‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 2)Chapitre 36 sur 143 · II · texte numérisé non relu

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290 TUMEURS MALIfiNES DU GLOBE DE l/OEIL.

(|iic ces deux rn;ila(lios diHcmiinenl pendant la vie. Dans le fongus i hénialode, |)()ur peu ([iic la lunieiir soil avancée, il existe une douleur ii constante ou accidentelle , aiguë ou lancinante, et (jui s'acconi|)agne «J Iréquenunent de tous les signes d'une excitation vasculaire d'un degré» peu élevé. A mesure que la maladie marche, la douleur s'accroit; les s téguments s'ulcèrent, le l'ongus grossit ou se détache tour à tour sous ï forme d'escliare , laisse échapper une sanie fétide et est le siège de i saignements considérahles qui calment pour un temps l'irritalion vas- ■ culaire et nerveuse qui accompagne les progrès de la maladie. Enfin, les glandes absorbantes du voisinage participent au mal, et les forces s générales s'épuisent sous l'influence de la douleur, de l'irritation et t de l'écoulement sanieux. Dans la mélanose, à moins que l'accroissement « de la tumeur ne soit gêné par la nature des tissus environnants , qui i ne se prête qu'avec difficulté à la distension , comme les tuni(|ues de ( Fœil ou la cavité orbitaire, la douleur ou l'irritation des vaisseaux des i tissus voisins ne sont pas des symptômes constants. Quant à la période ? d'ulcération de la mélanose, il y a encore là une lacune à combler pour i, les futurs observateurs; mais, en raisonnant par analogie d'après l'or- -j ganisation peu élevée de cette substance, il y a lieu de penser qu'on ne » doit point y observer beaucoup des changements pathologiques qui i surviennent dans le cours du développement des fongus hématodes. Le *\ processus qui donne lieu au ramollissement de cette tumeur est aussi ii inexplicable que les lois qui président à sa production et à son accrois- -j sèment; mais ou peut inférer qu'il dépend d'une force inhérente à la i: tumeur et distincte de celle qui préside, dans les autres tissus, à l'inflammation suppurative, de ce fait que l'on n'y rencontre pas, dans les points où s'observe d'abord le ramollissement, les agents (vaisseaux sanguins) qui, dans les autres, sont le siège de ce travail.

Symptômes de la mélanose du globe de l'œil. — Lorsque la maladie est située à l'intérieur du globe de l'œil, le malade accuse au début l'aflaiblissement ou la perte de la vision, avec une sensation de plénitude et de douleur dans l'œil et son pourtour ; ces symptômes sont suivis de l'opacité de la pupille, qui oflre un aspect spécial , et de ' l'amincissement de la sclérotique, à travers laquelle on voit comme transparaître une masse brune ou noire. Quelquefois la douleur et la perte de la vision constituent les symptômes les plus marqués du début. Dans un cas de celte espèce, la douleur était si insupportable, que M. Gensoul, ayant extirpé l'œil dans le seul but de la faire cesser, trouva à l'intérieur de l'organe une tumeur mélanique qui ne s'étendait ! point au delà de la rétine (1). L'œil a rarement beaucoup augmenté -f de volume. La cornée ou la sclérotique cède, et un fongus noir, qui ne s'accroît que lentement et, en général, ne saigne pas beaucoup, vient

(1) Annales cfOeulistique, lonic VII, \>. 51 ; BrnxcUcs, 18'i2.

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