‹ Traité pratique des maladies cancéreusesChapitre 67 sur 77 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Nous n’aurons à parler ici que du cancer des reins et de la vessie. Quant à celui des autres parties des voies urinaires, il n’est que l’irradiation du cancer de l’un de ces deux organes. Peut-être s’attendra-t-on à ce que nous parlions ici du cancer de la prostate, n’en ayant point fait mention à l’occasion du cancer des organes génitaux. Nous ne pouvons pas en parler davantage ici , vu que nous n’avons jamais observé d’exemple d’un cancer primitif de cette glande, et que les observations rapportées par les auteurs sous ce titre ne sont généralement autre chose que des engorgements hypertrophiques dont la fréquence et la variété d’aspect, pendant la vieillesse, sont aujourd’hui mises hors de contestation

En parlant du cancer des reins et de la vessie, nous avons soin de séparer les cancers primitifs et idiopathiques de ces dépôts secondaires qui, en fait, ont une valeur pathologique complètement différente. Ce n’est que la confusion qui règne encore aujourd'hui partout

cancer des voies URINAIRES. 867

relativement à la distinction entre les cancers primitifs et secondaires qui a pu faire Croire, même à des esprits distingués, que le cancer des reins n’était pas rare ; et si W alshe dit avoir réuni 40 observations de cancer des reins, c’est grâce encore à cette inextricable confusion qu’il a pu trouver un si grand nombre de faits sur une maladie rare en elle- même. M. Rayer (1) rapporte 13 observations dont le plus grand nombre se rapporte également à des affections cancéreuses secondaires du rein, dépendant d’un cancer primitif de l’estomac, du foie , ou de quelque autre organe.

Pour notre compte, nous sommes arrivé à cette conviction, que le cancer des reins, comme affection idiopathique et essentielle, est une des rares localisations de cette maladie ; et en donnant la description suivante d’après 12 observations seulement, nous avons été obligé d’emprunter encore les deux tiers de ces faits aux travaux

Ide M. Rayer , et aux Bulletins de la Société anatomique . C’est donc d'après les faits de cancer rénal primitif que nous allons esquisser cette description.

Ce ne sera qu’après avoir décrit le cancer des reins que nous traiterons séparément du cancer de la vessie ; car ces deux organes sont bien moins solidaires l'un de l’autre, par rapport au i cancer, que leur connexion anatomique et physiologique ne le ferait j supposer.

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