‹ Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancerChapitre 7 sur 113 · IF · texte numérisé non relu

IF

CAKACTÈUES CUIMIQUES DU CANCER. 53

dentelle, et par suite des causes que je viens d’indiquer. Ainsi , la disposition de l’organisme qui crée le cancer ne se traduit pas, des son origine, conîme celle qui crée le tubercule, par un appauvrissement du sang. Aussi, remarquez que des le début de la maladie, et souvent même avant quelle puisse être démontrée, le tuberculeux est presque toujours remarquable par sa faiblesse et sa pâleur. 11 n'en est pas de meme du cancéreux ^ celui-ci peut piésenter avant 1 invasion de son mal, et pendant les premiers temps de son existence , toutes les sortes possibles de constitutions et de tempéraments. Quoi de plus commun que de voir une affection cancéreuse s’établir chez des individus d’un tempérament sanguin et qui ont 1 aspect pléthorique? Quoi déplus rare , au contraire , que le développement des - tubercules avec de telles conditions de l’organisme? Sans doute , les cas ne sont pas rares dans lesquels on voit de jeunes sujets , chargés d’embonpoint, à teint fleuri, et qui ont une apparence de force, devenir tuberculeux; mais ces individus n’ont qu une fausse pléthore; ils ont au fond un tempérament lymphatique, et si 1 on analyse leur sang , on y trouve les globules abaissés à la limite inférieure de leur quantité physiologique, ou même descendus un peu au-dessous de cette limite.

» Du reste, si, avant ou pendant le développement des divers produits accidentels, il y a dans le sang quelque altération de composition qui soit un des éléments de leur production , ce n’est vraisemblablement, ni dans la fibrine, ni dans les globules, ni dans l’albumine qu’on la trouvera, mais bien plutôt dans ces nombreuses matières de nature égalementorganique, et laplupart encore mal déterminées, qui se confondent sous le nom à! extractif . S’en produit-il alors de nouvelles? Celles qui appartiennent à l’état normal viennent-elles à se modifier, soit en quantité, soit en qualité? Qu’arrive-t-il au sang, lorsque , au lieu de continuer à se former , la matière tuberculeuse disparaît et laisse à sa place un dépôt calcaire ? Dans le cas où les produits accidentels sont formés par de pures matières inorganiques, comme par une accumulation de sels de chaux, que devient dans le sang la proportion de ces sels ? Que devient-elle dans ces cas où de toutes parts le système vasculaire se remplit de concrétions ossiformes? Que devient-elle encore, lorsque les os ramollis se sont dépouillés d’une grande partie de leur phosphate de chaux, et qu’il.s semblent presque revenus à l’état cartilagineux? Est-ce aussi dans quelque changement de composition du sang, appréciable par l’analyse , que résiderait la cause de ces remanjuables hypersécrétions

IIISTOlUK (iKNÉUALK D(I CANCEH.

tl’acule un(]iie qui ont lieu dans la goutte et dans la gravelle' La médecine attend une partie de ses progrès de la solution de ces questions et de beaucoup d’autres analogues. »

Page 1