CAUSES DE LA MORT
M. Lawrence (2). . .
Mort.
18 mois après l'opération ; mélanose secondaire.
M. Lawrence. . . .
6 mois après l'opération; mélanose secondaire.
Quelques jours après l'opération.
M. Fawilinglon (3) . .
7 mois après l'opération ; mélanose secondaire.
i)L A. Burn&(4.). . . .
5 mois après l'opération ; mélanose secondaire.
Dr Holseheii (5) . . .
1 an après 1 opération ; mélanose secondaire.
CullenetCarswell (6).
13 mois après l'opération ; mélanose secondaire.
M. Wilsoii
2 ans après l'opération ; mélanose .secondaire.
M. Langslafl" (7) . . .
0 mois après l'opération; mélanose secondaire.
Dr Williams (8) . . .
12 mois après l'opération ; mélanose secondaire.
M. Montgomcry . . .
5 mois après l'opération; mélanose secondaire.
Dr A. Robertson . . .
2 ans après l'opération; maladie du cœur?
D"" A. Robertson . . .
3 ans après l'opération; mélanose du sacrum et du pclvis
Dr A. Roberlson . . .
10 mois après l'opération ; mélanose secondaire.
Dr A. Robertson. . .
lo
2 ans a|)rès l'opération ; maladie de foie.
Total (lu nombre des mois,
Durée moyenne de la vie après l'opération, 131 mois.
[(1) Annales d'Oculislique, t.XXlX, p. 26i.]
[(2) Lawrence. On Diseases of the Eye, and Clin. Lectures, Med. Gaz. Oct. 3, 18Ao.]
[i3) Fawdincton. Case of'Melanosis.]
[(4.) A. BuRNs. Anatomy of Hcad.]
[(5) IloLsciiEM. Hanover OpliUial. Observ.]
[(6) Carswell andCuLLEN. VA. Med. and Snrgical Transactions.]
((7) Langsïaff. Med. and Chirur. Trans. vol. 111.]
[(8) Dr D. Williams. Provin. Med. and Surgic. Transactions, vol. 1]
EXTIllPATlON DU fil-OIJF. DK 1. OHM.
voir que la durée moyenne de la vie, après lablalion heureuse de .', tumeur primitive, a été d'environ treize mois. On pourra comparer rtle statistique à celle des vin(çt-lrois cas de cancer de l'œil donnée par M Lcbert, où il s'agit évidenunent de cancers véritables compli(iués de la présence de la mélanose.
„ Les tumeurs mélani(|ues simples, dit !Vr. Leberl (1), ont été sou- MMit confondues avec le cancer, et cette ei-reur a trouvé un certain appui dans le lait que la mélanose non cancéreuse peut devenir consti iiilionnelle et se montrer dans un i^rand nombre d'ori^anes à la Ibis. Mais, d'un autre côté, les tumeurs mélaniques dillèrentpar leur sti'uciiire du cancer mélané. Dans ce dernier, les cellules cancéreuses sont , les mieux caractérisées, tandis qu'elles manquent totalement dans les uneurs mélaniques, où l'on ne trouve d'autres éléments microscoiqucs que des granules et des grains pigmenlaires, lesquels n'ont rien le caractéristique et n'oft'rent pas la ressemblance la plus éloignée avec les éléments du carcinome. Le tissu mélané dur a quelque chose de plus sec, de plus franchement noirâtre que le tissu du cancer mélané, (|ui, au contraire, est mou, pulpeux, boueux, grisâtre, et, à part la (oloralion différente, on y reconnaît les caractères les plus tranchés du >uc cancéreux. Ainsi, pour nous, la mélanose, de même que le tissu colloïde, n'est pas cancéreuse par elle-même ; mais on les rencontre souvent accidentellement dans des tumeurs vraiment cancéreuses. »
Nous sommes disposés à penser que les divergences d'opinions qui séparent les praticiens à l'égard de l'opportunité d'opérer les tumeurs mélaniques et des résultats qui en suivent l'ablation, se résument dans une question de diagnostic. Pour nous, nous ne craindrons pas de conseiller l'opération, toutes les fois qu'il n'y aura pas de signe de diathèse cancéreuse et que le mal pourra être enlevé en totalité, et nous sommes convaincus que, si la maladie est constituée par de la mélanose pure, il y aura de grandes chances que la récidive ne s'en produise pas. T. W.]