‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 2)Chapitre 72 sur 143 · PUPILLE AUTIFICIELLE PAR EXCISION · texte numérisé non relu

PUPILLE AUTIFICIELLE PAR EXCISION

Sijn. — Coixclomia ; dex6p-/i, pupille, éx hors de, l'I xi\i.'Hù, je coupe.

L'excision peut être latérale ou centrale. Ce dernier procédé, inventé par Wenzel, est inainlenanl rarement usité; le premier, mis en usage pour la première l'ois par Beer et ensuite par Gibson, est au contraire l'un des plus fréquemment employés.

§ I. — Excision latérale.

Frcquonmient ou ne se contente pas de laisser au dehors la portion d'iris que Ton y a attirée pour obtenir l'agrandissement de la pupille naturelle, et de lui permettre de contracter des adhérences avec la plaie de la cornée, ainsi que nous l'avons décrit dans la section précédente, mais on la retranche d'un coup de ciseaux, terminant ainsi l'opéralion par une excision latérale. L'opération de Beer et de Gibson diffère surtout de celle par prolapsus de l'iris avec ablation de la portion d'iris herniée, en ce que ces auteurs ne se sont pas proposé d'obtenir une simple fente étroite (ils auraient eu la crainte de la voir se fermer), mais bien une pupille presque circulaire, d'une étendue considérable, cl cela non à travers une simple ponction qui aurait rendu difficiles les autres manœuvres opératoires, mais à l'aide d'une incision assez étendue de la cornée, calculée de manière à faciliter l'achèvement de l'opération. Qu'on obtienne souvent par ce procédé une pupille trop elendue, c'est ce que l'on ne saurait nier ; mais la facilité d'exécution qu'il présente le rendra toujours recommandable, surtout pour ceux qui n'ont pas une grande habitude d'opérer sur les yeux.

Les instruments qu'il réclame sont : un couteau, un crochet ou de petites pinces, et des ciseaux. Le couteau à cataracte est celui que l'on emploie d'habitude; mais je me suis souvent servi d'un large scalpel à iris pour ouvrir environ le quart de la circonférence de la cornée, tout contre son bord. Si l'on a recours au couteau à cataracte, on ouvre la '•ornée comme lorsqu'on veut pratiquer l'extraction. On se sert du crochet ou des pinces pour attirer au dehors une portion de l'iris, lorsque la hernie de cette membrane ne s'effectue pas spontanément; lorsque cette sortie a eu lieu, on saisit avec les pinces la portion saillante, et on la retranche d'un coup de ciseaux. La longueur de la

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('oiii'l)ure (lu ci'oc'liol de Tyrrell fait (|iril saisit une portion trop considérable de l'iris et qu'il ne convient pas pour Icxcision. Le crochet à cataracte ((ig. 94, p. 440) ou un crochet mousse d'égale courbure ((ig. 155, p. 584) y est préférable.

L'o|)éralion comprend trois temps :

Premier temps. — L'incision de la cornée demande rarement à être (' portée au delà du rpuirt de la circont'ércnce de cette n)embrane. Lorsque l'étal des parties le permet, l'opérateur doit donner la prélerence au bord nasal et inCérieur de la cornée pour y placer la pupille; mais' comme le bord temporal est plus accessible, c'est celui qui a été choisi le plus souvent. Après avoir introduit la pointe du couteau à iris aussi -i avant dans la chambre antérieure que le pei-met l'élat des parties, l'opérateur, en retirant l'instrument, agrandit l'incision au degré eon- o veuable. Si l'on exécute cette manœuvre de façon à permettre à l'hu- d meur aqueuse de s'échapper de l'œil d'un seul coup, le retrait du cou- o teausera généralement suivi de l'apparition au dehors d'une portion »i de l'iris, faisant saillie à travers la plaie sous l'aspect d'un petit sac. 6 L'incision doit être aussi rapprochée (|ue possible de la circonférence -i de la cornée ; autrement, ilserait diflicile d'obtenir le prolapsus de Tiris. à

Deuxième temps. — Si l'iris ne vient pas spontanément saillir au dehors, l'opérateur, à l'aide de la pointe de la curette, écarte un peu les lèvres de la plaie, eu même temps qu'il comprime légèrement avec le doigt le côté opposé du globe de l'œil : alors l'iris vient fréquemment apparaître entre les bords de la plaie, où on le saisit avec les pinces. La portion saisie est amenée au dehors avec précaution : on doit avoir le soin d'y comprendre une partie du bord de la pupille naturelle.

Si la pression ne suffit pas pour faire saillir l'iris, ou si le bord de la pupille normale adhère dans une étendue considérable à la cornée, de façon à ce que l'iris ne puisse être entraîné au dehors, il faut introduire le crochet ou les pinces, accrocher l'iris et en atlu-er lentement au dehors une portion suffisante pour la formation d'une, pupille artificielle de dimension moyenne. Il faut bien prendre garde, pendant cette manœuvre, de loucher la capsule du cristallm, qui, dans les cas où l'on a recours à l'excision latérale, est généralement transparente. On doit aussi calculer exaclemcnt quelle est la portion d iris a retrancher, car si elle est trop petite, le peu détendue delà pupille rend l'opération presque inutile, et si elle est trop grande, le résultat de 1 operation peut encore être compromis par le trouble de la vision, qui est la conséquence d'une pupille trop étendue. Cette dernière laule est celle, dans laquelle l'opérateur tombe peut-être le plus souvent. Le reIran- . chement, à l'aide des ciseaux, d'un morceau flasque de l'ins, dont lee volume ne parait pas dépasser celui d'une tête d'épingle ordinaire, ■ donne quelquefois lieu à une ouverlure beaucoup plus étendue que celle de la pupille naturelle moyennement dilatée. Trop retranclici

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