a hérité de ses parents; 2® suivant qu'il Ta contractée pendant son séjour dans le sein maternel, à la suite de diverses circonstances qui ont agi ou sur lui ou sur sa mère; 3° suivant enfin qu'il l'a acquise en se trouvant placé au milieu de toutes les causes hygiéniques
propres à exaspérer le système nerveux cérébral. Sans ajouter trop d'importance à cette distinction, nous aurons occasion de revenir en particulier sur une foule de détails qui lui sont relatifs.
Quelque limitées que soient les considérations que j'ai faites sur l'hygiène de l'enfance , elles suffisent pour prouver quelle influence elle exerce sur l'encéphale et ses maladies. Elles nous ont surtout démontré que la plus grande susceptibilité nerveuse vient de la mollesse et du luxe de l'éducation ; et qu'aujourd'hui , comme dans les siècles les plus reculés , les maladies nerveuses deviennent plus fréquentes à mesure que le luxe et la mollesse deviennent plus grands. Cheyne * , le premier , s'est occupé de démontrer cette grande cause des affections nerveuses, et, depuis lui , les observateurs ont confirmé la vérité de ses remarques,
Puisqu'il est bien reconnu que le développement considérable du cerveau, que son éducation particulière, et que l'éducation générale de l'enfance, disposent aux convulsions, il ne nous sera pas difficile d'établir pourquoi elles sont plus fréquentes chez certains enfants que chez d'autres. En naissant, les enfants apportent dans leur organisation les éléments manifestes de leur tempérament et de leur caractère : les uns crient et s'agitent sans cesse; les autres ne bougent ni ne crient : quelques-uns dorment presque continuel-
^ De In/irm. sanii. tuendâ vitûque producendâ.
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lernent, d'autres ne ferment presque pas les )'eux. Il en est qui ne prennent le téton que lorsqu'on le leur présente, et d'autres sont d'une voracité que rien ne peut assouvir. Ces dispositions innées sont réelles î les dispositions aux convulsions ne le sont pas moins i. Ainsi, par exemple, tous les enfants qui, à un cerveau volumineux 2, joignent une très-grande sensibilité; tous ceux qui, sans avoir un cerveau trop gros, sont doués d'une mobilité excessive, surtout s'ils sont nés de parents déjà nerveux, ou d'une mère qui, pendant sa gestatiouj a été exposée à quelques affections morales vives , répétées ou long-temps soutenues, ou qui était affectée de leucorrlxëe ; tous ceux qui n'ont vu le jour qu'après un accouchement long, pénible et laborieux ; tous ceux encore qui , par le développement précoce de leurs facultés intellectuelles, annoncent une activité extraordinaire de l'encéphale; tous, sans exception , sont voués à de fréquentes convulsions. L'impossibilité de mieux tracer que ne l'a fait M. Baumes, les signes à l'aide desquels on pourra reconnaître cette disposition générale aux convulsions, me fait emprunter de ce célèbre professeur la description même qu'il en a donnée.
ï Wepfer ( De Morbis capîtîs , p. 540 ) s'était proposé cette question : Pourquoi une âcreté insensible produit-elle souvent tant de maux de nerfs , tandis que d'autres fois des âcretés corrosives n'en produisent aucun ?
2 « Il est aussi rare que les enfants qui ont la tête petite soient sujets aux convuUions, qu'il est commun qu'il en arrivé à ceux qui l'ont grosse.»
a L'enfant a une peau fine et blanche , les muscles « grêles; ses yeux ont quelque chose de hagard « pour être trop vifs; pendant le jour il tressaille « de peur pour la plus légère cause ; il dort peu , « et son sommeil n'est ni long ni profond, trou- « blé quelquefois par des cris subits ou des ter- « reurs paniques. Il éprouve de fréquents chan- « gements dans les selles eu égard à leur couleur « et à leur consistance; son visage subit des al- « térations très -fréquentes, étant tantôt pâle, « tantôt rouge et animé , et souvent un côté étant « pâle, tandis que l'autre est marqué d'un rouge « très-vif. Enfin, le complément de ces indices « est la grosseur respective de la tête , la consti- <t pation, et une excessive mobilité dans la phy- « sionomie. »
^ Baumes , Traite des Convulsions dans l'enfance ^ p. 44,