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DÉVIATIONS VERTÉBRALES DANS DIVERSES MALADIES NERVEUSES

l'on relevait aussi dans les antécédents héréditaires ou collatéraux des malades. Cette association n'est certes pas rare, aussi pensons-nous que la névropathie est une cause efficace, en tout cas, une cause prédisposante importante, d'ungrand nombre de scolioses.

Les troubles nerveux, notés chez les scoliotiques, sont, en généra], variés et se rattachent souvent à des formes atténuées d'hystérie ou de neurasthénie.

Les lésions spinales, admises par Klippel et Monsarrat, sont exceptionnelles, peut-être produites consécutivement à la scoliose. Il faut retenir cependant que, dans quelques observations de ces auteurs, dans une intéressante observation de Grancher, les scolioses observées, accompagnées de troubles nerveux très nets, paraissaient sous la dépendance d'une lésion spinale.

Dans une de nos observations, chez une jeune enfant de sept ans, observée pendant plusieurs années, à côté d'une scoliose très prononcée primitive dorsale, lombaire secondaire, nous avons noté de l'atrophie des deux membres inférieurs, principalement marquée d'un côté, un pied bot équin paralytique d'un côté graduellement développé, l'exagération du réflexe rotulien et de l'hyperesthésie très accentuée d'un côté, sans dissociation de la sensibilité. La scoliose observée, dans ce cas, nous a paru à? origine trophique et très probablement liée à une lésion spinale.

A côté de ces faits exceptionnels, la scoliose névropathique doit être considérée comme un trouble trophique d'origine nerveuse qui porte à la fois sur les muscles et sur le squelette vertébral. L'affaiblissement musculaire, le défaut de résistance et X infériorité des tissus (Tuffier) musculaires et osseux, notés dans presque tous les cas de scolioses de l'enfance et de l'adolescence, sont fréquemment en rapport avec l'état névropathique des sujets.

V. — Déviations vertébrales dans diverses maladies nerveuses. — Maladies dystrophiques.

Myopathies. — Dans les divers types de myopathies atrophiques progressives, sans neuropathie (type de paralysie hypertro-

phique de Ducheime, atrophie musculaire progressive de l'enfance, type juvénile de Erb, type facio-scapulo-huméral de Landouzy-Déjerine), on note souvent la lordose lombaire,, accompagnée d'une attitude spéciale, de gêne de la marche, de difficulté pour la station verticale.

Cette lordose se montre surtout dans les formes de myopathies progressives (type Leyden-Mobius) qui atteignent principalement et primitivement les muscles de la région lombaire, les extenseurs ou les fléchisseurs du rachis. Suivant le mécanisme nettement indiqué ("Voy. p. 165) par Duchenne, la lordose se produit, que la paralysie atrophique frappe les extenseurs ou les fléchisseurs du rachis. Dans la lordose par paralysie bilatérale des extenseurs lombaires, le fil à plomb tombant des apophyses dorsales les plus saillantes, passe à une certaine distance en arrière du sacrum, contrairement à ce qu'on observe dans la paralysie des fléchisseurs.

La cyphose est plus rare, la scoliose est exceptionnelle.

Dans une observation de Sacaze, dans un cas de Marie, on note cependant une scoliose assez marquée. Dans les observations d'atrophie musculaire progressive du type Landouzy-Déjerine, malgré l'atrophie des muscles de l'épaule et des régions dorsales,, on ne relève aucun cas de scoliose.

Acromégalie. — De l'examen des observations d'acromégalie (Saucerotte, Alibert, Friedreich, Henrot, Bourceret, Rathery,. Leloir, Binet, Marie, etc.), il ressort que les déviations vertébrales sont assez rares dans cette maladie.

La cyphose cervico-dorsale est surtout fréquente.

Dans une observation de Marie, on note une scoliose légère à concavité gauche, surtout prononcée au niveau delà région dorsale, sans angle brusque. La région cervicale présentait une légère cyphose.

L'âutopsie du sujet indiqua qu'il y avait hypertrophie des régions spongieuses des vertèbres, avec exagération de leur porosité et de leurs trous vasculaires. La déviation vertébrale, d'ordre trophique, paraissait sous la dépendance du tassement des vertèbres modifiées dans leur structure.

OSTÉO-ARÏHROPATHIE HYPERTROPHIANTE PNEUMIQUE. Cette affeC-

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