MALADIES DE L'UTÉRUS ET DE SES ANNEXES
Les maladies chroniques de Tuténis peuvent être rattachées aux catégories suivantes :
Catarrhe;
Métrite chronique ;
Déplacements de l'utérus ;
Névralgies ;
Lésions organiques.
Ces dernières doivent être considérées tout à fait à part. Les lésions organiques, cancers, tubercules, productions fibreuses, etc., atteignent l'appareil génital de la femme, et très-particulièrement l'utérus lui-même, au même titre que les autres appareils de l'économie. Leur histoire n'offre guère ici de particularités qu'en ce qui dépend du siège et des fonctions spéciales des organes qu'elles affectent.
11 n'en est pas de même des catarrhes, des métrites, des névralgies et des déplacements. Bien que représentant des états pathologiques trèsdistincts, ils se trouvent si habituellement réunis ensemble à un degré quelconque, qu'on est obligé de recourir à une méthode jusqu'à un certain point artificielle pour les décrire séparément. Leur coïncidence fréquente et leur dépendance mutuelle ne constituent pas le seul point de vue qui fasse un devoir de les rapprocher.
Les maladies chroniques de l'appareil utérin sont peut-être celles qui retentissent le plus directement sur l'ensemble de l'organisme, et en même temps celles qui subissent le plus manifestement l'influence des altérations générales dont la nutrition, la sanguification ou l'innervation peuvent se trouver atteintes. Les considérations anatomiques ou sémiologiques qui se rattachent immédiatement à leur existence ne constituent donc qu'une partie très-incomplète de leur histoire ; et les désordres fonctionnels, comme les états pathologiques qui s'y trouvent ajoutés, n'y tiennent pas une moindre place, que la maladie utérine elle-même soit à leur égard protopathique ou deutéropathique. Tels sont les points que je m'attacherai à faire ressortir dans l'étude qui va suivre.
La première partie de cette étude comprendra la métrite^ qui doit être distinguée, suivant son siège spécial ou prédominant, en métrite interne ou métrite catarrhale, métrite parenchymateuse, occupant le corps ou le col de la matrice, et métrite externe, ou métrite péritonéale. Le catarrhe simple de l'utérus et du vagin, leucorrhée, qu'il faut distinguer, bien que la distinction dogmatique soit plus facile ici que la distinction pratique, de^ inflammations catarrhales de la muqueuse qui les tapisse^ fera l'objet d'un chapitre spécial*
MBTRITE CHRONIQUE. 403
Les déplacements utérins présentent de telles connexions avec la métrite que leur histoire devra suivre immédiatement cette dernière.
Bien que les névralgies utérines représentent un des incidents les plus communs des métrites chroniques, j'en renverrai la description à l'étude d'eosemble des viscéralgies abdominales.
Enfin je traiterai à part des lésions organiques de l'appareil utérin, cancer y tumeurs fibreuses de l'utérus et tumeurs enkystées de l'ovaire.