ATROPHIE DU FOIE
Le foie peut, en dehors de la cirrhose, subir un travail d'atrophie, qui réduit son volume en général aux dépens d'une partie des éléments qui le constituent. Il peut revêtir alors, généralement ou partiellement, deux apparences fort distinctes : l'une granuleuse, dans laquelle les granulations, quelquefois hypertrophiées elles-mêmes, et leur nombre en est alors fort diminué, sont plus saillantes et constituent plus exclusivement la texture de l'organe hépatique ; l'autre, dans laquelle ces granulations ont au contraire disparu, dans une étendue variable, et sont remplacées par du tissu conjonctif. M. Andral a admis une atrophie avec induration et une atrophie avec ramollissement ; mais l'atrophie s'accompagne plutôt d'une augmentation- que d'une diminution de la consistance et de la densité du foie.
Le volume et la pesanteur du foie diminuent dans une proportion qui peut être considérable. On l'a vu réduit au volume du poing, à celui d'une petite pomme. La forme générale de l'organe n'est pas modifiée : seulement il est comme ratatiné et tend à se réduire en une masse où se confond sa division lobaire. Cependant M. Andral a vu le lobe gauche converti en une languette mince et comme surajoutée au lobe droit. La surface du foie est quelquefois granulée, comme ridée par places, et comme rétractée par des cicatrices.
Le foie présente le plus souvent un état gi^anuleux (Andral), c'est-à-dire des granulations pressées les unes contre les autres, quelquefois plus volumineuses qu'à l'état normal. Il est assez dur et friable, sec, et contient peu de sang.
D'autres fois les granulations sont remplacées par un tissu blanchâtre, dense, criant sous le scalpel, d'apparence cellulo-Qbreuse, peu vasculaire.
D'autres fois enfin le tissu hépatique semble comme condensé, sans altération apparente de structure ; et, dans un cas observé par M. Vernois, il