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II. CANCROÏDE NON CUTANÉ

Nous avons analysé plus haut, à l’occasion du cancer de l’utérus tt de celui de la langue , les affections cancroïdes de ces deux oranes. Nous répéterons seulement ici que la connaissance exacte de es faits est d’autant plus essentielle, qu’elle permet d’espérer de

fiminuer un jour le nombre de cas incurables de ce genre , vu que es infections ne sont pas liées à un vice constitutionnel qui tend à ufecter l’économie tout entière, comme le fait le véritable cancer.

A la langue, aussi bien qu’au col utérin, on peut distinguer, pour ; cancroïde, la forme végétante, et l’ulcère rongeant non cancéreux. Dans l’un et l’autre organe, et à la langue plus encore qu’à l’utérus, :s portions musculaires profondes peuvent être infectées d’épi- ■erme. Le cancroïde de la langue, enfin , peut , comme le prouve le lit déjà cité de Bennett , infecter les glandes lymphatiques de la égion sous-linguale et sous-maxillaire. Dans toutes ces régions on ^connaît , à n’en pas douter , l’épiderme ou l’épithélium comme principal élément de toutes ces affections.

Si dans le cancroïde de la peau on peut, dans la majorité des cas, -ssigner pour origine à l’ulcère l’existence d’un bouton chancreux, x au moins d’une plaque saillante , d’abord hypertrophiée et plus ird enflammée, avant que le travail ulcéreux prenne complètement i > dessus , il n’en est plus de même pour les cancroïdes des memranes muqueuses. Déjà, pour le col utérin , nous avons été obligé

d’admettre l’ulcère rongeant comme une des variétés du cancroïde. Cette nécessité est bien plus impérieuse encore pour l’ulcère chronique si fréquent dans l’estomac et qu’il n’est pas très rare d’observer dans le duodénum , le côlon et le rectum , ulcère cancroïde dépourvu de toute base carcinomateuse, et dont nous avons parlé avec détail à l’occasion du cancer des organes de la digestion.

Nous devons supposer que les tumeurs épithéliales se rencontrent quelquefois sur les membranes séreuses, partout , en un mot, où l’on trouve à l’état normal de l'épithélium. Ce qui nous fait émettre cette supposition, c’est que nous avons rencontré une fois, à la face interne du feuillet arachnoïdien qui tapisse la dure-mère , plusieurs petites tumeurs du volume d’un petit pois , molles et jaunâtres , entièrement composées de cellules épithéliales.

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