GLAUCOME ET GFAL DE CHAT
SECTION r
GLAUCOME
- rXaôxcoaa et Y>.aûx«ffi=;. de yUu^b^, bleu, vert ou grù, à cause de Paspecl bleuâlre, v'.-rd.\li-eou ijrisàlre de la pupille. Der GrûneSlaar, AU. Diploehromal.sme du cr.slall.n.
K,g. Beer, Ban,. II. laf. IV, flg. 2, laf. 111, fig. S, Ban.l I, taf. 111 ' • ^^^^ '^^"^^'"7"'
laf. X, flg. 15, 18, 19, 21, laf. XV, flg. I. Dalrymple, pl. XXIU. bichel, pl. XXV, lig. o, 1.
Caractère dislinclif. — Le caractère distinctif du glaucome est la couleur verte ou verdàtre de la pupille.
Définition. — Il n'est pas facile de donner une définitiou du glaucome par cette raison que, bien que l'aspect verdàtre particulier qui se montre derrière la pupille,et auquel la maladie a emprunte son nom, soit un caractère invariable de la maladie dans sa première période, les symptômes qui suivent comprennent un grand nombre de phénomènes divers, ou peut-être, pour parler plus correctement, ces phénomènes concomitants constituent autant de maladies différentes, avec lesquelles le glaucome .proprement dit se trouve combiné. Malheureusement, ces affections concomitantes sont souvent d'une nature obscure; d'où l'a dilUcullé de présenter sur ce sujet des opinions nettes et plausibles.
GLAUCOME
Histoire noaolodique. Il est cviiloiil (iirili|)|)ocrale coiiiprciiail, sous le nom du glauconw loiiles les opacilés qui se nionlrenl tlerrlùro la pupille. Ainsi, lorsqu'il éiiuiiière les nial'Klies aux(iut'lles nioiuiiie est exi)osé aux diverses périodes de son exislenee, il nieiiliomie parmi celles qui sont propres à l'âge avancé, Ù^Oal^^ôi^ xal pwov ôyporoTec, àaeiuiO'Kki, YXaux(ba££c, xal papu/ixofat (1), employant évidemment le mol yXau/oWer nour désigner plulôt une classe de maladies (lu'une seule all'eetion des parties transparentes de l'œil L'aspect dû ù un épancliemenl de lymphe dans la pupille, cl que nous annelons actuellement fausse cainraclc, diflere beaucoup sans aucun doute de celui 'nu'oirre l'opacité de la capsule ou du cristallin ; et celles-ci, à leur tour, se distinguent en général aisément des opacilés qui semblent situées encore i)lus prorondément dans I ceil. Nous qui possédons ravanlagc de comiailre par la dissection les diiï'érences qui existent entre ces trois sortes d'alleclions des milieux transparents de l'œil, nous ne devons pas nous étonner qu'elles n'aient point été soigneusement distinguées par le père de la médecine qui, bien qu'il n'eût pas manqué d'observer que les x6pai yXauxou|j.£vat olïraienl des colorations et des formes diverses suivant les cas, et que celte classe de maladies de l'œil devait sa naissance à une grande variété de causes, dont quelques-unes étaient plus destructives de la vision que d'autres (2), n'avait cependant. jamais eu l'occasion de s'assurer, après la mort, de la nature des cliangements qui produisaient les yXauxu)ff££ç : il n'avait pas non plus l'avanlage de savoir que quelques-unes de ces alTeclions peuvent être guéries par une opération, et la vision en même temps rétablie.
On ne sait ni par qui, ni à quelle époque, le mot ÛTO^uixa ou ÛTO^uaic fut d'abord employé pour désigner une espèce particulière d'opacité située derrière la pupille. Qu'il eiîl en ' grande partie prévalu sur l'appellation générique employée par Hippocrate, c'est ce que démontre la manière dont Celse présente ce sujet, et l'omission complète qu'il fait des mots yXaùxiotJ.a ou y)vaûxwtjtc- « Suffusio quoque, dil-il, quam Grœci ùr.àyjjw/ nominant, interdum ocnli potenliai qua cernit, se opponit (3). » Le mot suffusio n'est ici qu'une traduction de utlox^hç, et exprime l'opinion conjecturale et mal fondée que les Grecs s'étaient l'aile de la nature de la cataracte. Us ignoraient que celle maladie ne consiste, en général, que dans un changement survenu dans la couleur et la transparence d'une partie naturelle de l'œil, la lentille cristalline. Loin de là, on leur avait appris (Héropliile probablement) que le cristallin était l'organe immédiat de la vision (4); et ils se trouvaient naturellement amenés à conclure que la cause qui s'opposail à la vision, jusqu'à ce qu'elle eût été enlevée par une opération, étail une substance nouvelle épanchée enlre l'iris et le cristallin.
Bien que les diverses espèces d'opacités qui se rencontrent derrière la pupille n'eussenl pas attiré l'attenlion de Celse, ou qu'il eût jugé qu'il était inutile de les signaler, ou bien enfin que les auteurs Grecs qu'il copiait n'y eussent point insisté d'une manière particulière, les Grecs savaient déjà alors que les opacilés situées derrière la cornée pouvaient différer, et que quelques-unes seulement étaient curables par l'opération (5). Celles qui étaient le plus souvent incurables se distinguaient sous le nom de y)kauxw|xaTa, tandis qu'ils distinguaient sous le nom de û-irôxuiiaTa celles qui permettaient un pronostic plus favorable. Us étaient aussi arrivés à celle conclusion, que la première espèce d'opacités dépendait d'un changement danslacouleurellaconsislancedu cristallin, opinion à laquelle les modernes ont renoncé à tort ; mais que la seconde devait être attribuée à une accumulalion morbide entre l'iris elle cristallin, opinion que les modernes onl juslemenl redressée. Nous pourrions apporter de nombreuses preuves que c'était là l'opinion de Galion (6),
(I) Apliorismonim, sec. III, 31.
Ci) « Al ôï xôpai yXauxou|j.£vai àpyuposiSlEi; yivô[iEvai, Tj xuâveai, O'jSàv j^pyjirxôv. ToÛtwv îè ô>,tyai àjxetvou!;, oxonat vj o[JiixpÔT£pai (paEvovxat, yi' èupùxîpat, ywvîai; £-/ou(Tat| è'fc' Éx TOOcpauîwv TO'.aÙTai ytvoîaTO, kix aÙTÔ[j.a'cat. » PriEilIclioiium, Lib. ii. "28.
lô) De rc mediià ; lili. VI, cap. III, sec. II.
(i) « Siib his pçiillii liiiinoris csl, ovi aibo similis, il qiià videndi fuciiltas proliciseilnr : xpuaTaXXosiS/jÇ ii (irœcis noiniiialur. w — Ib., lib. VII, pars 11, cap 1, sec. II.
(îi) Pi.mn menlioiine et les glaucomates cl les sn/fixioncK; mais il n'élablil aucune disliiiclion exacte cnlrc elles — Ilisloria miUiralis, lib. XXVIII, § 29; XXIX, §ôS; XXXI, S ÎH.
(G) Kal yàp xal xaC-c' e'i'pyiTai itpdaOEV, xal à\j-zù tô xpUffTaXXostSàç ûypùv, xô Trpwxov £!Txlv opyavov xrjc; O'^Ewi;. T£x|j.y)p'.oî aè èvapyto? xà xaXo6|j.£va, Ttpôi; xo")v laxpiôv ÙTtoj(û|xaxa, ixica |xév laxâiJLeva xoù xpuaxa>vAO£i5oij; ûypoù xal xoù xîpaxOEiSoûi; yixwvo;.