MALADIES DU NERF DE LA CINQUIÈME PAIRE, ETC
sonl plus rarcinciU aiïcclés au début. A mesure que la maladie marche, la douleur devient plus vive; mais la durée n'eu est encore que d'un instant; elle est souvent comparée parles malades à un choc électrique. Les atlaques devieiment graduellement plus Imiuenles et durent plus longtemps, quoique rarement plus d'une demi-minute, et atteignent enfin un degré de violence excessive. La douleur est souvent rapportée à un seul point circonscrit.
Dans les cas chroniques, pendant le paroxysme, les sourcils sont froncés, les paupières restent closes, l'angle de la bouche attiré vers l'oreille, les mâchoires serrées l'une contre l'autre , et la respiration rendue aussi rare que possible. Les muscles qui avoisinent le lieu de la douleur sont parfois le siège d'un frissonnement, d'un tremblement, ou même de convulsions légères. Ce symptôme n'est pas constant, et quand il existe, il parait être simplement l'eflet de la violence de la douleur. La douleur n'a point une égale intensité pendant toute la durée de l'attaque. Elle s'accroît, en général, par degrés et acquiert sa plus grande intensité peu de temps avant de se terminer. Dans quelques cas, la maladie peut être considérée comme continue; mais, en général, elle est rémittente, et, dans un assez bon nombre de cas, complètement intermittente; de sorte que, quand l'accès est passé, le malade ne ressent plus le moindre malaise dans la partie qui, un instant auparavant , était le siège d'une douleur excessive. Il y a des cas, cependant, dans lesquels un certain degré de malaise continue de se faire sentir après la cessation de douleurs cruelles. Dans les cas qui persistent longtemps , les parties douloureuses deviennent le siège d'un gonflement dû à un épanchement de sérosité dans le tissu cellulaire, et acquièrent une sensibilité telle, qu'elles ne peuvent plus supporter le moindre contact. Une forte pression peut parfois être supportée et causer même du soulagement, tandis qu'un léger attouchement excite un accès de douleur. Sir Charles Bell rapporte le cas d'un malade qui, lors du retour de la douleur, pressait fortement avec l'un de ses doigts sur le trou sous-orbitaire, avec un autre sur le canthus interne, avec un troisième sur le nerf frontal, et avec un quatrième sur le devant de l'oreille; il restait ainsi fixement dans cette position, bien qu elle lui occasionnât une fatigue poussée jusqu'au tremblement (1). La névralgie faciale alterne quelquefois avec des douleurs nerveuses intenses, situées dans d'autres parties du corps.
Les symptômes accompagnant parfois la névralgie de la cinquième paire, et qui indiquent des altérations organiques sérieuses survenues à l'intérieur du crâne, sont : l'amaurose; l'inflammation de la conjonctive et de la sclérotique ; l'inflammation de l'iris ou, tout au moins, l'altération de la couleur de l'iris avec contraction de la pupille , et
(I) Nervoiis System of llie Ilurnan Cody, p. I H ; London, 1850.