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LITS ORTHOPÉDIQUES

lique ou d'une courroie reliée à une poulie (fig. 194), de telle sorte que la courbure est renversée par l'action que le poids de la tête et des épaules d'un côté, du bassin et des membres inférieurs de l'autre, exerce sur les deux extrémités de l'arc.

Biihring, Hueter ont proposé des appareils indépendants que l'on peut placer sur un lit à plan horizontal résistant.

Fig. 195. — ■ Appareil de Riihring, modifié par Hueter.

La figure 195 représente l'appareil de Biihring, modifié par Hueter.

En plus des plaques dorsales et lombaires, une pelote fixée sur un arc métallique vient presser au niveau de la convexité antérieure des côtes du côté opposé, comprimant ainsi le thorax, obliquement rétréci, suivant le diamètre oblique allongé.

Si le thorax est unilatéralement et transversalement rétréci, une pelote presse sur la face inférieure du thorax, du côté de la convexité scoliotique, au niveau de la forte courbure que décrivent les côtes avant leur insertion sur le sternum. Une deuxième pelote s'applique sur la paroi latérale du thorax, au niveau de la concavité de l'incurvation dorsale et maintient dans l'élévation l'épaule de ce côté.

La figure 196 représente le corset que nous recommandons souvent, principalement dans le but de modifier favorablement les déformations thoraciques. Les plaques de pression et de contre-pression peuvent être déplacées et appliquées en des points convenables, suivant la forme de la déformation. L'appa-

reil est appliqué pendant plusieurs heures dans la journée, le sujet étant couché sur une planche, ou mieux en suspension verticale ou oblique.

Dans V appareil de décubitus de Beely (fig. 197 et fig. 198) des courroies élastiques, convenablement disposées, viennent exer-

Fig. 196. — Corset de P. Redard.

cer une action corrective sur les parties délormées et saillantes dulhorax et du rachis.

Lorenz a recommandé, il y a quelques années, un lit à détorsion, constitué par deux plans inclinés. La partie supérieure du thorax est fixée sur un de ses plans dans le décubitus dorsal, l'autre plan incliné contient un mécanisme de fixation du bassin et des membres inférieurs dans le plan vertical ; il est mobile et permet d'imprimer un mouvement de torsion du bassin sur le tronc.

Lorenz ne se sert plus de cet appareil et lui préfère son lit plâtré à dé torsion.

Le sujet est placé dans un lit plâtré ; des courroies sont disposées de façon à imprimer au tronc une torsion sur le bassin, en sens inverse de la déviation pathologique.

Quelques modifications au lit plâtré de Lorenz ont été proposées par Dolega et Jagerink.

Nous employons fréquemment, dans notre pratique, le lit plâtré

Fig. 197. — Appareil de décubitus de Beely.

à détorsion et à traction latérale, principalement chez les très jeunes enfants et pour les scolioses rachitiques. Cet appareil est surtout utile par l'immobilisation en position redressée qu'il procure et qu'il maintient exactement.

Afin d'avoir un moule du tronc, dans une position aussi redressée que possible, nous plaçons le sujet dans l'extension horizontale obtenue avec notre appareil. La technique pour la confection de ce lit diffère peu de celle que nous avons recommandée pour le lit plâtré destiné au mal de Pott. L'appareil doit descendre assez bas jusqu'à la partie moyenne des cuisses, se

terminer en haut au niveau de la septième cervicale, bien emboîter le thorax et les épaules. Il doit être muni de deux tiges verticales en fer, placées en des points opposés, qui servent à fixer la courroie à détorsion et à traction latérale, de courroies

axillaires, de larges bandes en toile avec boucles qui entourent le thorax et l'abdomen.

La disposition des courroies et des bandes de traction varie suivant la forme de la difformité.

Afin d'obtenir la fixation parfaite et d'éviter le balancement, le lit plâtré est placé sur un plancher en bois, muni de deux planchettes verticales excavées suivant la forme extérieure de l'appareil.

Les plans inclinés de Beely, de Zander (p. 345, fig. 163), notre appareil (p. 347, fig. 164 et 165), sont de véritables lits orthopédiques qui permettent la correction des difformités, pendant que le sujet est dans une position de repos.

Nous rapprocherons de ces appareils la planche qu'a récemment proposée A. Chipault pour la réduction des scolioses (fig. 199 et fig. 200).

Dans cet appareil, les pressions s'exercent au niveau du sommet et des extrémités de l'arc scoliotique, à l'aide de plaques à vis mobiles sur des rails parallèles au grand axe de la planche. Deux dispositifs permettent, l'un de faire agir les plaques horizontalement au-dessus du niveau de la planche, l'autre de les faire agir obliquement de bas en haut et [de dehors en dedans ; ce dernier, permettant de presser plus directement sur la gibbosité costale, a en outre l'avantage de joindre, à la force de pression, une notable force de détorsion. Les tractions, suivant l'axe, s'exécutent à l'aide de simples bandes de toile, fixées d'une part à la circonférence occipito-mentonnière, d'autre part au bassin ou au-dessus des genoux; ces bandes s'adaptent à deux

Fig. 19S. — Appareil de décubitus de Beely.

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