‹ Traité pratique des maladies chroniquesChapitre 27 sur 86 · ALTÉRATION AMYLOÏDE DU FOIE · texte numérisé non relu

ALTÉRATION AMYLOÏDE DU FOIE

confondre avec les corpuscules amylacés (1). M. Jaccoud s'exprime ainsi : « C'est une matière albuminoïde, qui se distingue des albuminoïdes normaux et par sa pauvreté en azote, et par la réaction iodo-sulfurique qui lui appartient exclusivement. Espèce d'intermédiaire entre le groupe des matières végétales hydrocarbonées et celui des matières azotées, la substance amyloïde est une substance quaternaire imparfaite^ et l'analyse chimique, d'accord avec l'observation clinique, nous apprend à voir dans cette matière le produit avorté d'une nutrition profondément altérée. »

La dégénérescence amyloïde entraîne habituellement une augmentation de volume considérable des organes qui en sont le siège. Le foie présente donc l'apparence d'une hypertrophie générale sans déformation apparente ; sa surface est lisse. Sur 23 cas d'une telle altération, Frerichs a trouvé le foie amplifié de volume 17 fois; rapetissé 3 fois; d'up volume normal 3 fois (2). La rate était hypertrophiée dans 1^ cas, où elle offrait 10 fois la même dégénérescence, laquelle fut rencontrée dans A autres cas où elle avait conservé son volume normal. L'ictère n'd été rencontré que 2 fois, et un épanchement ascitique dans 8 cas. La région hépatique n'est ordinairement le siège que d'un sentiment de plénitude incommode. Les fonctions de l'estomac et de l'intestin sont généralement troublées, et l'on a trouvé quelquefois les parois intestinales infiltrées de matière amyloïde. L'albuminurie résultait dans quelques cas d'une participation des reins à cette dégénérescence, laquelle y fut rencontrée 10 fois sur les 28 cas recueillis par Frerichs. Quant à l'état général^ il se montrait surtout sous la dépendance des altérations profondes dont la dégénérescence amyloïde n'était elle-même que la conséquence,

11 parait difficile de déduire quelques indications thérapeutiques partieulièret de la constatation ou du soupçon d'une telle altération. L'indication est dominée à tel point par les altérations primitives qui se ratta^^ ehent toujours k quelque état diathésique déterminé, tel que tuberculose, scrofule^ syphilis ou cachexie paludéenne^ qu*il ne reste plus rien à y ajouter.

(I) Let corpuicules amylacés lont de petits eoFpt iphérkiiiet ou enraies formel de couches cinieentriqiiet, et qui présentent comme caractères pathofnomeniques de prendre, comme Tamidon végétal, une l>eUe coloration bleue au contact de l'iode. Ils eiistent à l'état nor« mal dans les centres nerveux et dans la prostate (Vircbow), dans l'épaisseur de la peau (Utlfs); i l'état patholo(fique, c'est>è*dire en proportion exagérée, ils ont été rencontrés dao« presque toutes les parties du système nerveux, dans le (oie, la rate ou les reins atteint de dégénérescence amyloïde, dans beaucoup de tumeurs (Jaccoud).

(S) Frerichs, Traité pratique des maladieê du foie, p. A7D,

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