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pathologie de l'enfance, en sont aujourd'hui rayées complètement. Il n'y en est plus fait mention dans les deux traités des maladies des enfants que nous avons cités. Avouons cependant que cet oubli ou cette proscription doit paraître un peu singulière de la part de l'un des deux, M. Billard, lorsqu'on le voit admettre comme maladie le spasme de l'intestin , et lui consacrer un article spécial ; car ce spasme n'est et ne peut être qu'un phénomène convulsif d'une affection cérébrale. Il ressemble aux convulsions, seulement il est plus localisé et plus restreint, on peut dire qu'il en est une parcelle.
Malgré cette adoption à peu près univoque de mon opinion, je dirai avec franchise que je ne devais pas être ainsi pris au mot. Il fallait y regarder à deux fois avant de consacrer cette proscription absolue. En effet , les convulsions ne sont qu'un phénomène , je l'ai dit et je le soutiens ; mais c'est un phénomène si grave et qui, dans bien des circonstances, permet si peu à l'œil le plus exercé de trouver à priori la cause qui le produit, qu'il est impossible de ne pas y avoir égard et de ne pas s'adresser, en quelque sorte, à lui, en administrant tout ce que l'expérience a démontré de propre à le calmer. D'ailleurs, je demanderai dans quelle classe de maladies on
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fera entrer ces convulsions nerveuses qui sont, pour ainsi dire , constitutionnelles, et qui se reproduisent pour la moindre cause et bien souvent sans cause connue. On en fera une névropathie; mais il y a tant de névropathies qui ne sont pas des convulsions, qu'on ne saura pas l'en distinguer quoiqu'elle doive l'être. On la caractérisera peut-être par l'épithète de convulsive y et alors on aura admis l'existence de la maladie, seulement on lui aura donné une dénomination un peu plus longue et un peu plus embrouillée. Si l'on proscrivait ainsi la description de toutes les maladies qui ne sont que des phénomènes , il y en aurait encore beaucoup à proscrire. Parmi les maladies de l'encéphale, par exemple, il y en aurait fort peu qui pussent soutenir un examen sévère et conserver leur rang. En effet , l'épilepsie, la catalepsie, les vésanies, etc., ne sont , comme les convulsions , que la dénomination de phénomènes résultant d'une modification quelconque de l'encéphale. Si nous poussions plus loin notre scepticisme , nous trouverions la même réforme à faire dans les maladies des autres organes. Prenons pour exemple l'hydropisie. Personne encore n'a eu l'idée de la faire disparaître du nombre des maladies. Elle n'est qu'un phénomène , de même que les convulsions. Cette assertion pa-