‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 2)Chapitre 14 sur 143 · COU · texte numérisé non relu

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sujets npparlenaieiil au sexe fc^miiiin. L'allaque csl généralement due à l'action d'un rant d'air froid pondant la nuit; c'est prohahlenicnt l'œil qui csl le plus à découvert (,.., o prend; celui (pii a|)i)arlicnt au côté sur lequel le malade se couche, échappant ordinail'euicnt.

Le docteur .lacoh a remar(iué (lue la maladie attaque plus souvent les jeunes gens que les vieillards. Sur lirnU; cas dont il a noté l':ii;e, trois seulement avaient dépasse celui de 55 ans. Il l'a aussi rencontrée plus souvent dm. les lemnuîs que chez les lioninies. Dans la majorité des cas vus par lui, la maladie a éclaté six semaines oudeux mois après la guérison de la lièvre; dans quel(|ues cas, néanmoins, elle est survenue avant que les sujets eussent quitté l'hôpital , et dans d'autres, quatre, cinq ou même huit mois après.

Won collègue, le docteur A. Anderson (1), dans un excellent mémoire sur l'oplithalmitis post-fébrile, dit :

« Il n'existait pas toujours d'intervalle entre la terminaison de la fièvre et l'apparition de rophtlialmitis,et quand il y en avait un, il était d'une durée très-variahle. Ainsi, sur 133 cas, les symptômes (amaurotiques ou inflaminatoircs) de l'aflection oculaire déhutèrent pendant la fièvre ou pendant la rechute, 10 fois; pendant la convalescence, 34 fois; quinze jours après la convalescence, 29 fois ; dans le mois suivant, 31 fois; cinq ou six mois après, 31 fois. »

Symptômes. — L'ophthalmilis post-fébrile a pour caractère, au début, une congestion suivie de rinllammation des parties internes de l œil, et surtout de la rétine, ce qui détermine un trouble considérable de la vision. A ces symptômes succède bieptôt une inflammation évidente de riris et de la sclérotique; la maladie s'étend à la capsule du cristallin et quelquefois à la membrane qui tapisse en arrière la cornée. On ne saurait guère douter que la cboroïde ne soit prise aussi, quoique à un degré peu marqué, tandis que la conjonctive n'est, en général, que légèrement affectée.

La part que la sclérotique prend à la maladie est suffisamment indiquée par rinjection considérable des vaisseaux sanguins situés à sa surface, et que l'on voit se porter, sous forme de rayons , vers la cornée. Le changement de couleur de l'iris, l'état de contraction de la pupille et les adhérences qui s'établissent entre le bord pupiUaire et la capsule du cristallin, font voir à quel point l'iris est affecté. La membrane interne de la cornée et surtout l'hémisphère antérieure de la capsule montrent, par le trouble considérable qui s'y manifeste, leur participation à l'inflammation. Toutes les parois des chambres de l'humeur aqueuse paraissent, dans quelques cas, comme revêtues d une mince couche de lymphe d'une couleur jaune-verdàtre. Le grand aflaiblissement de la vision ne saurait s'expliquer par le trouble seul de ces parties; il constitue, au reste, un des premiers symptômes de la maladie, annonçant ainsi une altération de la rétine. Dans quelques cas on voit un épanchement lactescent qui parait siéger a la surface de la rétine D'autres fois, on aperçoit des flocons blanchâtres et ron- -eâtres flottant dans l'humeur vitrée. Quelquefois, au début, la pupille est dilatée, et elle ne se contracte que lorsque l'inflammation s est étendue à l'iris. Si le mal n'est point promptement combattu par des

(1) London and Edinburgh Slonlhly Médical Journal, Oclober, 1845.

OIMITIIM.MITIS l'OST-l-ÉBUILE.

remèdes appropriés, la cornée el la scléroli.iue cèdenl heancnup plus ncilenicnl 'i la pression du doi^^l (pi'à lelal normal, ce (lu. demonlre a diminution de la quanlilé de Thumeur vilrec. Dans un cas, j a. rouvé la cornée Irès souple à la période an.aurol.(|ue , avant qu >1 exi tàt.aucune apparence extérieure d ndlammal.on. La souplesse des tu dques de Tœil disparaît graduellen.ent, cl l'organe peut reprendre sa consistance normale; mais ce nVst .,ue longlen.ps après (,ue les autres svmplômes ont disitaru.

Il parait probable q.fau début la rét.ne seule eslcnllammec. L urilalion et rinjeclion s élendenl aux artères ciliaircs courte et longue, aux vaisseaux des procès ciliaircs et au réseau sclérotidicn; et a mesure nue ces vaisseaux s enllammonl, l'iris, la membrane qui double la cornée, la capsule cristalline el la mendirane byaloïdc témoignent qu'ils participent à la maladie.

I e larmoiement, dans la seconde période, est très considérable, et senible en rapport, moins avec l'étal de la sclérotique qu'avec celui de rintérieur de l'œil. La douleur intense dans l'œil cl autour de lui, qui s'a^^'^rave pendant la nuit, est exactement semblable à celle qui accompagne les opblbalmies rbumatismale el syphilitique; et, bien quelle soi't en partie rcllet de la pression exercée par les tissus enllammés sur les nerfs ciliaircs à l'intérieur de l'œil, elle dépend peut-être aussi d'une alVection névralgique directe, telle que celle que l'on observe souvent dans les branches du nerf de la cinquième paire, au moment où elles sortent de l'orbite, même lorsqu'il n'y a pas d'intlammatioii évidente. Ce n'est, en général, qu'après que l'iris et la sclérotique ont pris part à la maladie, que le patient accuse de la douleur oculaire et eircum-orbilaire. Tant que le mal est borné à la rétine, il n'y a que peu ou pas de douleur; de sorte que le malade ne s'inquiète point, autant qu'il le devrait, de l'aiTaiblissemenl de la vision : au reste, comme il n'y a ordinairemenl qu'un seul œil affecté, souvent son atlention n'est point éveillée. La photophobie ne parait point un symptôme dont le malade se plaigne beaucoup. Les mouches volantes existent constamment, surtout après que l'inllammation s'est apaisée et que l'œ^l est convalescent. Elles sont alors si nombreuses , qu'un malade comparait son état de myodésopsie à un sac de suie qu'on aurait secoué devant lui.

Bien que, dans la grande majorité des cas , tous les tissus de l'œil soient pris dans cette maladie, el c'est même à cause de cela qu'on lui a donné le nom d'oplithalmitis , il peut arriver que l'inflammalion reste bornée à un ou deux tissus seulement. Ainsi, dans un cas, la capsule cristalline antérieure el la membrane qui double la cornée étaient seules le siège de rinllamination. Le pouls varie de 84 à 120. Il survient des frissons fréquents. La langue est généralement nette et humide. La douleur empêche tout sommeil. L'affection oculaire peut être corn

OIMITHALMIES.

[)li{|uoe clo rmie ou de plusieurs des suites de la fièvre que nous avons déjà nuMil.ionuées.

Diagnosik. — Celle maladie est beaucou|) plus étendue, quant au nombre des tissus qu'elle envahit, et beaucoup plus intense, en ce qui a rapport au travail morbide qui la produit, ([ue loplilbalmie ou l'iritis rhumatismale, auxquelles elle i-essemble cependant à beaucoup d'égards. Néanmoins, nous n'avons, dans l'ophlbalmilis |)OSt-rébrile, ni le ])ouls rebondissant, ni la peau cbiiude, ni la langue blanche et chargée, qui se montrent dans rinllammalion de la sclérotique et de l'iris duc à la seule action du froid. Le sang tiré de la veine n'est pas non plus aussi couenneux, la douleur n'est pas moins intense, la vision est plus promplement cl plus profondément compromise.

Wallace pense que celle ailcclion ressemble tant à l'oplilhalmie syphilitique, qu'à moins d'en connaître exactement les anlécédcnls, il est impossible de les distinguer l'une de l'autre. L'absence du cercle jaune-rougeâtre du pourtour de la pupille , et celle de tubercules sur l'iris, dans l'ophlbalmilis post-fébrile, serviront à les faire distinguer. Son acuité la diflerenciera de l'iritis scrofuleuse, à laquelle elle ressemble beaucoup, surtout sous le rapport de l'aspect du cristallin, aussi bien que du degré auquel la réline se trouve alfcctée. Dans l'iritis scrofuleuse, toutefois, l'affection de la rétine figure parmi les symptômes qui apparaissent en dernier lieu; dans l'ophlbalmilis post-fébrile au contraire, elle figure parmi ceux du début.

Quelquefois l'alTection qui nous occupe ressemble beaucoup à l'oplilhalmie catarrho-rbumalismale. Cependant, je n'ai jamais observé dans ce cas l'onyx qui se montre si fréquemment dans la dernière de ces deux maladies. J'ai vu une fois une portion considérable de l'épilhélium de la cornée s'exfolier, mais jamais l'ulcération du tissu propre de la cornée, si caractéristique dans l'ophlbalmie catarrlio-rhumatismale.

La maladie à laquelle l'ophthalmitis ressemble le plus est l'ophlbalmilis sympathique, qui, comme je l'expliquerai dans la prochaine section, survient si fréquemment sur un œil sain lorsque son congénère a été le siège d'une blessure par incision ou par décUirure au niveau de lunion de la cornée avec la sclérotique, et conséqucmmenl de l'orbiculus ciliaris. La cause de celte ressemblance est que, dans ces deux formes d'ophlhalmitis, rinllammalion débute dans la rétine, se propage à l'iris, envahit tous les tissus internes de l'œil, et se termine dans toutes deux, si on la néglige, par l'opacité du cristallin, l'occlusion de la pupille et le ramollissement du globe de l'œil. Le moindre renseignement sur l'histoire de la maladie servira dans les deux cas à faire connaître l'origine de l'affection.

Périodes. — M. Wallace a décrit deux périodes dans celte affection , la première amaurolique et la seconde inflammatoire. Ce que j'ai vu

oi>inii\i.Mnis posT-rÉURiLE.

vieiil tout à l'ail coiilinner l'cxacliliuU; do la doscriplion de M. >Vallac'0. « Pciidanl la |)iriiiièir pcTiodc, dil-ii, il n'cxislo (iiic des syiiiplôines amaui'oliqucs; dans la seconde, aux synii)lônics ainauroliqucs viennonl s ajouter des symplônies iidlauinialoires. Le leiups |)cudaul lecpiel durent les pretniei's, avant (pie viennent s'y ajouter de la rougeui'à lextérieur de lœil ou des signes apparents d'inllaninialion, est extrêmement variable, de même (pie répo(iiie de ['api)arilion des syin|)l()nies amauroli(pies apiTS la lièvre. Assez souNonlces derniers, tels ([u'uiik'ger obscurcissement de la vision, avec moucbcs volantes, se sont inontrés au d(:'but ou morne avant le d(îbiit de la convalescence de la lièvre, et cependant il sï'coulc des semaines ou iiK-me des mois avant lapparitionde la période inllammaloire; d'autres l'ois ran'aiblissemeiil de la vision ne dt'bute (pie (luobiuos jours, (juchiucs semaines ou (|uck(ues mois apiTs ratta(pie de lièvre et les sympl(jmes inllammatoires viennent immédiatement s'y joindre. Une chose à remar(pier, c'est que je n'ai point rencontré un seul cas dans lequel je n'aie constaté que des sympt()mes amauroliques plus ou moins prononcés avaient pr(''cédé k's symptômes inllammatoires. C'est là, en eirel, un des caractères les plus kiillanls de la maladie. Jl est bon de l'aire observer aussi que la moine distinction entre les symptômes se inanil'este également lorsqu'il survient une amélioration ; constamment les symptômes inllammatoires disj)araissent plus ou moins longtemps avant les symptômes amaurotiques et souvent avant que la gravité de ceux-cj n'ait diminué (1). »

Un assez bon nombre des cas que j'ai observés ressemblaient, nonseulement au début, mais encore pendant toute leur durée, beaucoup plus à une ainaurose qu'à une ophthalmilis. Dans l'un d'eux, le malade perdit instantanément la vue de l'œil alTecté. Dans un autre dont j'ai déjà parlé, conjointement avec les symptômes amaui'Otiques, la cornée était devenue souple; et, ne redoulant plus l'inflammation, j'avais déjà (ui recours aux vésicatoireset au quinquina, lorsqu'il survint toutà-coup de la rougeur et de la douleur. J'ai rencontré plusieurs cas dans lesquels les principaux symptômes ont été pendant longtemps de la douleur dans l'œil et autour de lui, et l'obscurcisseinent de la vision. D'autres fois la rougeur existait dès le début.

Causes prédisposantes et causes excitantes. — il est de toute évidence que la fièvre prédispose à l'alTection oculaire ; il y a même lieu de croire qu'elle laisse le sang dans un état d'altération morbide qui favorise la production de l'allection locale. Quoi qu'il en soit, on peut presque toujours faire l'omonler ralVection à quelque cause e'xcitanle. et surtout à l'action du froid. Quelques-uns de mes malades accusaient comme causes: le couclierdans un appartement dont les fenêtres

(I) Op. cit., p. Wi.

MO

OI>lITlI\LMli:S.

(Haicnl brisoos, le Iravail tlaiis une l)ouli(|iie froide cl Iminide, ennii le lavage de la lèle avec de Teau froide. L'application des yeux aux Iravaux à raiiiuille pendant la convalescence de la fièvre est aussi une cause excitante.

Pronostic. — Le rcfahlisscnient est lent. Dans la majorité des cas, il a fallu un traitement suivi et non interrompu de deux mois pour la guérison. La maladie abandonnée à elle-même (init, il est vrai, par s arrêter, mais les yeux ont perdu tout usage i)ar suite de rocclusioii de la i)upille et de l'altération amaurotique de la rétine. Si elle est traitée avec négligence, elle laisse après elle une synéchie postérieure, des moiiclies volantes et d'autres traces iri'emédiahles. Prise de bonne beurc et traitée vigoureusement, elle a toute cbance de se terminer par une guérison radicale, laquelle est beaucoup plus prompte (!t plus complète chez les sujets jeunes que chez les adultes.

Traitemcnl. — 1. Déplèlifs. L'aspect cachectique que présentent beaucoup de malades, la petitesse de leur pouls et l'état de débilité générale dans lequel ils sont plongés, pourraient détourner le chirurgien de l'emploi de la saignée. Je suis cependant convaincu que l'on ne peut que rarement se dispenser de recourir à ce moyen. Le sang tiré de la veine est généralement couenneux , mais la couenne a un aspect particulier ; elle n'est pas blanche et coriace comme dans la pneumonie, ni jaune et foncée comme dansla syphilis et l'hépatite, mais d'un blanc semi-transparent comme dublanc d'œuf à moitié cuit. Il est souvent difficile de tirer du bras plus de quelques onces de sang. Quand il en est ainsi, il faut appliquer des sangsues à la tempe et autour de l'œil.

Si l'on néglige la saignée, la guérison est très lente et incertaine; il se forme des adhérences dont on ne peut se débarrasser, et la vision reste imparfaite. Il ne faut pas se régler sur la douleur seule pour se décider à tirer du sang. Rien, il est vrai, ne diminue la douleur comme la saignée; mais l'état de l'œil peut réclamer l'emploi de ce moyen, indépendamment de ce symptôme. On ne doit point attendre le développement complet des symptômes inflanmiatoires ; il faut user de la saignée pour faire cesser la congestion d'où dépendent les symptômes amauro tiques.

Dans quelques cas, surtout chez les enfants, j'ai eu recours aux sangsues seules ; mais chez les adultes la saignée est presque toujours nécessaire. Je n'ai jamais fait usage de l'artériotomie ni des ventouses scarifiées, mais je ne doute point de leur efficacité.

2. Piùrjatifs. — La langue étant ordinairement nette et les selles régulières, les purgatifs paraissent peu indiqués. Néanmoins je les ai trouvés très utiles pendant le cours du traitement. Le sulfate de magnésie, l'huile de ricin et la poudre composée de jalap, sont ceux que j'ai le plus employés.

OIMITIIM.MITIS 1>0SÏ-1-|:IJU1L1:. I I '

1 UercKie. — Je. suis convaincu que le culonicl avec lopium cou- .lil'uV un (les nioillouis moyens, exaclemenl comme dans le IraiUincnl (le l'irilis rluimalismaleou syi)liilili<ine. Celle manière de voir esl ,onlirmée par le Icmoignage de M. Ilewson, (jui |)arail s être borne a ouvrir Tarière temporale el à prescrire trois grains de calomel avec un d,.,ni-"rain d'oi)ium à prendre elnuiue soir. Le docteur Jacob a trouve le n.ercure si cllicaee el si cerlain dans celle allcclion, qu'il n'a pour ainsi ,iire pas employé d'autre moyen. Il donnait deux grains de calomel el un quart de grain d'opium, trois lois parjour. Il laiit que la boiiclie se pirnne, mais seulement après (piebiue lem|)s, alln (pion ne soit pas

obligé d'v renoncer trop loi.

k Jh'iladone. — U dilalalion de la pupille conslilue un point e.s- MMUiel du traitement. On l'obtient en peignant, soir et matin, les |)aupières et le sourcil avec de lexlrail mou de belladone, dont le malade doit avoir soin d'entrelenir raetivilé en luimeclant de temi)s en lomps les parties avec son doigt trempé dans l'eau.

5. Révulsifs. — Après un emploi suflisant de la saignée, les vésicaloires à la tempe el derrière l'oreille rendent de grauds services. Ils aident à faire disparaître la douleur, diminuent riullammalion et rappellent la facullé visuelle.

0. Quinquina. — M. Wallace a beaucoup vanlé la supériorité du quinquina dans le traitement de celle aiïeclion. 11 lui attribue une action spécilique dans celle maladie. 11 le recommande quaud le malade est faible et semble réclamer les toniques, et même quand il est en pleine santé; il soulient qu'on ne peut guérir à l'aide du mercure et croit fermement qu'il doit y avoir quelque erreur dans les cas que M. Ilewson prétend avoir guéris à l'aide de ce médicament. Je n'ai jamais employé Técorce de quinquina , mais les essais que j'ai tentés à l'aide du sulfate de quinine ne m'ont pas donné une haute opinion de rellicacilé de cet agent dans cette afl'ection. Quelques-uns des cas les plus légers ont cédé, il esl vrai, à la combinaison du calomel et du quinquina. Dans un cas il a i)roduit de très bons efl'ets; mais dans un autre il a agi très lentement et très imparfaitement. En résumé, je n'ai pointconlîance en cet agent, et mes vues sur ce point sont confirmées ])ar l'expérience du docteur Jacob. « Dans deux cas qui se sont présentés à moi, dit-il, après que l'inflammalion avait disparu, et dans lesquels la vision était fort imparfaite, comme dans ceux où l'on n'a employé aucun remède, la poudre de quinquina avait été administrée pendant dix jours. J'ai moi-même essayé pendant huit jours le sulfate de quinine dans quatre cas bien dessinés; mais n'apercevant aucune amélioration, j'ai eu recours au mercure qui a amené la guérison dans l'espace de temps ordinaire. «

Je n'ai pas besoin de m'élendre sur les avantages qu'on peut retirer d'un régime convenable el des précautions contre le froid, ni sur Tu-

OPIITII.VLMIKS,

lililé des fomenUUions cliiuidcs el des IViclions anodynes, non plus que sur les ellels probables de f|uel<|ues remèdes (|ue je n'ai point essayés, tels que le larLre émélique, le colehique el la léréhenlldnc (1).

SECTION XXXIX

0 l> Il T U A L M I S C 0 .M P 0 S È E S.

A y regarder de près, peu de cas d'opliUialmie sont comi)l(;lemcnl simples. Plusieurs sont évidemment composés dès le début ; telle, par exemple, Tophllialmie catarrlio-rhumatismale déjà décrite. Dans cerliuns cas, une variété est greflëe sur une autre, comme lophllialmie scrofulo-calarrhale, ((ui débute comme nue légère conjonctivite puronuiqueuse, mais à laquelle viennent bientôt s'ajouter les signes d'une opbtbalmie pblycténuîaire. On rencontre souvent des apbtbes de la conjonctive combinées dès le <lébut avec une inflammation blennorrluigique decettc membrane. iNous pourrions énumérer ici la combinaison de la conjonctivite pblycténuîaire avec l'iritis, de l'iritis artbrilique avec la sypbililique, de l'opbtbalmie Iraumatique avec la syphilitique ou la scrol'uleuse, et de plusieurs autres.

Le traitement de ces maladies consistera naturellement dans l'usage combiné des moyens que Ton a reconnus efficaces conti'e les foiines simples de l'ophtbalmie. Ainsi, dans l'opbtbalmie scrofulo-calarrhale, on combinera le traitement de lophlbalmie scrol'uleuse avec celui de la conjonctivite catarrhale; dans l'ophlbalmie catarrho-rhumatismale, au contraire, on aura recours aux moyens propres à combattre l'inflammation de la scléroliquejointsàceux nécessaires contre l'inflammation blennorrhagiqne de la conjonctive; et ainsi de suite, suivant l'espèce d'ophthalmie composée que l'on aura à combattre.

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