AGRANDISSEMKNT DE LA PUPILLE 1>AU DÉPLACEMENT
heau Cetlc seconde parlio de ropéralion peut, se piiiU.iuer avec un Lie-ui des ciseaux ou leniporle-pièce. Ce dernier doil être prelere. Pour s'en servir, on engage sous la eoriu'e la lame plate de rinslrunienl L l'on lienl dans la main comme des ciseaux avec le pouce el l'index eil'oii rapproche les branches. (K. (ig. 128.)
L'incision de 5 inilliinèlres terminée, une petite porlion de la cornée enlevée avec l'emporle-pièce, il se produit, une heriiii' de l'iris dans l'ouverture béante de la cornée; si celle hernie n'a pas lieu, on la détermine en enduisant la paupière supérieure avec l'exlrail de belladone. Une fois la hernie ellectuée, elle se mainlieiit par les moyens qui Tonl produite. Quelques cautérisations faites adroilement vers le troisième ou quatrième jour, avec le nitrate d'argent, et répétées de temps à autre, suflisenl pour amener une intlammation légère qui établit les adhérences né-
[rig. 128.]
Empruntée à Desmarre.s.
CeSSaireS pour maintenir la pu- <. Branche inférieuieque rameur nomme (,)««cAe?)(,i(c. vvo. ui. j I 2 Exln niilé de la branclu' inlerieure engiigee sous le lam-
uille dans une distension for- 1^'=='" '^'^ " «»■■"'-■« '"^ seiéiouque
r 3. Branche s
cee. »
supérieure ou l'enéirée. l. Porlion senii-ovalaire (le la cornée, qui sera enlevée par le rapproehemenl des branches. 5. Incision delà cornée.
M. Desmarres (1) reproche à cet emporte-pièce de ne pas pouvoir être dirigé toujours d'une manière convenable, parce que la branche plate s'engage trop ou trop peu, et que la branclie fenélrée gène pour mesurer la perte de substance qu'on se propose de faire. C'est pour remédier à ces inconvénients, fort légers d'ailleurs, qu'il a fait confectionner par M. Luër l'instrument représenté iîg. 129, et au moyen duquel il pratique ainsi l'opération :
« L'aiderelève la paupière supérieure et fixe la tète du malade contre sa poitrine; le chirurgien, armé du couteau lancéolaire empoiie-pièce, dont la branche supérieure est préalablement (ixée sur la crémaillère, en fait pénétrer la lame dans la cornée el la pousse dans la chambre antérieure jusqu'aux arêtes indiquées.
« Lorsque rinslrumenl est arrivé là, l'opérateur en abaisse le manche vers le nez du malade, s'il pratique la pupille du côté interne, afin de rapprocher la pointe de la face concave de la cornée et d'éviter ainsi
[(I) Op. cil., l. II, p. !i9l.]
PUPILLE ARTIFICIELLE
la blessure de Tiris; puis, appuyant sur le boulon, il fait sur la ci conférence de la cornée une perte de substance semi-ovalaire, q
[Fig. 129.] Emprunléc à Desniarres.
5. Lame de rinstrunicnt sur laquelle il y a deux arêtes, pour Pempèclier de pénétrer à une trop grande profondeur. 5. Extrémité de la branche supérieure destinée ■!> s'engager dans une fenêtre de la lame 3 destinée à être introduite dans la eliambre antérieure. 2. Brandie supérieure à l'exlrémitc droite de laquelle il y a une petite ouverture carrée, dans laquelle doit s'accrocher la crémailliére placée ù la branche inférieure, i. Bouton sur lequel le chirurgien doit appuyer pour dégager de la crémailliére la branche supérieure, qui s'éloigne par le jeu du ressort i placé entre les deux branches.
pourrait à peine recevoir un grain de millet et dans laquelle vient tout t à coup s'engager l'iris. La pupille naturelle est alors agrandie, et i tantôt la marge s'en rapproche simplement de la plaie cornéennc, ce ■ qui est le but ordinaire de l'opération, tantôt elle y disparaît en tola- 1 lité. S'il arrive que la pupille paraisse encore trop étroite et que l'iris ■ ne s'engage pas assez, on peut au besoin l'attirer au dehors avec le crochet à décollement ou avec une paire de pinces , ou bien encore , par la cautérisation de la partie herniée avec un crayon de nitrate '| d'argent. Avant de commencer l'opération, on a eu soin de dilater la i! pupille par la belladone, dont il est bon de continuer l'instillation peu- • dant quelques jours. »
L'enclavement, exécuté avec l'instrument de M. Guépin ou avec celui de M. Desmarres, laisse une tache assez large dans l'endroit de ■ la cornée où la perte de substance a été faite ; il ne doit donc être -I appliqué que dans les cas où la cornée présente une transparence fort i étendue. Encore, dans ces cas, dit M. Desmarres qui ne se lait pas illusion sur le mérite de l'opération pour laquelle il s'est donné la peine de • perfectionner l'appareil instrumental, faut-il y préférer l'excision. Aussi y a-t-il depuis longtemps renoncé , pour s'en tenir à cette der- • rière, car « méthode, instruments, résultats, ajoute-t-il, tout cela ne • vaut rien (1). »
Malgré ce jugement sévère porté sur la méthode de renclavement, .1
[(I) Op. cil ,t. II,p.58(i.]