CAUSES QUI AGISSENT DANS LE TRAJET DES NERFS
Les causes du troisième ordre sont infiniment moins nombreuses que les précédentes : elles ne nous présentent que peu de choses à ajouter à ce que nous avons déjà dit. Les troncs nerveux peuvent dans leur trajet se trouver en rapport avec des parties enflammées ou différemment affectées, et en recevoir la sensation d'irritation. Ils peuvent participer à l'inflammation , être malades eux-mêmes ; ils sont aussi exposés à l'action des corps vulnéranls et à Faction irritante des corps piquants. Bans tous ces cas , le nerf a deux manières d'agir : c'est la seule différence qu'il y ait entre cette section et la précédente.
1° Ou bien le nerf irrité transporte au cerveau la sensation qu'il a reçue, et celui-ci, comme dans les cas précédents , réagit sur un ou plusieurs muscles , sur un ou plusieurs membres. La théorie est la même ; tout ce qui a été dit est applicable ici.
2*^ Ou bien l'irritation s'est portée directement et sans remonter vers le cerveau, aux muscles auxquels le nerf va se distribuer. La convulsion n'a lieu alors que dans ces muscles; c'est une maladie locale, le cerveau y est étranger. Il arrive ici ce qui arrive à un membre dont la communication avec le cerveau est interceptée par la section des nerfs , et dans lequel pourtant on produit des convulsions en irritant la portion des nerfs qui
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s'y distribuent. Cette circonstance est rare ; cependant les anciens la connaissaient , puisque les disciples de Thessalus conseillaient la section des nerfs dans le cas où la piqûre causait des convulsions. Elle n'a pas lieu une fois, quand celle de l'irritation réfléchie a lieq mille fois ; néanmoins il importait de la signaler.
La dentition difficile est une des causes les plus fréquentes des convulsions. Elles ne sont cependant pas toujours le résultat direct de l'irritation des nerfs alvéolaires ; souvent cette irrita» tion appelle les liquides vers la tête: la congestion sanguine du cerveau est alors la cause des convulsions. Ici doivent se rattacher les effets du scorbut, des scrophules, delà syphilis (obs. xî4ii et xLiv),