‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 2)Chapitre 50 sur 143 · GENRES ET ESPÈCES DE LA CATAHACTK · texte numérisé non relu

GENRES ET ESPÈCES DE LA CATAHACTK

cette propriété. Il est rare d'observer la calaraclc dure chez des personnes ayant moins de (iiiaranle-ciiiq ans. Chez les personnes àiiées, la cataracte lenlicuhiire est d'autant phis dure (|ue la coloration en est plus foncée et le volume plus petit. Un cristallin dur n'est jamais blanc; le centre en est plus foncé que la cii'conférence ; la lace antérieure en est aplatie, et le volume n'en est jamais assez considérable pour empêcher les mouvements de la pupille; toujours on y voii l'ombre portée de l'ii'is.

2. Coriace. — Celte propriété se rencontre dans la capsule, ou dans la substance qui a pu s'épancher dans la chambre postérieure; les cataractes cystique, siliqueuse et Irabéculaire sont ainsi. Elles sont toujours plus ou moins blanches.

5. Molle— Ln mollesse est une propriété qui appartient au crislallin. Chez les sujets de 25 ans environ, on trouve la cataracte lenticulaire molle, quoique douée de cohésion, de sorte que, bien que l'aiguille la traverse facilement dans tous les sens, ces fragments ne s'en séparent pas aisément, au moins à une première opération. Après que l'humeur aqueuse a été mise en contact avec une cataracte de cette espèce, celle-ci devient plus friable." Une cataracte molle est couleur de perle, d'un gris cendré clair, ou blanche. Elle est assez souvent étoilée, parce que le cristallin se divise en portions triangulaires. Lorsqu'on pratique l'extraction, cette espèce de cataracte est sujette à tomber en morceaux.

4.. Liquide. — La capsule est généralement opaque lorsqu'elle renferme un cristallin liquide ou en voie de dissolution. Tantôt c'est l'opacité et la liquéfaction de la lentille qui précèdent l'opacité delà capsule, tandis que d'autres fois c'est l'altération de la capsule qui amène la désorganisation du cristallin. Cette dernière circonstance est probablement la règle dans les cas de cataracte capsulo-lenticulaire ordinaire, tandis que, dans les cas congéniaux, c'est certainement l'opacité du cristallin qui précède celle de sa capsule. La cataracte liquide est toujours blanche.

b. Mixte. — La cataracte de Morgagni est un exemple de cataracte mixte; la capsule est coriace, le noyau du cristallin mou ou dui' suivant l'âge du malade et la portion désorganisée du cristallin liquide. La cataracte bursale et la capsulo-lenticulaire sont géuéralemenl des cataractes mixtes.

Ces distinctions, fondées sur la dilîérence de consistance des calaraclcs, ont de l'importance sous le rapport du choix de l'opération (1).

(I) Il y a (lus aiilciir* qui alladicnt bcaiiroiip pins (riinporlanco que je ne l'ai fait à Télal <le durelé ou de mollesse du orislallin dans la ealaracle. Voyez HÀsneu , Kiilwurf einer anatomischcn Begrumliiiii,' der Aiigeuki'anklieilcn, p. IflO: Praijue, 1817 el [Gihcfi:. lîemarques sur le diapiioslic de la consislauee des eataracles el sur le choix des diverses na'lliodes opératoires. (Arcliiv fur Ophilialmologie, l. I, '2<= p.. p. 2I9-28G, el Annales d'Oculislique, t.XXXVl,p. 113.)]

590 CATARACTE

[Classificalion des diffùrmles espèces de la cataracte leniiculaùe

DUlilvS. Dchiil. l/opiicilc sciiiblc t'oinnicncci' piii' le (•ciili'i' ilu iioyîiii.d'mi dli! s'rii'nil vers la (•ii'conlVrciice. Celle laelio ronci'c cl Icnic csl Iravci-.-éi! vor.s son ])()iii'li)iii' pai' (|iic'l(|U('s niyinis liiliiiiiciix. lîlle l'.'-l K''!'^*'- jiiiiiic-vci'diUrf. Iiniiic 011 noire, i'oiijoui'^ plus opiupic an c'iinli'o (|trà lu circonl'éicncc. — Volumcdu crislallin dimlnno.— Ciiiiinbre posléricnre conservée. — Ombre porlce Irés grande. — Irin libre, son cercle uvécn poil visible.

Car. phyxiol. — Les malades conservenl, lonjonrs un certain degré de vision, surtout ù un demi-jour où la ])ii|iille se dilate.

Marche lente. Pronostic réservé.

.MOLLES. Débute par la substance corticale |)our de là gaiiner le eeiiire, sous la l'orme d une ou de plusieurs stries opaques il la surlaeedii crislallin, soit dans les couelies corticales «n/ericurcs on postérieures. Avec le temps, les couches, divi.-écs en lambeaux Irianiiiilaires, se confonderil cl prennent peu il ])eu une teinte semblable.

La coiileui- i;énérale est (Tun blanc bleuâtre, laiteux, quel(|ucfois un peu grisâtre. Quand le raniullissement n'est pas encore complet, la calai'acte ])arait nacrée et brillante. Volume très grand, capsule poussée en avant et convexe, cbambre postérieure détruite.— Pas d ombre porlce. — Cercle uvecn très apparent et large. — Iris bombé en avant, peu mobile.

Car. pliysiol. Au début, la vision est parfois parfaitement eonsei-vée. Quelquefois moucbes volantes. Quaiul la cataracte est complète, les malades sont entièrement aveugles aussi bien à une lumière modérée qu'au grand jour .

Marche plus i apide que celle de la cataracte ilurc,(iuelquefois subite.

1" Vi:in i;. Cette eoloralion ne semble être qu, le plus liant degré de la couleur noi'niale Jaune orange du eristallin eliez les individus âgés i|( plus de (piarante ans. Klle se distingue du glau. corne (|ui atla(pie |)lus ou moios toutes les membranes de Tœil, en ee (]u"elle est bornée ù lu seuli opacité verdiitre de la lentille (1).

2" Noiiii;. Parait due à la présence de la ina-' tière coloraiit(^ <lu sang (|ui a |)énélré dans je sys- 1 léme erislallinien. Se distingue de l'amaurosc par la présence oi'dinaire de stries blaneliàti-es au poui-tour de la lenlille, lu mobilité de Tiris et la Conservation relative de la vision à un demi jour (2).

3° Pii;n»i:iJSi;s oi; plathi-uses. La lentille csl pétrifiée; les diverses nu'mbranes de Tœil y sont prescpu! toujours atteintes. Se renconire parlicu-t lièrenieiil cliez les personnes âgées. Le globe csl* ' ordinairement atrophié.

1" StiuiSes, K'roii.i:i-s, fenétréks, nAnni;i;s, dé-

IIISCliNTtS, A TliOlS DIUMCIIIÎS, CtC. LcS Slfics, tOU-

jours régulières au début, se brisent de boniiCH heure et prennent, à la face antérieure ou posté-"rieure du cristallin, des formes diverses. Desi lignes opaques convergeant vers le centre du cristallin, partagent ce corps en morceaux triangulaires qui Unissent par se dissoudre.

2" DissÉMiîviîËS ODPOiN rM.i,ÉES. On ne voit aucunes sirie à la surface du crislallin dans l'épaisseur duquel des points blancs très petits apparaissent! sans ordre et sur tous les plans du noyau et descouelies corticales. Marche très lente.

3" Conr.KMALES. Opacité d'un blanc - bleuâtre semblable à de l'amidon préparé, sans stries opaques m tranches triangulaires. Rien de jaune ni de « blanc mat. Tout le ei'istalliu a la même teinte et la même densité, aussi bien au centre qu'à la surface, ■ et n'est pas filus volumineux qu'à l étal sain. — Iris i normal. — On apertoitro»i6re;;oj'icc. — fret bien i dessinée sur l'opacité bleuâtre. |

/t" Tracmatiques. Opacité d'un blanc-bicuàtreà peu pi'ès uniforme: la couleur bleue augmente à mesure qu'approche le moment où la cataracle M devient complète On ne voit ni strie, ni ligne opaque allant de la eirconfér<'nce au centre. — L'ombre portée existe. — Iris mobile.

îj" CiLAucoMATEiiSE Calaractc molle très volu- -i mineuse et (run blanc mat, consécutive au slauconie. Altérations notables dans presque toutes les membranes oculaii-es. — Pi(;;iWe immobile, irrcgulière. — Iris décoloré retiré vers le corps ciliairc cl d'un gris-ardoise. — Vision nulle.

[(1) Consultez sur la cataracte verte .- Siciiel. De l'oplithalmic, de la cataracte elde Taniaurosc, p. 502. Carhon du V11.1.AHDS, Guide pratique, t. Il, p. 274. Cunier, Ann. d'Ocul., t. IV, p. 2i9.]

[(2) Consultez : Magne, iNote sur la cat. noire, Ann. d"Ocul., t. IX, p. 2U. Beauclair, /</., I. .\XIII, p. 150, 172. IlERViEz, Id.. t. XXX, p. 2(i0 Graefe, Id., t. XXXII, p- 2(i8. Bi.ot, Id-, t. XXXIV, p. 188.— Maitrejan, p. 209; MoiiGAKrii,dc .scd. clc , leltreGo, Jamn, Mcm. et Obs., p 2a!t et 2GI. M. A. Petit, Obs. cliniq., p. 2G. CiiASSAioiVAc, Bull, de la Soc. Anat., p. 20S. Trinciiixetti, (iaz. niéd., \SU, etc. — Weîvzel, Manuel de roeulislc, t. I, p. 109. Beer, Lehre, etc., vol. Il, p. 50i). 'Warnatz, Ammon's Zeitsclirift, t. Il, th. 2. PETREguiPt, Revue médicale, fév. l8iJ0. Vidai, de Cassis, Méd. opérai, t. III.]

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