AFFECTIONS DOULOUREUSES DE CINQUIÈME PAIRE
facile à clislingiicr de loule autre forme (roplillialiiiie; riiinaiiimaliou de la cornée avec onyx se terminant par l'ulcéralion ; la paralysie des muscles du globe oculaire et celle de 1 clévaleur de la |)aupière supérieure; cl la déformation des os qui forment la partie |)ostéricure et la voùle de l'arrière-gorgc. L'innammation et les autres cliangemenls qui surviennent alors, ressemblent beaucoup aux elVets qui se jjroduisaient à la suite de lexpérience dans laquelle lAIagendie divisait le tronc de la cinquième paire : au bout d'un certain temps, les parties douloureuses deviennent insensibles. Dans un cas de cette natui-e, soumis à mon observation, la luette était attirée complètement d'un côté; on sentait, derrière le voile du palais, une tumeur que je regardais comme due à la dilatation d'un des sinus spliénoïdaux. Le malade, en pareil cas, fait des faux pas en marchant et bégaie en parlant ; il a des accès d'épilepsie; son intelligence se dérange, et, finalement, une dernière attaque d'apoplexie est le précurseur immédiat de la mort.
Symplàmes généraux. — C'est surtout dans les cas confirmés que ces symptômes surviennent. Quand la maladie s'est prolongée un certain temps sans amélioration et que les attaques sont fréquentes, le malade s'agite et devient mélancolique, insensible aux plaisirs de la société et incapable de toute occupation. Il y a inappétence ; la digestion est affaiblie, le ventre constipé; le corps s'émacie, les désirs vénériens s'éteignent et le malade est presque complètement privé de som- • meil. La névralgie faciale s'accompagne parfois de symptômes fébriles , et, dans d'autres cas, de débilité nerveuse, d'un grand refroidissement du corps, des extrémités surtout, et de lenteur du pouls.
Sujets prédisposés. — Aucun âge n'est exempt de la névralgie circum-orbitaire. Les hommes sont plus fréquemment affectés que les femmes. Ce ne sont nullement les sujets nerveux ou hypochondriaques qui y sont le plus prédisposés.
Causes. — Dans la variété aiguë, la maladie doit son origine à des causes semblables à celles qui produisent l'ophlbalmie rhumatismale, et surtout l'exposition continue à des courants d'air froid. Dans les cas chroniques, on observe une variété de circonstances occasionnelles qui agissent en reproduisant les paroxysmes ; telles sont : les mouvements de la face en parlant, en mâchant ou en avalant; le simple attouchement des parties, les chocs que le corps supporte pendant la marche nu l'équitation, l'action du vent sur la face, l'ouverture ou la fermeture soudaine d'une porte, etc. Les paroxysmes sont plus fréquents le jour, à cause de l'existence d'un plus grand nombre de causes excitantes à celte période de la journée que pendant la nuit. Le mal s'aggrave beaucoup lorsque régnent les vents d'est ou de nord-est.
Lorsque la névralgie est la conséquence d'une blessure, il y a lieu de croire que celle-ci a déterminé l'inllammation du nerf, avec hypertrophie et induration de son névrilemme.