SYMPTOMES ET SIGNES
Que les convulsions aient été ou non précédées des phénomènes exposés, elles débutent tantôt d'une manière brusque et tantôt par gradation. Dans le premier cas, Tenfant est pris subitement de mouvements singulièrement variés; le corps se roidit tantôt dans un sens, tantôt dans un autre ; il s'agite de mille manières. Les membres se fléchissent, s'aîongent et se contournent, sans pouvoir exécuter un mouvement précis et régulier, et souvent avec un craque-
ment pénible. Les doigts et les orteils s'écartent, se rapprochent , s'étendent et se resserrent. La tête s'agite tantôt d'un coté, tantôt d'un autre, ou se meut par un mouvement de rotation. Les yeux roulent dans les orbites, deviennent saillans et hagards , ou se cachent sous la paupière supérieure, et ne laissent voir que le blanc de la sclérotique. Les muscles de la face se contractent, entraînent les traits de côté, et produisent ces grimaces connues sous les noms de rire sardonique ou cynique. La langue est tremblante; le larynx , resserré , gène la respiration et empêche la voix. Les muscles de la poitrine et de Tabdomen participent à ce bouleversement, et ces deux cavités sont agitées, comprimées et resserrées. Les organes intérieurs ajoutent souvent à cette scène d'horreur : le cœur palpite avec force, l'estomac se soulève, les intestins et la vessie chassent les matières fécales et l'urine. Il résulte de ces contractions multipliées et irrégulières^ une foule de gesticulations, d'inflexions et de positions des membres ou du tronc, infiniment variées, souvent bizarres, et toujours attristantes pour le spectateur. Pour faire le tableau complet de tous les mouvements convulsifs, il faudrait faire l'énumération de tous les muscles du corps, et parcourir tous les effets de leurs alternatives forcées de contraction et de relâchement. Cet ensemble de symptômes n'est pas constant. Le plus souvent une ou plusieurs parties du corps sont le siège unique de ces contrac-
lions alternatives et vicieuses. Souvent aussi les parties ne sont pas convulsées à la fois, et le mal passe, en quelque sorte, d'un membre à l'autre, et les agite les uns après les autres. Les yeux et la face sont, par leur grande mobilité, les parties les plus faciles à se convulser ; elles le sont presque dans tous les cas de convulsion : je ne les ai peut-être jamais vues calmes et paisibles pendant l'agitation des autres muscles. Les membres supérieurs sont ensuite les plus faciles à émouvoir, et ils fournissent un signe fréquent des convulsions. Les membres abdominaux sont moins souvent convulsés : cependant ils peuvent l'être ou seuls ou avec les autres. Lorsque l'agitation se borne aux membres, quelques auteurs l'ont appelée insultus epilepsiœ ^ en confondant sous la même dénomination toute espèce de convulsion. Nous verrons ailleurs pourquoi, quand et comment les membres supérieurs ou inférieurs sont les uns plutôt que les autres le siège des convulsions.
Bien souvent les convulsions sont bornées à un seul côté du tronc, ou aux régions sus-diaphragmatiques ou sous - diaphragmatiques. Ces variétés ne changent rien à la maladie ; ainsi nous n'ajouterons pas autant d'importance que beaucoup d'auteurs à la distinction des convulsions en générales et en partielles. Les unes et les autres sont produites par les mêmes causes, entraînent les mêmes accidents, et se guérissent de même.
Les muscles de la poitrine sont rarement le siëge des convulsions : cependant la respiration est quelquefois véritablement convulsive : le hoquet, l'asthme aigu de Millar, le cauchemar, la coqueluche , l'angine de poitrine, etc., ne sontils pas des convulsions de la poitrine? Mais elles appartiennent toutes à d'autres maladies caractérisées, dont il ne nous appartient pas de traiter ici.
L'abdomen est quelquefois agité de mouvements ondulatoires très-marqués, que les nourrices appellent grouillement; ils peuvent exister seuls , et ils ne sont bien souvent que le prélude de convulsions plus étendues ou générales.
Dans les convulsions, le malade conserve souvent toutes ses facultés ; d'autres fois il y a perte de connaissance. Dans le premier cas, ce sont les convulsions telles que nous les avons décrites. Dans le second, elles en diffèrent assez pour en avoir été distinguées sous le nom à'éclampsie ou d'épilepsie des enfants *. Cette variété des convulsions ne pouvait point être rapprochée de l'épilepsie; tout sert à l'en distinguer, invasion, symptômes^ marche et terminaison; elle appartient aux convulsions qui, comme un autre Protée, revêtent une foule de formes différentes, sans cesser d'être la même maladie. Gardien a
I Gorrée , cité par Sauvages. — Sauvages , Nosoî. , iv* classe des spasmes, ordre m , espèce xxin. — Cullen. — Vogel , Academicœ prœlectiones , classis v , Spasmi, ordre iii. — Sagar , classis vu, Spasmi. — Gardien , t. iv, page 262. — Capuron , Maladies des Enfants , cliap. de l'Ê/Jtlepsie, — Seler, Mdd. clinique, Convuls. viit , Spasmi.
donc eu tort de ne la distinguer de l'épilepsie que par la durée , en disant : « que dans Tune ce la maladie a une marche aiguë , tandis qu'elle « est chronique dans l'autre, et, qu'en un mot, «il existe, entre l'épilepsie et l'éclampsie, la « même différence qu'entre les maladies aiguës « et les maladies chroniques. »
Il est indispensable de nous arrêter un moment sur les caractères de cette variété des con« vulsions. Je n'imiterai point Sauvages , qui a multiplié les espèces de la maladie autant qu'il a pu lui trouver de causes.
L'éclampsie, telle que je Tai observée, ne survient guère que chez les enfants les plus frais et en apparence les mieux portants, chez ceux surtout d'un tempérament sanguin. La maladie est toujours accidentelle, et elle reconnaît les mêmes causes que les convulsions simples. Elle est rarement précédée de symptômes précurseurs de longue durée; son invasion est brusque ou à peine annoncée quelques instants d'avance. L'enfant crie; sa figure s'anime et devient rouge; ses yeux sont scintillants et hagards; il perd connaissance, et se roidit en s'agitant par des mouvements violents et variés comme dans les convulsions , ou par une espèce de tremblement des membres , mais jamais par ces secousses brusques^ et en quelque sorte automatiques , qui caractérisent l'épilepsie. Ainsi que le remarque Sagar, la bouche n'est point écumeuse, et, si on l'en croit , les pouces ne sont point portés en
38 coNVULsioîrs des enfants.
dedans : ce dernier phénomène n'est pas constant. La durée de la crise est moins limitée que celle de l'épilepsie : elle peut finir en quelques instants ou se prolonger plusieurs heures; souvent elle se renouvelle à des intervalles très-rapprochés, à moins qu'on n'ait combattu la cause et la maladie; si elle affecte un retour plus éloigné, cela ne tient point à la marche de l'affection, comme dans l'épilepsie : elle est une maladie nouvelle. Les suites ne diffèrent pas moins : la crise épileptique passe d'elle-même et sans qu'il soit besoin de rien employer; le malade reprend son type de santé primordial; à peine reste-t-il un sentiment de lassitude et de brisement. Il est rare que, dans Féclampsie, le paroxysme se dissipe spontanément, il faut lui aider; et alors même l'encéphale reste le siège d'une congestion sanguine , la tête demeure chaude et douloureuse, et souvent mie céphalite ou une hydrocéphalite succède, de sorte que nous pouvons regarder l'éclampsie comme le résultat, ou au moins la compagne d'une congestion sanguine cérébrale.
Ce serait peu d'avoir signalé les phénomènes de l'invasion des convulsions ; il importe d'en connaître les phases et la terminaison la plus ordinaire. Il est un terme aux convulsions; cet état d'exaltation ne peut pas durer : aussi ne se prolonge-t-il guère au-delà de quelques heures. Tantôt plus long, tantôt plus court, il peut disparaître au bout de quelques minutes, comme durer
une journée entière ou même plusieurs. Dans ce dernier cas, la convulsion ne reste pas au même degré d'intensité ; l'enfant semble se calmer un instant pour s'agiter l'instant d*après. Le calme est quelquefois parfait, et au bout de quelques minutes ou de quelques heures, un nouveau paroxysme recommence avec autant de fureur que le premier. Cette succession d'accès et de calme dure parfois plusieurs jours. Ce ne sont toujours que des convulsions continues, parce que la terminaison n'en est jamais éloignée, et qu'il n'y a que peu d'intervalle entre chaque accès. Mais lorsque les paroxysmes sont plus distants , et qu'il y a un ou plusieurs jours ou même plusieurs semaines entre eux , la maladie devient intermittente ou périodique : si elle est moins dangereuse, elle est de plus longue durée, et l'on peut craindre de voir les accès se transformer en attaques d'épilepsie. Les crises reviennent quelquefois régulièrement et à des époques fixes et déterminées; quelques-unes semblent suivre les phases des astres *. Le plus souvent leur retour est irrégulier, et elles saisissent l'enfant au moment où l'on s'y attend le moins : d'autres fois, la moindre cause suffit pour le déterminer; ou bien la même cause du premier accès , sub-
I Pitcairn en cite une observation ; Hoffmann, Lorry, Charles Pison , Edouard Tison, Bartholin, Van-Helmont, Floyer, etc., ont reconnu cette inlluence que j'appellerai plutôt coïncidence. Méad allait au point de prédire le retour de quelques accès auxquels il avait reconnu certains rapports avec les phases de la lune.
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sistant toujours, reproduit le même effet. Que la maladie soit continue ou intermittente, les crises finissent de la même manière. Peu à peu les mouvements convulsifs deviennent moins violents, moins réitères; les yeux sont moins saillants, moins animés et moins hagards; la figure reprend son expression naturelle, et le petit malade ne se ressent de rien ou paraît ne se ressentir de rien. S'il parle, il indique seulement une grande lassitude, une espèce de brisement des membres , et quelquefois de la céphalalgie. Souvent aussi un sommeil réparateur, qui efface toutes les traces de la convulsion , succède à l'accès. La marche de cette affection n'est point soumise à ce calcul de périodes qui caractérisent la plupart des maladies. Elle n'a ni incrementum , ni crudité , ni déclin. L'invasion des convulsions est brusque, et leur cessation ne l'est pas moins. Cependant on observe qu'elles sont influencées par la lumière solaire ; elles ne paraissent guère que le jour; la nuit, elles sont moins fortes, et la lumière les exaspère.
Non ex uno signo tantîim^ sed ex plurium concursu, a dit Hippocrate : cependant nous sommes bornés à l'indication presque exclusive d'un seul signe, la contraction involontaire des muscles, parce que seule elle dénote la convulsion. Il ne faut pas croire pour cela que les autres systèmes et les autres fonctions soient tout-à-fait étrangers à l'orage : ils y participent , mais d'une manière secondaire , à moins qu'il n'y ait des com-
plications. La circulation est tranquille , ou bien le pouls s'agite tumultueusement; le plus souvent le pouls est concentré et dur "^ : il n'y a de fièvre que dans les cas de congestion sanguine cérébrale , ou d'inflammation de quelque organe, ou bien elle est peu intense, vague et irrégulière \ Le système capillaire , celui de la tète surtout , est ordinairement plus injecté. Les sens et les facultés intellectuelles conservent leur intégrité ^ excepté dans l'éclampsie. Il n'est pas toujours possible de se faire entendre, les muscles n'obéissent plus à la volonté : ainsi il ne faudrait pas conclure du silence du malade l'altération de ses facultés. Il ne faut pas non plus croire que les contractions musculaires désordonnées soient toujours un symptôme patbognomonique^ il peut devenir quelquefois douteux : la mobilité est si grande cbez les enfants , que la souffrance ou le caprice détermine cbez eux une agitation quelquefois extraordinaire, qu'il peut être trèsdifficile de distinguer des convulsions.
La langue est tantôt sale et tantôt nette. Le
1 Depuis la publication du Mémoire du docteur Barras sur le caractère du pouls dans les maladies cérébrales , j'ai cherché inutilement à constater le -pouls tremblotant qu'il signale à l'attention des praticiens comme pathognomonique de ces affections. Je l'ai trouvé tel au moins aussi souvent dans les maladies étrangères à l'encéphale , et je l'ai vu manquer au moins aussi souvent dans celles-ci.
2 Serait-il vrai , ainsi que le dit Willis , après Hygmore et Heidochius^ que le sang se coagule et se concrète comme du beurre fin butyrum concrescitj au moment où on le tire pendant le paroxisme ? Je n'ai pas remarqué ce phénomène dans deux cas de convulsions, pendant lesquelles j'ai saigné les malades.
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plus souvent rallaitement est impossible , ainsi que la déglutition. L'estomac rejette quelquefois les matières qu'il contient, et il n'est pas rare de voir survenir des déjections alvines. La respiration est presque toujours gênée : à une inspiration brusque succède une expiration lente, insensible et prolongée. Les sécrétions sont supprimées , et elles ne se rétablissent qu'après la crise; la peau est sèche, et la transpiration ne survient qu'à la fin; les urines ne sont plus sécrétées, et les premières qui sont rendues après l'accès sont claires et incolores. Si pendant l'accès le malade en rend, elles étaient formées auparavant , et elles sont expulsées par la contraction spasmodique des muscles abdominaux et du plan musculaire de la vessie. Mais ce qu'il importe surtout de bien connaître dans l'étude des convulsions, c'est la cause qui les détermine. Cette recherche, qui appartient à la pathologie de ces causes, n'est pas toujours facile à faire. Le plus souvent l'enfant ne parle pas ou ne veut pas parler : très-souvent aussi il ne sait pas rendre raison de ce qu'il éprouve : et bien souvent encore il ne peut pas s'exprimer, parce que l'organe de la pensée étant malade, ses fonctions sont altérées, et qu'il n'est pas possible alors de parler sensément. Le médecin n'a donc, pour former son diagnostic, que des indices muets. Il faut qu'il soit bien attentif à tous les phénomènes qu'il peut trouver dans l'attitude, les cris, l'agitation, la soif, les évacuations, la physionomie, la douleur, etc.,
de son malade. Rien ne doit être néglige pour arriver à la connaissance que l'on recherche. Je ferai remarquer aussi que cette difficulté du diagnostic des affections cérébrales est d'autant plus grande que l'enfant est plus près de sa naissance, parce que le cerveau, presque inerte jusqu'alors, n'a pas encore appris à manifester ce qu'il sent. Il ne sait pas encore se plaindre et il reste muet. Aussi bien souvent alors on trouve, à l'autopsie, des altérations cérébrales que les phénomènes n'avaient point fait présumer pendant la maladie. On voit d'après cela combien le diagnostic des maladies de l'encéphale chez les jeunes sujets présente de difficultés qui sont quelquefois si grandes , qu'il est impossible à Tœil le plus exercé de ne pas commettre d'erreur. M. Denys ^ rapporte qu'une jeune fille âgée de trois ans succomba le septième jour à une cérébro-cérébellite et arachnoïdite , quelques heures après que MM. Broussais et Deslandes avaient jugé Tenfant à peine indisposé.
Les symptômes des convulsions, suites d'affection du cerveau, sont cependant tout autres que dans les cas où la maladie reconnaît des causes différentes. La face est colorée, la céphalalgie constante est plus ou moins violente. La fièvre avec injection des conjonctives est ordinairement intense. Les accidents nerveux sont d'a-
I Recherches d'aiialomie el de physiologie pathologiques sur plusieurs Maladies des enfants nouveaux-nes . 1826 , pag. 559.
bord assez vagues et limités; ce n'est que lorsque la maladie est parvenue presque à son plus haut degré, qu'ils sont réellement assez forts, sans cependant acquérir jamais cette intensité, celle étendue et même cette universalité qu'ils ont dès l'invasion, dans les convulsions qui reconnaissent une cause différente que l'inflammation ou les altérations chroniques du tissu cérébral. S'il survient des rémissions , elles ne sont jamais de trop longue durée , et souvent la fièvre , la céphalalgie, le délire , la perte de connaissance, n'en continuent pas moins à différents degrés. Dans les convulsions indépendantes de maladie cérébrale, il ne reste dans la rémiUence qu'une fatigue générale, un abattement extrême et souvent une grande propension au sommeil. Les convulsions symptomatiques de maladies du cerveau trouvent leur fin dans la violence même de l'affection. En effet, lorsqu'elle est portée au point d'amener la stupeur, tous les mouvements convulsifs cessent, et les symptômes qui persistent, attestent à quel haut degré le cerveau est affecté. Dans les convulsions sympathiques , la douleur locale, quand elle existe, le trouble des fonctions de l'organe affecté immédiatement, le point de départ des spasmes, qui commencent dans les parties environnantes du siège du mal, signalent le point de départ de la maladie. Dans ces derniers cas , on peut reconnaître lorsque l'encéphale s'affecte secondairement : la rougeur du visage reste plus vive, l'abattement est très-
grand, les vomissements persistent, les rêvasseries, les réveils en sursaut, les terreurs paniques ont lieu plus ou moins long-temps après l'accès; à cette époque aussi, on voit s'allumer la fièvre ^ la tète s'embarrasser, et l'état du malade se rapprocher de plus en plus de la forme propre des affections inflammatoires encéphaliques.
Chez tous les sujets qui n'ont éprouvé aucun accident capable de démontrer l'existence d'un état pathologique primitif autre que les convulsions, et chez des individus dont la mort a permis de constater l'absence d'une affection morbide dont les mouvements convulsifs n'auraient été que les symptômes, l'invasion de la maladie a été subite et sa marche rapide. Les mouvements alternatifs et* irréguliers d'extension et de relâchement, de flexion et de contorsion des membres et du tronc, se sont rapidement montrés avec intensité. Chez quelques-uns, la mort est arrivée en peu d'instants ; chez d'autres , ce n'a été qu'après plusieurs heures, et dans d'autres cas, les symptômes, après une durée de deux ou trois heures, ont cessé complètement. Dans quelques circonstances, les symptômes se sont renouvelés plusieurs fois en se prolongeant et devenant chaque fois plus intenses jusqu'à la terminaison fatale; d'autres fois enfin, renouvelés plusieurs fois par accès en suivant une marche continue, les accidents morbides ont été graduellement en diminuant. La convalescence
a toujours été immédiate , et la santé rétablie peu de temps après la fin des convulsions.
Dans quelques convulsions qui se manifestent chez des enfants par des causes bien évidentes, comme, par exemple, la présence des vers dans le tube intestinal, on observe, pendant et après les paroxysmes, que la face devient rouge , les yeux enluminés, la tête pesante, et quelquefois même qu'un sommeil presque comateux vient interrompre les accès. C'est dans des cas de cette espèce , que j'ai déjà signalés comme devant faire craindre l'affection imminente du cerveau, que l'ouverture des corps a révélé l'existence de congestions cérébrales. Pour concevoir le mode de développement de ces congestions, il suffit de remarquer ce qui se passe dans de violents efforts : la face se colore , les carotides battent avec plus de force, et même la tête peut rester pesante et embarrassée pour peu que la cause se prolonge. Les mouvements forcés et involontaires ne doivent-ils pas avoir les mêmes résultats ?