OPIITIIALMITIS RÉFLEXE OU SYMPATHIQUE
.le dois maintenant appeler l'attention du lecteur sur une maladie généralement de longue durée, rebelle au traitement, et qui, étant le résultat d'une lésion mécanique qui a déjà considérablement all'aihli ou même détruit la vision dans l'autre œil, engage beaucoup la responsabilité du praticien qui est chargé de la traiter. Chaque fois que je rencontre une ophthalmitis sympathique même au début, je sais que j'ai à combattre une all'ectioii qui, tout légers qu'en soient les symptômes, n'en constitue pas moins une des inflammations les plus dangereuses dont l'œil puisse être frappé.
Celte aflection sympathique, dont je rapporterai des exemples empruntés aux registres du Glasgoiu Eye Infirmary, est une inflammation qui débute par la rétine, mais qui lînil par envahir graduellement lous les tissus internes de l'œil, surtout l'iris, le cristallin et le corps vitré; qui se développe en général cinq à six semaines après que l'autre œil a éprouvé une lésion Iraumalique, et qui se termine le plus souvent par l'atrophie et l'amaurose complète de I'œmI secondairemenl
(I) Iîai.mncall's Oullincs of Lectures on Militarv Siirger-y, p. ho7. Edinburgli, 1853. (-2) Ibid., 1). 581.
OPIITIIALMIES.
alleclc. Celui (|ui a clé hlcs.sé siihil oi'diiuûi'ciiuîiil le même sorl, ou esl déjà aimuiroli(|ue el ramolli avaul laulrc. Il esl cepeudanl digne de reuiarque (|ue Tamaarosc de l'œil alleclé sympalhicjuement esl généialeinenl plus complète que celle de l'œil ([ui a reçu la blessure, La rétine de l'œil blessé esl (pu^hpiefois assez sensible alors ([ue celle de l'autre a déjà perdu toute son impressionnabilité.
Obs. 404. — Henry Piilersoii, iigé de 25 ans, esl admis le 31 janvier 18-27. Deux mois ;iv;iiU son enlréc, il s'était Irappo l'œil gauche contre un clou lixé au |)oteau d'une porte. On n'apercevait plus la partie sn|)érieure de l'iris, de sorte que la pupille, fort agrandie, était déplacée vers le Ijord supérieur de la cornée. Une inllaniination intense avait été la conséquence de cet accident et s'était communiquée à l'œil droit qui soulfrait maintenant l)lnsque le gauche. Les deux yeux supporlaienl très-mal l'action de la lumière et étaienl affectés d'un épiphora ahondant. La pupille droite élail petite, les deux iris vcrdàtres et les deux cornées troubles. Il restait encore à gauche un certain degré de vision. Constipation. On lui a fait de nombreuses applications de sangsues aux tempes. — Le 7 février, il est indiqué comme s'améliorani, mais très-lentement. Le traitement a consisté dans un émétique, suivi du calomel, de l'opium, du tartrale d'antimoine, des vésicatoires, de la belladone à l'extérieur el d'une solution de nitrate d'argent appliquée aux yeux.
Nous voyons ensuite que la bouche s'est affectée et que la douleur a diminué. Plus tard la douleur des yeux augmente et diminue tour à tour. — Le 6 avril, on indique qu'il n'y a pas eu d'amélioration depuis une quinzaine. — Le W, la l)ouche esl prise et les yeux sont décidément améliorés. — Le 30, la bouche est guérie; l'inflammation continue à diminuer; la vue de l'œil droit est beaucoup meilleure. — Le 11 mal, le cristallin gauche est indiqué comme opaque et poussant l'iris jusqu'au contact de la cornée. On pratique deux lois la paracentèse de la cornée avec peu ou pas d'amélioration. — Vers le milieu de juin, l'irritabilité des yeux diminue. Ce symptôme avait persisté à un degré fâcheux; mais l'ohservalion marque que le 11 juillet le malade peut ouvrir les yeux, ce que l'on attribue à des applications de laudanum. — Le 20, la pliotophobie a beaucoup diminué, de sorte que l'on peul examiner l'œil droit et reconnaître que la pupille est contractée et occupée par un épancliement librineux. — 15 août. Le malade peut distinguer des objets d'un volume modéré. L'inllammalion el la photopliobie continuent à diminuer. Cette amélioration s'est déclarée sous l'influence de l'usage continu du calomel avec l opium et d'une décoction d'écorce d'orme. — 17 septembre. L'inflammation a disparu; la vision s'améliore lentement ; le centre de la capsule antérieuredroite esl opaque; la pupille estun peu contractée et adli'érenle. — 16 novembre. La pupille droite conserve l'aspect déjà décrit ; la vision s'est beaucoup améliorée. - 25 février 1828. La vision va s'améliorani.
Pendant ces douze mois, on eut recours à un grand nombre de moyens. Les principaux furent des sangsues, des scarilications aux paupières, la paracentèse de la cornée, les vésicatoires, le tartre émétique en frictions, des cautères, des purgatifs, le calomel avec l'opium, le quinquina, l'écorce d'orme, la belladone à l'extérieur, la solution de nitrate d'argent, le vin d'opium appliqué à l'œil, des fomentations opiacées et la pommade au précipité rouge. Toute l'amélioration obtenue par le traiiemenl doit être allribuée principalement aux sangsues, au calomel avec l'opium el aux fomenlations opiacées.
Nous n'entendîmes plus parler de Paterson jusqu'au 8 septembre 1830, époque à laquelle il rentra à l'hôpital, dans le but de se faire pratiquer une pupille artilicielle à droite. L'observation porte qu'à son entrée la pupille droite est très-petite, irrégulière, remplie de lymphe plastique el adhérente à la capsule. Pendant ces douze derniers mois, sa vue a beaucoup baissé, à tel point que, le dos tourné à la lumière, il ne peut distinguer que la réflexion de la figure de la personne qui se trouve devant lui. L'iris est de couleur verte, mais il n'y a pas'd'injection à la surface de l'œil'. Il dit que lorsqu'il s'expose au froid, ses yeux deviennent sensibles. — Le 19, j'exécutai l'opération par incision à l'aide des ciseaux de Maunoir. Je n'ai pas à décrire l'opération, ni les difficultés dont elle s'accompagna. Tout espoir de récupérer la vision à l'aide de l'opération fut détruit par un coup qu'une personne ivre porta sur l'œil droit de ce malheureux, le 28 mars 1831. Les chambres de l'œil se remplirent de sang et cet organe se désorganisa complètement.
Ol'IITIlALMITIS niCI'I.KXE OU SYMPATHIQUE.
/jOv, .losepli Mooir, iisc de 30 uns, entre le 14 décembre 1834. Trois mois ainiiniviiiil lii eornce droite aviiil élé incisée pur un morceau d'acier lance conlre elle. I ne norlion des liunieurs de l'œil sVlail échappée. Ine violente inllainnialion avait amené 1,. cliantieiiicMl de coloi'alion de l'iris et l'occlusion de la pupille qui se trouvait réduite a I l dimension d'un simple |ioint occupé par la ca|)sule o])a(iue. Cet ceii n'avait plus la iiK.iii.Ire perception luiiiiiieuse. Un mois après raccideiil, la douleur, qui occu|)ait d aiiord principalemeiil l'orl.ite droit, s'étendit au gauche. L'iris de ce côté avait change de couleur; In pupille était irrégulicre, coiilradée; lu lumière n'agissait plus sur elle, (!t son ouverture riait ohstruée par une ca]isule oimi|ue (lui |)araissait adhérente à la circonlerence de la luipille. Au centre, l'opacité était moins prononcée. Le malade pouvait distinguer de cel u'il kN barres de la feiiéire et compter les doigts interposes entre lui et la lumière. Far iiilervalles. une douleur circiim-orhilaire s'éveillait des deux côtés. Le globe de l'œil liMUche était, surtout la nuit, le siège d'une vive douleur. Il avait élé saigné et avait pris ilii mercure, ce qui lui avait, à diverses reprises, procuré une amélioration |)artielle et Iciiiporaire.
Lors de son entrée. on eut recours à une saignée du bras et à une applicalion de sangsues >iir la conjonctive gauche; on enduisit les |iaiipières d'extrait de heiladoiie et l'on prescrivit matin et soir une "pilule conteiiani : calomel, opium, poudre de feuilles de belladone, de i hacun un grain. Ce traitement détermina une amélioration lente, mais la douleur persista ilans les globes oculaires. On doubla la dose de poudre de belladone. La bouche se prit et la (Uuileur disparut; mais elle revint bientôt et ne parut line |)eu diminuée par raduiinisliatioii interne de l'opium avec la belladone (|ui coiistilua le loiid du Irailement pendant le mois de janvier. L'observation porte que le 5 bivrier la vue de l'œil gauche s'était beaucoup améliorée. On employa ensuite la gentiane et le quinquina, probablemenl pour combattre la faiblesse générale. On ne trouve pas indiquée d'amélioration ultérieure.
Obs. 406. — James Downie, âgé de 23 ans, est admis le 5 janvier 1827. Trois mois auparavant, son œil droit a élé lésé par un éclat d'acier. Il présente actuellement une cicatrice à la jonction de la cornée et de la sclérotique, vers le côté nasal de l'œil. La pupille est attirée vers la cicatrice, tandis que la portion de l'iris qui y fait face paraît fort tendue. Il y a quelque opacité vers la partie inférieure de la pupille. Pas de douleur. La vision de l'a^il droit est beaucoup affaiblie.
Il y a sept semaines que l'œil gauche est devenu malade. L'iris a changé de couleur; la pupille est contractée et irrégulière. La formede l'œil est altérée, la portion anlérieureenesl saillante en avant. Les vaisseaux de la conjonctive sont dilatés et une zone bleuâtre entoure la cornée. Le malade n'accuse pas beaucoup de douleur dans l'œil gauche dont la vision paraît presque éteinte. Il a été saigné, a eu des sangsues et a pris du mercure, ce qui avait produit une grande amélioration ; mais ayant été à la campagne, il y a dix jours, il y a éprouvé une rechute. On applique des sangsues îi la paupière supérieure gauche et un vésicatoire derrière l'oreille. On prescrit le calomel avec l'opium et la poudre de Dover au moment du coucher. Ces remèdes, joints à de fréquentes applications de sangsues et à l'usage externe de la belladone, et appliqués pendant tout le mois de janvier, ne produisent que peu ou pas d'effet sur les yeux. Le février, l'observation porte que, le dos tourné à la lumière, il distingue les objets de l'a^l droit, mais nullement du gauche. On le met à l'usage d'une solution de 2 gros d'hydriodate de potasse dans 8 onces d'eau, dont il prend trois cuillerées à soupe par jour et dont on porte graduellement la dose à 4 gros. Aucune amélioration ne se trouve signalée; on indique, au contraire, que la surface de l'iris est devenue vasculaire, symptôme de très-fâcheux augure. — Le 16, on prescrit une saignée du bras, à cause de l'inflammation de l'œil gauche. La bouche ne paraît pas s'être affectée. La saignée du bras fait disparaître la douleurde l'œil gauche. On remplace, à cause de la constipation, les pilules de calomel et d'opium par les blue-pills. — Le 22, la bouche est assez malade, mais il n'y a pas d'amélioration de la vision ; les iris sont décrits comme ayant pris une teinte vert doré. Le malade se plaint d'insomnie; on lui prescrit l'opium avec la salsepareille. Ce dernier médicament a été continué pendant deux mois sans avantage. '— Le 22 avril, on suspend la 'Salsepareille el l'on prescrit un seizième de grain d'oxyde d'arsenic trois fois par jour. - Le 6 mai, l'observ^ition porte qu'il n'y a pas de changement. Le bord externe de chaque iris est occupé par un cercle couleur de lavande. La pupille gauche est contractée cl occupée par la capsule opaque. — 11 se présente
{"20 oi'irniALMiES.
le uoûl 1842 pour demandor si l'on ne pourniil |)as lui pratiquer une pupille arlificielle à droite. L'œil de ce côléélanl fuou et alropliié, je le lui déconseille. Les deux yeux sont dans ce uiêuie état, niais il est plus prononcé à gauche (pi'à droite. Il distingue la lumière H de l'obscurité à droite, mais pointa gauche. }j
O/'s.. 107 .—Robert Finlay,âsé de <t>ï ans, est admis le 5 juillet 1837. La nuit précédente, la cornée droite a été traviu'sée par un l,(uirne-vis (pii y a lornié un lambeau triangulaire ' dont la pointe est dirigée en l)as et en dedans, tandis que la base occupe tout le diamèlrc de la cornée. Il y a beaucoup de sang épanché dans la cliambre antérieure. L'iris a été blessé, uniison ne peut reconiniître l'étal de la pupille. La vision se borne à la perception de la lumière. On rapproche les paupières et l'on applique un liandage. Saignée du bras, six grains de calomel. — 0. La douleur a diminué. Le calomel n'ajaiit pas purgé, on prescrit trois pilules daloès et de blue-pills. — i-"' août. La plaie est cicatrisée; la pupille Irès-irrégulière, l'œil très-injecté, la douleur peu marquée. Vésicaloire derrière l'oreille. Collyre au dcuto-chloruic de mercure. — 5. L'œil est moins vasculaire, les paupières sont adhérentes le matin. Quatre grains de solution de nitrate d'urgent. On applique ensuite deux ■ lois des sangsues aux paupières.— 13. Depuis liier, il y a à gauche une attaque il'iritis syni- ■ pathique avec douleur sous le sourcil pindanl la nuit. Bord supérieur de la pupille soudé à *l la capsule. Il attribue cette attaiiue à ce qu'il a lu pendant trois ou quatre heures, la nuit m dernière, dans un livre imprimé en petit caractère. Pouls à 84. Saignée du bras. Belladone ■ sur le sourcil et la paupière supérieure. Six grains de calomel et un grain d'opium le soir. ^ Lue once de sulfate de magnésie le lendenuiin matin- — 14. Sang couenneux; la dou eur | a beaucoup diminué. Cornée souple, pupille adhérente en haut et en bas. Huit sangsues autour de l'œil gauche. Calomel et opium le soir et sel purgatif le lendemain matin. — 13. Pupille oblongiie transversalement ; vision très trouble. Saignée du bras. Vésicatoire au'côté gauche de la tète. Uuatre grains de calomel et un demi-grain d'opium trois fois par jour — 16. Sang couenneux. — 17. La douleur de l'œil gauche a complètement disparu ; inai^ la pupille estencore irrégulière. La bouche n'est point airectée. On continue lecalomel avec l'opium —19. Le malade a été hier saigné du bras; sang couenneux, œil beaucoup moins vasculaire, vision plus nette. - 20. Cornée moins flexible. - 23. Pupille plus régulière œil exempt d'injection. — 24. Deux grains de calomel et un quart de grain d'opium chaque jour — 27. Bouche malade. On suppr.me le calomel avecl'opium. — 31. Un grain de sulfate de quinine trois fois par jour, - 1<^' septembre. La partie infeiieure de la Dunille est plus régulière. - 4. On aperçoit un très-grand nombre de petits points blancs qui paraissent situés à la surlace interne de la cornée, en face du bord inférieur de la nupill '- suppression de la belladone. —8. On revient au calomel avec l'opium. - W Comme la pupille s'est contractée par suite de la suppression de la belladone, la vision devient plus trouble. Calomel et opium matin et soir. - 13. Vision plus claire. - 26. Suppression du calomel avec l'opium. — 27. Un grain doi)iuin, gargarisme aluiinne. - '>9 Pas de douleur dans l'œil droit, si ce n'est lorsqu'on le comprime avec la main. Les neiites taches blanches de la face interne de la cornée sont encore très nombreuses. Il „eut avec cet œil, lire de très-grands caractères. Deux grains d'extrait de stramomuni matin et soir -3 octobre. Il a éprouvé la nuit dernière une violente douleur dans les deux yeux; actuellement la douleur occupe principalement l'œil gauche Saignée du bras. Fomentations avec une décoction de tètes de pavots. -6. La conjonctive gauche est ce matin le siège d'un chémosis prononcé. Saignée du bras. Quatre grains de calomel et un g ain d'opium en se couchant, et la moitié de cette dose le matin - 7. ^ult beaucoup meilleure ; l'inflammation a beaucoup diminué. - 10. Retour de la douleur aigue ce ma m. Sangsues fomentations. - 13. Il a encore une attaque de douleur vive. Pouls a 84, faible. Konieiila ions - 14. Bouche malade. On supprime le calomel avec l'opiuni. Gargarisme 1 S ; vésicatoire derrière l'oreille gauche. - 16. Pas de douleur dans l'œil, me eur état de la houche. - 18. Nouvelle attaque de douleur ce matin; cinq sangsue. , fomenion - 22 Se trouve bien depuis les sangsues. - 25. Nouvelle attaque de douleur. drsl'anrès-midi,s'accompagnantdevomissemenlslesoir:qualresangsues;
- 8 novemb n'a pas eu de douleur depuis le 23. - 10. Un peu de douleur dans l'œil droit deux sangsues ; deux grains de calomel et un demi grain d'opium en se coucha t
- m Sr^^^ L'œ l droit est actuellement complètement exempt d mnammation. L cor ?e e bo ée par une ligne irrégulière, comme si elle avait diminue de moitié. Il
OPHTIIALMITIS RÉl'LEXE OL" SYM l'ATIIlQL'E.
,lislii)'nic la lumière de robscurilé. La cornée de l'œil gaiiclic forme une saillie contre ii ilure et est environnée d'une zone rougeàtre. L'iris, dont la coloration est Irôs-altérée, est fortement poussé en avant, de sorte qu'il est |)res(iue en contact avec la cornée. Le bord pupillaire semble adhérent à la capsule dont le centre est o|)aque. La perception de la lumière est encore moindre qu'à droite. Il a depuis quatre a cinq semaines quelques |)al|)itations de cœur. Pouls à 110, assez vif.
Obs. 408. — Jane Gartsliore, Agée de 15 ans, entre le 30 avril 1838. Six mois auparavant la cornée gauche a été divisée vers son bord externe par un coup qu'elle s'est donné ( outre le loquet d'une porte. L'iris a fait hernie et est actuellement attiré et fixé dans la hlossurc. Ce qui reste de la pupille est occupé par la capsule opacpie. De gros vaisseaux variqueux se portent vers la cicatrice. Il y a aussi de nombreux vaisseaux rouges sur la viirface de l'iris. Cet œil dislingue encore la lumière de l'obscurité, i^uiara ou cinq semaines après la blessure, il est survenu à droite une inllamniation sympathique, et la \ ision est aussi réduite de ce côté à la simple perception de la lumière et de l'obscurité, i/iris droit est d'une couleur vert-sale avec de nombreux vaisseauxvariqueuxà sa surface. La pupille est contractée, irrégulière et adhérente A la capsule opaque. Les deux iris louchent à la cornée. Actuellement, elle n'éprouve pas de douleur; mais elle en a ressenti une très intense pendant quatre mois; il n'y en a jamais eu, dit-elle, dans l'œil droit. Sa siuté était bonne auparavant. Pouls ù i'20. Elle a été saignée deux fois du bras ; on lui a appliqué des sangsues et dos vésicatoires; elle a pris des médicaments, mais n'a point eu la bouche malade. Deux grains de caloniel cl un demi-grain d'opium trois fois par jour. 1^—7 Elle pense que sa vision s'est améliorée.
Obs. 409.— David Mill, mécanicien, âgé de 38 ans, entre le 30 août 1838. Pendant qu'il habitait Edimbourg, il y a 18 mois, étant occupé à tourner du fer, un fragment de ce métal pénétra dans l'œil droit au bord externe de la cornée. Il continua de travailler pendant six semaines, l'œil droit couvert; l'œil gauche commençant alors à s'enflamnier, il cessa :de travailler. Deux mois environ après sa blessure, il se forma sur le point blessé un goiiillemeut qu'on incisa et d'où l'on retira, dit-il, le morceau de fer. La pupille droite est I attirée vers la cicatrice; la portion nasale de l'Iris est tendue; la capsule du cristallin est I opaque; l'iris louche à la cornée ei la coloration en est peu altérée. Pas de douleur dans I l'œil droit. l\ dislingue confusément les doigts; une plume à écrire lui apparaît comme un ilong bâton. l\ croit que la vision de l'œil dro'il est en voie d'amélioration. Une quinzaine de Jours environ avant l'extraction du morceau de fer de l'œil droit, le gauche a commencé :à s'enflammer et a beaucoup souffert. L'iris en esl verdâtre: la pupille a presque ses dimenisions naturelles, mais la forme en esl altérée, le bord dentelé et adhérent à la capsule. La j capsule, dans toute l'aire de la pupille, offre un réseau blanchâtre, mais point de vaisseaux rouges. La totalité dii cristallin est trouble et d'une teinte verdâtre ; la consistance de l'œil lest naturelle. l\ peut distinguer avec lui que sa carte d'infirmerie esl imprimée, et lire des 1 caractères de trois quarts de pouce de dimension. 11 a d'abord éprouvé une douleur noc- ! turne et circum-orbitaire intense, pour laquelle il a été appliqué des sangsues, mais il n'a pas été saigné du bras. Il a pris du mercure au point que sa bouche s'est alTectée, ce qui a fait disparaître la douleur et amélioré la vision. L'œil gauche est resté assez exempt de rougeur jusqu'il y a qualre à cinq mois. La vision en a diminué dans le courant du mois dernier, car avant il pouvait lire les caractères ordinaires. Pouls à 84; soif; inappétence. !Tous les soirs une pilule contenant deux grains de calomel el un demi-grain d'opium ; collyre belladoné. — 31. Il n'a pas eu d'éruplion à la peau. C'est au point de vue de la syphilis qu'on lui pose cette question. Dans l'un des cas traités antérieurement, on a eu des raisons de soupçonner une complication de ce genre. — 4 septembre. Il accuse plus depholopsie ; dans les deux yeux : de la céphalalgie par intervalles ; soif moindre ; appétit amélioré. — 5. 11 se plaint encore d'éclairs lumineux dans les deux yeux. Vésicatoires derrière les oreilles. —6. Il trouve sa vue améliorée des deux côtés; bouche malade; suppression des pilules. — 11. Trois sangsues à l'angle nasal de l'œil gauche. — 18. Il ressent plus de ; douleur dans l'œilgauche.— lO.L'œil gauche va mieux. Trois fois par jour 20 gouttes d'une solution de 15 grains de muriale de baryte dans 2 onces de teinture de quinquina. — : 20. Il trouve que la vue de l'œil droit s'est un peu améliorée depuis son admission. Il voit plus distinctement les grandes lettres qu'il ]iouvait lire lors de son admission. Aucun des yeux n'offre de changement apparent.